Razgatlioglu garde l'espoir : "J'essaie de ne pas regarder les chronos"
Toprak Razgatlioglu se prépare à un début de carrière en MotoGP "très difficile" au GP de Thaïlande, mais le pilote Pramac n'est pas démobilisé.
Photo de: Steve Wobser / Getty Images
La saison de Toprak Razgatlioglu aurait pu débuter il y a une semaine, à Phillip Island, dans un environnement qu'il connaissait parfaitement et dans lequel il s'épanouissait, celui du WorldSBK. Mais après plusieurs années d'hésitation, le Turc a décidé de se lancer dans un nouveau défi cette année, en faisant ses tant attendus débuts en MotoGP.
La difficulté est double pour Razgatlioglu, qui rejoint la catégorie sur une Yamaha satellite actuellement peu performante et doit réinventer son pilotage, après avoir éprouvé des difficultés à s'adapter aux spécificités du MotoGP et des pneus Michelin lors des essais hivernaux.
Razgatlioglu n'a pas cherché à masquer son manque de performance et a évoqué une période difficile pour lui. Le pilote Pramac se prépare à un GP de Thaïlande sans réel espoir de briller ce week-end, loin des saisons en WorldSBK qu'il entamait avec un objectif de titre.
"C'est difficile mais j'essaie de rester positif", a expliqué Razgatlioglu à la presse internationale, dont Motorsport.com, ce jeudi dans le paddock de Buriram. "J'essaie de prendre du plaisir sur la moto, mais parfois c'est très difficile. Au dernier test, j'essayais de progresser et je n'ai senti aucun progrès. C'était difficile."
"Je parle à tout le monde et on me dit que j'ai besoin de temps. Oui, je comprends que j'ai besoin de temps, mais les six dernières années, j'ai fait de très bonnes choses en Superbike. J'essaie toujours de m'adapter vite et de montrer quelque chose. C'est très difficile."
Comment rester calme dans une telle situation ? "J'essaie de ne pas regarder les chronos", a répondu Razgatioglu en souriant. "Il faut peut-être que j'éteigne l'écran !"
Toprak Razgatlioglu a analysé toutes les données au cours des derniers jours.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Razgatlioglu se prépare à un début de championnat "très difficile" mais il n'a rien lâché ces derniers jours. Lors des derniers tests, il a plusieurs fois pris la piste derrière son coéquipier, Jack Miller, pour tenter de décoder son pilotage, et il s'est plongé dans les données de l'Australien pour comprendre le pilotage exigé par les machines du MotoGP.
"Je n'ai pas vraiment progressé ces derniers jours mais j'ai compris des choses", a souligné Razgatlioglu. "J'analyse toujours les données de Jack Miller. C'est vraiment quelqu'un de bien, je travaille avec lui par moments. Quand je le suis, parfois je vois qu'il est très bon dans certains virages."
"J'ai besoin de certains progrès mais on verra, peut-être qu'on commencera à être bons ou à progresser. C'est mieux pour moi, parce qu'en course, j'ai besoin d'un rythme particulier. Actuellement le rythme ne semble pas très bon mais je vais faire de mon mieux. Il me faut peut-être quelques courses."
Razgatlioglu croit aux progrès de Yamaha
Et même si Toprak Razgatlioglu parvient à prendre la mesure de sa Yamaha, il est fort probable qu'il restera en fond de classement en raison du niveau actuel de la machine japonaise. Le constructeur est en pleine reconstruction, avec le lancement de sa machine avec un V4, et Razgatlioglu savait qu'il arrivait dans un moment charnière pour la marque, embarquée dans un projet à long terme.
"Je m'attendais à ce que ce soit comme ça. OK, la Yamaha est un peu difficile actuellement, mais je crois en cette marque. Ils ont eu beaucoup de succès. Je pense qu'ils vont beaucoup progresser parce que tout le monde travaille très dur."
Toprak Razgatlioglu a vécu une intersaison difficile sur la Yamaha.
Photo de: Steve Wobser / Getty Images
"Peut-être qu'en fin d'année, peut-être qu'en milieu d'année, peut-être que l'an prochain, Yamaha sera plus fort. Et il me faut du temps, il faut que j'apprenne. Peut-être qu'on sera plus forts l'an prochain, peut-être à la fin de l'année."
À cette moto rétive dont Razgatlioglu ne maîtrise pas encore les secrets, il faut ajouter un changement d'environnement perturbant pour le triple champion du WorldSBK, plongé dans un paddock MotoGP qu'il connaît encore peu. Il peut compter sur le soutien de Deniz Öncu, l'autre pilote turc engagé à Buriram dans la catégorie Moto2, pour s'adapter à un monde différent, avec nettement plus de monde pour scruter ses performances.
"En Superbike, après de nombreuses années, je connaissais tout le monde. Quand j'arrivais dans [le paddock du] Superbike, je me sentais chez moi. Le MotoGP est totalement différent. C'est plus gros, mais j'aime ça. J'ai besoin de temps pour connaître les gens, mais on verra. C'est le premier week-end, je prends prends beaucoup de plaisir quand je viens pour les interviews. C'est incroyable. En Superbike, la base est toujours la même mais ici, il y a une grosse différence."
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