Rossi : "Le premier objectif ? Ne pas faire de courses de merde"

Pour améliorer ses résultats en comparaison de l'année dernière, le pilote Yamaha a pour premier objectif de connaître une saison plus stable, sans les fortes variations de performances qui ont lourdement pesé sur son capital de points en 2017.

Valentino Rossi a entamé la saison 2018 exactement comme la précédente, c'est-à-dire en montant sur la troisième marche du podium. Ce qu'il souhaite désormais, c'est ne pas connaître une suite identique à celle de l'an dernier, sachant à quel point ses performances ont varié d'un terrain à l'autre.

Entre deux entrées dans le top 3, et même avant la victoire qu'il a pu remporter à Assen, Jerez ou encore Barcelone avaient été des rendez-vous très complexes pour le pilote italien autant que pour son coéquipier, contrastant fortement avec les bonnes sensations et les performances de premier plan observées sur les autres manches. Des hauts et des bas qui ont fini par peser lourd dans le capital de points et par éloigner Yamaha du sommet des trois championnats.

"Le premier objectif de cette année est de ne pas faire de courses de merde comme l'année dernière à Jerez, Barcelone ou en Autriche, [ne pas] arriver sur des pistes sur lesquelles du vendredi au dimanche on n'arrive à rien régler", pointe Rossi, qui veut croire que la nouvelle version de la M1 sera à la hauteur. "À mon avis, cette moto-ci nous y aidera parce qu'elle se pilote mieux. Naturellement, il y a des pour et des contre par rapport aux autres, il faut qu'on travaille dans certains domaines, mais on peut essayer d'être plus compétitifs tout le temps."

"L'année dernière, on a été très forts sur les premières courses, d'autant que les autres étaient plus en difficulté. Par contre, cette année, si on veut monter sur le podium sur les prochaines courses il faut qu'on s'en donne les moyens, parce que la Honda et la Ducati sont plus compétitives que l'année dernière."

Pour parvenir à accrocher le podium de Losail et à ne passer la ligne d'arrivée qu'à huit dixièmes du vainqueur, Valentino Rossi a pu compter sur les progrès accomplis tout au long du week-end, une carte qu'il sait abattre dès lors que sa moto le lui permet là où, sur d'autres pistes l'an dernier, les multiples tentatives de Yamaha pour inverser une courbe initialement négative se sont révélées vaines.

"En qualifs, je n'étais pas très content de l'équilibre parce qu'on avait testé des modifications pour essayer d'économiser le pneu et, oui, on a réussi à économiser le pneu avant mais on a perdu en vitesse", expliquait le Docteur au terme du week-end qatari. "Alors [dimanche] on s'est dit qu'on allait tout essayer pour être rapides et si le pneu résistait tant mieux, sinon tant pis. On a bien progressé, on a amélioré la traction et la sortie des virages [au warm-up], et je crois qu'on a aussi bien travaillé avec l'électronique."

"Ce qu'il y a de positif et de négatif, c'est que cette année aussi la différence sur la moto sera grande d'une piste à l'autre, donc personne ne sait ce qui se passera en Argentine", prévenait cependant le pilote, qui estime que l'union de la moto et de ses pneus pèse tout particulièrement dans cette équation complexe.

"Avec Michelin, plus que le pilote c'est la moto [qui compte]. Dani [Pedrosa] et Marc [Márquez] ont monté le pneu dur parce que c'est le meilleur pour la Honda et toutes les Yamaha ont pris le medium parce que c'est le meilleur pneu pour nous", observait-il, constatant que ses tentatives de prendre une autre direction ont été vaines : "J'ai beaucoup essayé le hard, mais j'étais trop lent."

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