Quel bilan tirer un an après le clash Rossi-Márquez ?

Le temps faisant son oeuvre, les attitudes des deux pilotes du MotoGP peuvent être analysées sur cette année 2016. Rossi n'a pas digéré cet épisode, au contraire de son rival.

L'absence de dialogue entre Marc Márquez et Valentino Rossi lors de la conférence de presse de présentation du Grand Prix de Malaisie a été le parfait symbole de cette humeur tendue. L'un, sacré Champion du monde au Japon il y a deux semaines, n'a eu aucun problème à revenir sur l'épisode de l'an passé. L'autre s'est cantonné à balayer le sujet tout en insistant qu'il avait déjà tout raconté et qu'il n'avait rien à ajouter.

Il est évident que le cataclysme qui a occulté le titre de Jorge Lorenzo a eu d'importantes répercussions pour les deux protagonistes. Le fossé les séparant est très distinct. Chaque fois qu'un micro est tendu devant lui, Rossi est rappelé par ses vieux démons et ne peut s'empêcher de parler en des termes comme ''vol'' et autres synonymes, afin de de marquer clairement son appartenance à un titre qui lui a été arraché de mains.

La page n'est donc pas tournée pour l'Italien. Elle sera d'autant plus compliquée à tourner si son entourage proche, les premiers à voir une conspiration fomentée par Márquez à Philip Island une semaine auparavant, insistent chaque jour à expliquer que cet événement ne pourra jamais s'oublier.

Au contraire, Márquez a adopté une attitude plus naturelle, et s'exprime de façon moins tendue lorsqu'on le questionne sur le clash de Sepang.

Rossi n'avait pas prévu une telle attaque à Sepang

Un an s'est écoulé depuis, et les choses ont probablement pris une autre tournure avec le temps. C'est ce que l'on serait tenté de penser après avoir écouté Lin Jarvis, le directeur général de Yamaha. Ce dernier a reconnu ce que la majorité pense depuis douze mois : Rossi prévoyait une réaction différente de Márquez, lorsque celui-ci fut accusé de manipulateur. Il ne s'attendait pas à ce qu'il attaque de cette manière.

Le patron de la marque nippone a reconnu que l'Italien aurait dû se taire ; ce qu'il a engendré n'a été que la réaction animale d'un pilote de course comme l'Espagnol, d'autant plus que celui-ci n'avait plus rien à perdre au Championnat à cette époque. C'est ce que dit un homme qui a conscience de l'importance du numéro 46 dans sa structure, qui avait parié sur lui et qui a finalement ouvert la porte à Lorenzo.

Rossi a ensuite cru que la pression exercée sur le pilote Honda dans cette salle de presse de Sepang allait le décourager et le mettre à l'écart de la lutte entre l'Italien et Lorenzo en vue de la couronne.

De toute cette affaire, Márquez reconnaît qu'il a appris à voir des choses qui lui échappaient jusqu'alors, et qu'il est devenu plus fort mentalement. Le nonuple Champion quant à lui, nie catégoriquement car il considère que c'était un piège. Il a néanmoins appris une chose : que Márquez est fait du même tonneau que lui.

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries MotoGP
Événement GP de Malaisie
Sous-évènement Vendredi - Essais Libres
Circuit Sepang International Circuit
Pilotes Valentino Rossi , Marc Márquez
Type d'article Actualités