Revenu de nulle part, Pedrosa ne cache pas son "soulagement"

Parti depuis la sixième ligne sur la grille de départ, l'Espagnol a décroché un podium inattendu au Mans, qui le propulse à la deuxième place du championnat.

Vainqueur du Grand Prix précédent à Jerez, Dani Pedrosa a essentiellement connu un week-end difficile au Mans. Les journées de vendredi et samedi ont été particulièrement compliquées pour le pilote espagnol, qui a notamment échoué à se hisser en Q2 et a dû se résoudre à prendre le départ depuis le 13e rang.

À l'instar d'un soleil enfin prêt à briller ce dimanche, le pilote Repsol Honda a suivi l'évolution des conditions climatiques pour connaître une embellie presque inespérée ce dimanche. Il avait annoncé la couleur avec un warm-up prometteur en vue de la course, bien que ponctué par une discrète onzième place, mais personne ne l'imaginait sans doute s'inviter sur le podium final du Grand Prix de France.

Certes, les chutes successives de son coéquipier Marc Márquez puis de Valentino Rossi l'y ont aidé, mais elles ne doivent pas masquer la course parfaite qu'il a livrée. C'est à la force du poignet, et au prix d'un début d'épreuve agressif, que Pedrosa est revenu jusque dans les échappements du Champion du monde en titre, en cinquième position, avant qu'il ne parte à la faute. On retiendra notamment une attaque musclée sur Cal Crutchlow, avec contact à la clé.

"C'était vraiment une situation très dure au départ, et j’avais pensé toute la nuit à comment passer cette première chicane, comment passer sans toucher quelqu’un ou éviter quelqu’un qui pourrait faire une erreur là-bas", raconte un Pedrosa visiblement incrédule à l'issue de la course. "Et ensuite, c’est tellement dur de reprendre du terrain avec ces ouvertures ; j’étais confiant mais je savais qu’il fallait passer ça."

"J’étais très concentré sur ça, sur une chicane propre. Plus tard dans le tour, j’ai pu dépasser plus de pilotes et je suis heureux, car je n’étais pas si loin du groupe de devant que je n’aurais pensé au terme du premier tour. Ce fut un peu dur derrière Dovizioso : il pilotait bien dans les virages et les courbes ; il n’y avait pas beaucoup de place pour le passer et j’ai pu enfin, plus tard."

"Le dépassement sur Cal [Crutchlow] a été limite, j’ai vu l’ouverture sur sa petite faute, et ai plongé à l’intérieur mais alors que j’avais incliné, il a fermé l’angle et repris sa ligne, on s’est touché mais heureusement, on n’est pas tombé. Ce n’était pas mon intention de nous frotter le cuir ; ensuite j’ai repris du terrain sur Marc [Márquez] petit à petit. J’étais là, P4, et ne pouvais pas vraiment gagner de position, car les Yamaha allaient plus vite à la fin. Beau cadeau de Valentino [Rossi] à la fin ! C’est beau de finir sur le podium depuis la sixième ligne de la grille ; quel soulagement ! Déjà après la première chicane je pensais 'wow c’est chouette d’être là !' [P7]."

"Continuer comme ça"

Dans la continuité de sa victoire en Espagne, Pedrosa s'installe après cinq Grands Prix à la fois comme le premier pilote Honda au championnat, mais aussi comme le poursuivant direct de Maverick Viñales pour le moment, à 17 longueurs du pilote Yamaha.

"Super boulot aujourd’hui, je veux féliciter le team, ce n’était pas facile ce week-end dans cette situation", souligne Pedrosa. "Être sur le podium et dans cette position au championnat est un bon feeling. On veut juste continuer comme ça désormais. Quand on se sent à l’aise et qu’on peut jouer avec la moto et ressentir les choses comme on les veut ; qu’on n’est pas derrière la moto, disons, et qu’on la contrôle et fait ce qu’on veut : on gagne du feeling avec le pneu, on peut être plus agressif et décider 'je veux faire ça maintenant', plutôt qu’à se battre contre elle et la subir dans les virages."

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