Márquez sceptique sur la radio : "C'est bon pour le show, pas pour nous"
Marc Márquez doute fortement de l'intérêt de communications radio en MotoGP. Son coéquipier Pecco Bagnaia juge toujours les systèmes testés trop peu performants.
Photo de: Ducati Corse
Le MotoGP travaille activement à l'arrivée de la radio. Les tests se sont multipliés ces dernières années, sans jamais donner réellement satisfaction, que ce soit sur le plan technique, et même sur l'intérêt d'un tel dispositif.
En F1, les communications radio entre les équipes et les pilotes sont devenus un élément central de la diffusion, quitte à susciter des critiques sur son utilisation, mais en MotoGP, Fabio Quartararo a questionné leur pertinence, les stratégies étant définies avant le départ puisqu'il n'y a pas d'arrêt au stand. Marc Márquez est du même avis.
Si l'Espagnol comprend l'intérêt que le public pourrait avoir à entendre des échanges pendant la course, il ne pense pas que la radio lui serait utile, si ce n'est pour quelques informations liées à la sécurité.
"C'est bon pour le show, pas nécessairement pour nous, pour la stratégie par exemple", a expliqué Márquez, qui a été informé par les journalistes au cours de la présentation de Ducati que le but était aussi d'entendre les pilotes. "Cela peut être utile pour les commissaires si on a un drapeau rouge ou de l'huile dans un virage, ils peuvent dire 'Huile au virage 7', donc ça peut être bon pour la sécurité, mais pas utile pour la stratégie."
Davide Tardozzi va-t-il bientôt pouvoir communiquer directement avec ses pilotes pendant une course ?
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Pecco Bagnaia a de son côté testé plusieurs évolutions du dispositif ces dernières années et il n'a jamais été convaincu. Jugeant les différentes solutions gênantes, voire douloureuses, il se disait alors prêt à boycotter la radio si le le championnat voulait l'imposer. Il reste très sceptique aujourd'hui.
Johann Zarco avait pointé la difficulté à bien capter la voix des pilotes en raison du vent, et le double champion du MotoGP voit d'autres problèmes. "L'adaptation à tout changement est bizarre", a estimé Bagnaia. "C'est également difficile avec le casque parce que la tête bouge beaucoup pendant le pilotage, donc le câble pourrait gêner."
"Ensuite, peut-être que dans un virage je commencerai à entendre Davide [Tardozzi, team manager de Ducati] qui dira 'Huile au virage 7' ! Il faudra s'adapter."
"Ce que j'ai testé il y a deux ans allait peut-être trop loin. Je sais que d'autres pilotes l'ont testé à Valence et je ne sais pas ce qu'ils ont dit, mais j'espère que ce sera mieux que ce que j'ai testé par le passé, parce que c'était très ennuyeux."
Zarco fait partie de ceux qui ont testé les dernières évolutions à Valence et il ne pourra pas vraiment rassurer Bagnaia. "Pour moi, c'est insensé d'être autant à côté de la plaque", confiait alors le pilote LCR.
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