Rins et Suzuki ont commencé à parler d'avenir il y a plus d'un an

Prolonger leur union ne semblait être qu'une formalité, et cela se confirme puisqu'Álex Rins a révélé avoir entamé ses discussions avec Suzuki en mars 2019, afin d'évoquer un nouveau contrat portant sur 2021 et 2022.

Rins et Suzuki ont commencé à parler d'avenir il y a plus d'un an

Álex Rins est devenu il y a quelques jours le dernier en date à avoir pu annoncer la prolongation de son engagement en MotoGP, faisant suite aux quelques premières officialisations intervenues en début d'année. En dépit du confinement auquel lui et son équipe sont contraints, le pilote espagnol a signé un nouveau contrat de deux ans avec Suzuki, sans surprise au vu des déclarations d'intention faites par les deux parties depuis plusieurs mois.

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Mais les discussions sont même plus anciennes qu'on pourrait le penser, puisque c'est avant d'avoir remporté sa première victoire, il y a un an au Texas, que Rins a pu commencer à parler d'avenir avec son équipe. "On a commencé à parler avec Suzuki en Argentine en 2019", a-t-il révélé lors d'une visioconférence avec la presse. "On a commencé à parler des deux prochaines années à ce moment-là, puis on a signé le contrat final il y a peut-être une ou deux semaines. D'une part, on a dû attendre l'usine japonaise, et puis le COVID-19 a changé les choses, bien sûr. J'aurais aimé annoncer la prolongation avec Suzuki lors d'une course, et si possible après un podium, mais la situation à l'heure actuelle est celle-ci."

Bien que courtisé très tôt pour son équipe, Álex Rins a également attiré d'autres constructeurs MotoGP, séduits par son potentiel. Pour autant, il assure ne pas avoir véritablement engagé de négociations avec eux : "On n'a pas rencontré d'autres équipes. J'avais d'autres options, bien sûr, et je peux dire que j'ai eu la chance en cela, mais on n'a rencontré personne d'autre et discuté avec aucune autre équipe."

Une deuxième famille

L'accord de base avait déjà été trouvé "il y a plusieurs mois", ainsi que l'a indiqué Davide Brivio, et c'était pour le pilote une évidence tant il se sent à l'aise avec son équipe tout en bénéficiant d'un soutien technique qui répond à ses attentes. Auteur pour le moment de huit podiums, il a mené la Suzuki deux fois à la victoire et s'est classé dans le top 5 du championnat ces deux dernières saisons. Il a désormais porté son engagement à six ans, de quoi lui permettre de consolider encore plus ses performances.

"J'ai signé avec Suzuki parce que c'est l'équipe dans laquelle je veux être, [je veux rester] avec les mêmes personnes, les mêmes mécaniciens. On est arrivé à un niveau qui fait que, quand je sors de chez moi pour aller courir, bien sûr la maison, ma petite amie ou mes chiens me manquent, mais ça n'est pas difficile pour moi parce que je retrouve ma deuxième famille. Nous avons vraiment une très bonne relation", explique le pilote espagnol.

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"Ça, c'est une chose. L'autre, c'est qu'ils se développent en vue de 2020, et ce que j'ai testé pendant la pré-saison était ce que je leur avais demandé de développer. Je suis content de ça", poursuit-il. "Je suis super content de rester deux années de plus et de continuer à me développer avec cette grande marque. Je crois qu'on peut obtenir de bons résultats."

"Je ne sais pas si l'on a l'arme ultime, parce qu'on n'a pas encore disputé de course, mais j'ai confiance dans le fait que nous pouvons obtenir de bons résultats", souligne Álex Rins, qui réfute toutefois l'aisance prêtée à la GSX-RR : "Ça me gêne un peu quand on dit que la Suzuki est une moto facile à piloter. Certains disent que Rins et Mir sont devant parce que la moto tourne très bien et qu'elle est facile. Mais la Suzuki, il faut la mener à la limite. Il est vrai que les autres tournent un peu moins que nous dans les virages rapides, mais ils sont plus rapides dans les lignes droites."

Avec Germán Garcia Casanova et Oriol Puigdemont

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