Raúl Fernández n'envisage pas de retourner en Moto2

Raúl Fernández assure être en bonne voie pour clarifier son avenir et celui-ci passera par le MotoGP, catégorie qu'il n'est pas prêt à quitter malgré son manque de réussite pour le moment.

Raul Fernandez, Trackhouse Racing Team

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Lorsque le paddock s'est séparé pour quelques semaines, en début de mois au Mugello, Raúl Fernández n'avait pas encore pu clarifier son avenir. Pour autant, l'Espagnol actuellement aligné par le team Trackhouse, exclut de retourner en Moto2 si une équipe de la catégorie intermédiaire devait lui faire une offre pour 2025.

Quand il a fait son entrée dans la catégorie reine, il y a deux ans, Fernández était précédé par sa réputation. Vice-champion du monde Moto2 en 2021, battu de seulement quatre points par son coéquipier Remy Gardner alors qu'il avait remporté huit victoires, l'Espagnol n'a pourtant pas tenu ses promesses une fois passé au plus haut niveau. Peu motivé sur la KTM du team Tech3, il est ensuite passé à l'Aprilia satellite dans le team RNF, puis sous la bannière de Trackhouse cette année.

Lui qui n'était entré qu'une fois dans le top 5 au cours de ses deux premières saisons dans la catégorie reine, il a connu un regain de forme récemment. On l'a ainsi vu mener le sprint du GP de Catalogne avant de chuter, puis se classer sixième le lendemain lors de la course longue, le tout en partant de la première ligne.

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Tandis que Trackhouse et Aprilia réfléchissent au line-up à mettre en place pour la saison prochaine, sans fermer aucune porte selon le team manager Davide Brivio, les places se remplissent vite sur la grille, avec notamment plusieurs annonces qui se sont enchaînées ces trois dernières semaines. S'il reste trois motos à attribuer dans le clan Aprilia, des Ducati satellites figurent aussi parmi les machines les plus attractives encore disponibles. Autant d'options qui font que Raúl Fernández n'a pas envie de renoncer.

"Je sais ce que je veux faire, je sais que je veux rester", a-t-il déclaré à Barcelone en marge de son Grand Prix le plus réussi. "Je pense que ce n'est pas le moment d'en parler. Je pense que nous devons encore attendre deux ou trois courses, mais je peux dire que tout est en bonne voie", ajoutait alors le jeune Espagnol.

Interrogé pour savoir s'il pourrait envisager un retour en Moto2 si on le lui proposait, le pilote de 23 ans a ajouté : "Non, je ne pense pas. On a d'autres priorités avant d'envisager cela."

Raul Fernandez, Trackhouse Racing Team

Raul Fernandez, Trackhouse Racing Team

Photo by: Gold and Goose / Motorsport Images

La catégorie MotoGP, the place to be

Si, par le passé, les pilotes pouvaient redorer leur blason en menant des carrières fructueuses dans les autres catégories des Grands Prix, cette époque est révolue depuis longtemps : c'est en MotoGP qu'il faut être et quitter le championnat n'offre que très peu de chances de revenir par la suite. Depuis que le Moto2 a pris le relais de la catégorie 250cc en 2010, rares sont les pilotes qui ont été en mesure de refaire un passage dans la catégorie intermédiaire pour ensuite retrouver le chemin du MotoGP avec succès.

Toni Elías avait déjà remporté une course en MotoGP lorsqu'il est passé de la catégorie reine au Moto2 en 2010, remportant le titre cette année-là avant de grimper à nouveau à l'échelon supérieur en 2011, avec LCR Honda. Il allait alors disputer sa dernière saison complète en Grand Prix, avec la huitième place du championnat à la clé, avant de vivre une deuxième carrière teintée de succès aux États-Unis.

Avant lui, on a pu voir Alex De Angelis passer deux ans en MotoGP en 2008 et 2009 avant de retourner en Moto2. Il a alors gardé un lien avec le MotoGP pour des apparitions sporadiques, dont un one-shot avec Pramac à Laguna Seca auréolé de la 11e place, avant de revenir à plein temps en 2015 avec Ioda Racing.

Mais, sans aller remonter jusqu'à un Loris Capirossi revenu trois ans en 250cc pour remporter le titre avant de retrouver les 500cc, l'exemple qui contredit toute règle et qui reste le plus remarquable dans l'ère moderne est celui d'Aleix Espargaró. Après sa première saison complète en MotoGP, l'Espagnol est retourné en Moto2 en 2011, puis il a réintégré la catégorie reine avec des motos répondant aux règlements CRT et Open pour finir par devenir pilote officiel en 2015, pour Suzuki puis pour Aprilia par la suite. Aujourd'hui à la tête de trois victoires, il a fini quatrième du championnat il y a deux ans et prendra bientôt sa retraite, à 35 ans.

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