Redding "encore plus dans la merde" qu’avant le GP de France

Le Britannique de l'équipe Aprilia avoue avoir "perdu la tête" avec la pression qu'il a ressentie au Mans.

Redding "encore plus dans la merde" qu’avant le GP de France
Scott Redding, Aprilia Racing Team Gresini
Scott Redding, Aprilia Racing Team Gresini
Scott Redding, Aprilia Racing Team Gresini
Scott Redding, Aprilia Racing Team Gresini
Scott Redding, Aprilia Racing Team Gresini
Scott Redding, Aprilia Racing Team Gresini
Scott Redding, Aprilia Racing Team Gresini
Scott Redding, Aprilia Racing Team Gresini
Scott Redding, Aprilia Racing Team Gresini
Scott Redding, Aprilia Racing Team Gresini

Scott Redding admet avoir "perdu la tête" lors du Grand Prix de France, en raison de la pression engendrée par son besoin de convaincre son employeur qu’il mérite de conserver sa place.

L'Anglais n’a inscrit que cinq points au championnat au monde 2018 après cinq épreuves et s’était dit conscient à Jerez que le mois de mai était crucial pour qu'il fasse ses preuves en vue d’un hypothétique renouvellement de son contrat Aprilia.

À l’heure où les dernières pièces de l’échiquier se mettent en place pour composer la grille MotoGP de la saison 2019 − et grandement de celle de 2020 aussi − dans les équipes d’usine, la pression sur Redding devient d’autant plus importante que le jeune Joan Mir n’a pour sa part pas été retenu par Repsol Honda et dispose ainsi d’une option privilégiée chez Suzuki... ce qui aurait pour conséquence de voir Andrea Iannone devenir une solution pour Aprilia.

Après avoir pris part aux deux journées de tests privés du Mugello avant le GP de France, Redding n’est pas parvenu à faire une grande impression en France, ne se qualifiant que 22e et chutant en course. Après la course, le Britannique a admis avoir eu du mal à gérer la pression grandissante sur ses épaules, tout en expliquant "ne rien pouvoir montrer" avec sa RS-GP.

Interrogé sur les conséquences possibles de son mauvais week-end manceau sur son futur dans la discipline et avec Aprilia en particulier, Redding n’a pas bridé son vocabulaire. "Je n’en sais rien, mais putain, je ne peux rien y faire ! J’ai perdu ma putain de tête [samedi], et j'ai eu la pression de faire des résultats sans rien pouvoir montrer. Quand j’essaie de montrer quelque chose, je chute. Ce n’est pas évident car c’est toujours dans ta tête et tu te dis : ‘OK, maintenant ce week-end va mieux se dérouler, tu es dans la zone de confort’. Je suis encore plus dans la merde qu’avant le début du week-end !"

"Furax" et impuissant ?

Redding espère ne pas faire les frais de son manque de résultats avec une moto qui le laisse ouvertement perplexe.

"Cette putain de machine ne fonctionne pas pour moi pour le moment et comme je l’ai dit [vendredi], nous avons tout essayé, mais la moto est sens dessus dessous par rapport à Jerez : c’est l’opposé total ! Au Mugello, le feeling était bon. J’arrive ici et c’est une putain de perte de temps. Ça ne fait aucun sens d’aller tester car on a toujours l’air de revenir en arrière de toute manière", éructait-il, avant d'enchaîner avec le test de Barcelone dans la semaine.

Redding a ajouté qu’il serait "furax" si Aprilia annonçait un autre pilote pour 2019 et par la suite trouvait une solution pour obtenir de bons résultats. Cependant, le pilote assure aussi que son chemin de croix n’aura aucun sens de se poursuivre en 2019 si la moto se progressait pas sur le reste de la saison 2018.

"Si c’est comme ça, je ne peux pas montrer ce que je peux faire. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? Je ne peux pas produire de miracles. Ce qui m’ennuie est que je ne puisse pas montrer mon potentiel s’ils me remplacent par un autre pilote et qu’ils amènent de nouvelles pièces. Ça me rendrait furax. De toute façon, si c’est comme ça jusqu’à la fin de cette année et que je ne peux pas trouver le problème, je ne voudrais pas rester une autre année en souffrant de la sorte."

Avec Jamie Klein

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