Rossi : "Se concentrer sur les détails pour essayer d'être devant"
L'Italien a fait mouche ce lundi en signant le deuxième temps. Mais il sait sa bonne position menacée au vue des écarts étriqués entre les concurrents.
Après une première journée pour se remettre en jambe et qualifiée par lui-même de "désastre physiquement", Valentino Rossi est passé à la vitesse supérieure aujourd'hui en trônant en deuxième position sur la feuille des temps.
L'Italien a en effet revêtu le bleu de chauffe pour se mettre dans le rythme, et étrenner le nouveau carénage proposé par Yamaha, qui a bien sûr pour vocation d'augmenter la stabilité de la M1 dans les parties sinueuses du circuit, tout en contrant le phénomène de wheelie.
Mais cet appendice aérodynamique n'est qu'un artifice parmi tant d'autres déployés par la marque japonaise, qui a mis les petits plats dans les grands pour ces premiers essais officiels, en apportant deux châssis distincts.
Deux châssis qui sont par ailleurs le fruit des essais privés réalisés par le constructeur nippon ici-même fin novembre, et qui sont censés répondre aux attentes des pilotes. "Pendant les tests de novembre, on a essayé de comprendre ce qui me plaît du châssis 2016 et ce qui fonctionne bien, et je crois qu'on a désormais les idées plus claires", explique Rossi, content de ses premières sensations. "On doit maintenant travailler autour de ça, mais sur la base de la version 2016."
Le châssis, une base de 2016
Les troupes d'Iwata tentent donc de construire sur le dernier châssis qui leur a apporté réellement satisfaction, celui de 2016, même si de nombreuses améliorations sont au programme. "Le châssis est très similaire à celui de 2016, il est dans le même rythme", reprend le Docteur. "Son cœur, son ADN, est comme celui de 2016, mais on essaye de faire des modifications autour de ça. Aujourd'hui j'ai essayé un châssis légèrement différent, peut-être que demain j'en aurai un autre. On travaille parce qu'on ne veut pas courir avec la version 2016 – c'est l'ancienne version."
Premier point positif indéniable : la moindre dégradation des pneus, l'un des points noirs majeurs de la précédente M1. Et même si ce problème n'est pas encore pleinement résolu, l'équipe est sur la bonne voie, comme l'assure le numéro 46 : "Ça a assurément été le problème le plus important de l'année dernière et, avec Yamaha, on a essayé de se concentrer sur sa résolution. Les premières impressions sont positives. Même en pneus usés, quand je m'arrête et que je repars, la moto se pilote bien, j'arrive à faire des temps même en ayant 15 tours dans les pneus. Je crois qu'il reste encore un peu de travail à faire mais on est sur la bonne voie."
Aujourd'hui, Rossi a donc fini en dauphin de son coéquipier, à seulement 35 petits millièmes. Un faible écart qui est tout sauf une exception, les cinq pilotes les mieux classés se tenant en moins de deux dixièmes, les neuf premiers en moins de quatre, et qu'il faut aller à la 15e place pour trouver le premier pilote relégué à plus d'une seconde de l'homme de tête !
Une proximité des performances qui ne rend qu'encore plus nécessaire l'attention portée sur les moindres détails. "Tout le monde est là, les rythmes sont très, très proches. On doit donc se concentrer sur les petits détails pour essayer d'être devant."
Avec Léna Buffa
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