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MotoGP GP de Catalogne

Quartararo dans le top 10 : "On voit la lumière au bout du tunnel"

Fabio Quartararo a décroché son deuxième top 10 de l'année en course principale au GP de Catalogne, en profitant des évolutions aérodynamiques sur la Yamaha. Le Niçois sent que le constructeur est sur la bonne voie et espère confirmer rapidement cette dynamique.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Alors que Honda reste englué dans les profondeurs du classement, Yamaha commence lentement mais sûrement à relever la tête. Dans la foulée d'un GP de France encourageant, au cours duquel il avait trouvé de bons réglages et occupé la sixième position en course avant de tomber, Fabio Quartararo a pris la neuvième place à Barcelone.

Parti 17e, il est vite remonté au 13e rang et a gagné des positions supplémentaires en toute fin d'épreuve. Le Français s'est offert son deuxième meilleur résultat de la saison après la septième place de Portimão, mais il avait bénéficié au Portugal de plusieurs chutes dans les derniers tours, alors que cette fois, ils ne sont que deux à être tombés devant lui.

"il n'y a pas eu beaucoup de chutes devant moi", a souligné Quartararo, encouragé d'un écart réduit avec les pilotes qui l'ont devancé : "Pour moi, c'était une très bonne course vu votre niveau, on a fini à moins d'une seconde du top 5, donc c'est positif. Les sensations étaient meilleures que prévu. On sait ce qu'il nous manque mais on travaille dessus et je pense sincèrement que c'était une bonne course, que l'on confirme un peu les progrès du Mans, où le rythme était bon. Il était également bon ici donc j'espère que nous allons pouvoir faire de vrais pas en avant."

"C'est sur qu'en regardant le gap avec le vainqueur [de 20"477], c'est dur, ça fait mal, mais on travaille dur pour trouver une solution, et je pense qu'on est sur le bon chemin", a ajouté Quartararo sur Canal+.

Miguel Oliveira, Trackhouse Racing Team

Fabio Quartararo a doublé Miguel Oliveira dans le dernier tour

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Le Champion du monde 2021 a fait parler son expérience en doublant Marco Bezzecchi et Miguel Oliveira à l'entame du tout dernier tour, ce qui l'a fait passer de la 12e à la dixième place, et ce alors que Bezzecchi l'avait dépassé trois boucles plus tôt. Il a ensuite profité de la pénalité d'Enea Bastianini, qui avait volontairement ignoré la série de sanctions qu'il avait reçues.

"C'était sympa parce que dans le dernier tour, j'ai vu que Bezzecchi et Oliveira se bagarraient", a expliqué Quartararo. "Au premier virage, je savais que c'était difficile de ralentir la moto, et [j'ai vu] à quel point ils étaient proches. Je me suis dit 'OK, les deux vont sortir large', j'ai freiné super, super tôt pour garder de la vitesse et je les ai doublés. J'ai pu garder la position jusqu'à la fin donc je pense qu'on a été plus malins, j'ai bien piloté."

Yamaha n'a jamais travaillé comme ça par le passé, ils n'ont jamais eu autant d'idées.

Ce résultat a été conquis avec le deuxième des trois carénages auxquels Yamaha aura droit cette année, une nouvelle version ayant été introduite à Barcelone, après avoir été testée à Jerez puis au Mugello ces dernières semaines. Le constructeur japonais met enfin les bouchées doubles dans le développement et Quartararo le ressent, avec des évolutions qui apportent des progrès concrets.

"Pour moi [les nouveaux éléments aérodynamiques] aident à tourner, à entrer un peu plus vite dans les virages. C'est difficile de dire si ce sont de gros progrès parce qu'avec l'aéro, on ne dit pas 'Wahou, c'est beaucoup mieux', il faut s'y habituer. Par le passé, j'ai testé l'aérodynamique 2023 et la 2024, je disais que c'était mitigé, et au Mugello on a testé la 2022, c'était un désastre. Avec l'aéro, il faut s'habituer et je pense qu'à l'avenir, ça apportera un bon pas en avant, on espère en faire un de plus. J'espère que ce sera possible."

"Je pense que c'est le bénéfice d'avoir les concessions", a ajouté Quartararo. "Après le Mugello, on ira à Valence pour deux jours de tests. C'est vraiment chargé mais ça en vaut vraiment la peine parce que je pense que Yamaha n'a jamais travaillé comme ça par le passé, ils n'ont jamais eu autant d'idées, et on n'apporte pas des choses juste pour apporter des choses. On dit vraiment à l'équipe que je ne veux pas tester un nouveau châssis ou un nouveau bras oscillant, on en a déjà testé des centaines. On sait quel est le problème donc maintenant ils se concentrent vraiment sur ça et ils travaillent plus intelligemment."

Quartararo voit Yamaha faire ces premiers progrès "depuis longtemps" et pense que la marque peut rester sur cette lancée : "Évidemment, quand on fait de petits progrès, on en veut de plus gros le plus vite possible. Mais sincèrement, cela faisait un an et demi que l'on ne faisait aucun progrès et sentir que l'on voit la lumière au bout du tunnel, c'est génial, donc j'espère que nous pourrons faire de bons progrès assez vite."

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