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Rossi et Yamaha : 8 mois de tractations pour un contrat d'un an

Souhaitant balayer toute suspicion entourant le contrat d'un an seulement signé par Valentino Rossi, le responsable du programme Yamaha explique comment s'est mis en place l'accord exceptionnel qui va permettre le transfert du champion italien vers le team Petronas.

Rossi et Yamaha : 8 mois de tractations pour un contrat d'un an

L'annonce du nouveau contrat de Valentino Rossi en marge du Grand Prix de Catalogne n'a pas réservé de véritable surprise, le pilote italien ayant anticipé depuis plusieurs mois qu'il rejoindrait le team Petronas avec le soutien officiel de Yamaha. C'est lui également qui s'était chargé de révéler à son arrivée à Barcelone que l'accord porterait uniquement sur la saison 2021, contrairement à son souhait initial de s'engager avec un contrat d'un an doublé d'une option pour une seconde saison.

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Si l'option ne figure pas à proprement parler dans les termes de l'accord paraphé par le pilote, le constructeur et l'équipe, Rossi a toutefois précisé qu'il était fait mention de la possibilité de poursuivre l'aventure en 2022 si, à la pause estivale, chacun s'estime satisfait. La nuance, bien que minime, existe et c'est Lin Jarvis qui s'est chargé de faire la lumière sur cet aspect du contrat, qu'il explique par l'absence d'engagement de Yamaha avec Petronas au-delà de 2021 pour le moment.

"Initialement, nous lui avons proposé un programme d'un an", a expliqué le directeur exécutif de Yamaha Motor Racing, confirmant que le pilote s'était opposé à une formulation aussi stricte. "Vale a dit : 'OK, un an c'est bien, mais pour ma motivation je ne veux pas commencer l'année prochaine en sachant que ce sera la dernière. Je voudrais garder la motivation de sorte que, si je suis performant, si je prends toujours du plaisir et que je peux démontrer que je suis toujours rapide, je veux avoir le potentiel de continuer à l'avenir'. Et nous sommes tombés d'accord assez rapidement. Le top management de Yamaha a donné son accord sur ce point."

"La raison pour laquelle nous avons fait un contrat d'un an, c'est qu'il s'agit d'un contrat un peu plus compliqué [que les précédents]. Nous avons un contrat avec le team Petronas jusque fin 2021 et nous avons un contrat avec Dorna pour notre participation au championnat jusque fin 2021", a ensuite détaillé Lin Jarvis. "Nous avons besoin de renouveler notre participation pour le championnat de 2022 à 2026, et je n'ai pas de doute quant au fait que Yamaha fera cela, mais nous n'avons pas non plus de contrat avec le team SRT au-delà de 2021."

Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, Lin Jarvis, directeur exécutif Yamaha Motor Racing

KTM est à ce jour le seul constructeur à s'être engagé auprès de la Dorna pour la prochaine tranche de cinq ans, au-delà des accords actuels qui prendront fin à l'issue de la saison 2021. Si Lin Jarvis a assuré que "c'est comme si c'était fait" et qu'il n'y a donc pas de doute à avoir quant au fait que Yamaha confirmera sa participation au MotoGP jusqu'en 2026, il a fait savoir que l'autre volet contractuel qui concerne désormais Rossi devait lui aussi être clarifié avant qu'il soit possible de garantir un guidon au pilote.

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"Nous ne pouvons pas garantir de place à Valentino si nous n'avons pas d'équipe satellite. Afin d'avoir un team satellite, nous devons d'abord signer l'accord avec la Dorna et confirmer notre participation au championnat", a-t-il souligné. "J'espère que nous pourrons aussi renouveler notre accord avec Petronas pour l'avenir. Mais tant que vous ne pouvez pas signer, vous ne pouvez pas le mettre dans un contrat. C'est donc un an sur le papier, mais nous avons un arrangement clair entre nous pour discuter à la moitié de la saison prochaine du fait que Valentino reste à l'avenir, et si Petronas et nous sommes heureux avec cela, alors pourquoi pas."

Au contraire du #46, Maverick Viñales et Fabio Quartararo ont déjà été officialisés pour deux saisons supplémentaires, ce qui s'explique précisément par le fait que Valentino Rossi soit à présent transféré vers l'équipe satellite soutenue par Yamaha, selon Lin Jarvis. "Proposer une place à Viñales et Quartararo, c'est quelque chose que nous pouvons faire car nous sommes certains d'avoir une équipe factory en 2022 et au-delà", a-t-il insisté. "Mais il n'est pas possible de placer un troisième pilote dans l'équipe factory, donc tant que nous n'avons pas d'équipe satellite confirmée cela ne peut pas être mis dans un contrat." C'est également cette gymnastique contractuelle qui explique que Franco Morbidelli ait lui aussi été confirmé pour deux saisons supplémentaires, puisque son engagement jusqu'en 2022 le lie avec le team Petronas et non avec Yamaha.

Un accord long à finaliser

L'option de placer Valentino Rossi chez Petronas afin de former un line-up Viñales-Quartararo à partir de 2021 a été discutée avec le pilote italien dès le début de l'année, celui-ci révélant qu'il n'avait pas été surpris par son remplacement compte tenu du niveau affiché par ses jeunes adversaires la saison dernière. Les négociations, menées au printemps, ont semblé rapidement aboutir à une volonté commune de confirmer ce plan, au point que Rossi n'ait plus laissé de doute sur son avenir dès le début du championnat au mois de juillet, seulement il aura fallu attendre cette fin du mois de septembre pour que le contrat puisse enfin être conclu. Un signe, là aussi, de la complexité de cet accord tripartite selon le responsable du programme Yamaha.

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"Je crois que nous avons signé 17 minutes avant que le communiqué de presse soit envoyé !" souriait samedi un Lin Jarvis visiblement soulagé. "Cela a pris huit mois. Cela a été un processus long, car c'est compliqué à monter. Jusqu'à présent le contrat se faisait juste entre Valentino et nous, et chaque renouvellement a été très rapide, très simple : 'On renouvelle ? OK ! Que faut-il changer ? Ça et ça, voilà c'est fait !' Cette fois c'était plus compliqué, car nous avons renouvelé notre accord pour que Valentino reste un pilote Yamaha Motor Factory, mais nous avions aussi besoin de le placer dans le team Petronas, alors nous avions besoin de trouver un accord avec le team Petronas. Ils ont leur avocat, nous avons le nôtre, Valentino a le sien, alors nous avons un Japonais, un Malaisien, un Italien… Essayer de tout assembler a donc été assez compliqué."

"J'ai été sincère quand j'ai dit dès Jerez qu'à 99% je continuerais avec Petronas. Pour moi, à partir de là, la décision était prise, d'autant que je savais que Yamaha avait dit oui et Petronas aussi. Nous n'étions donc pas pressés", a par ailleurs souligné Valentino Rossi. Outre cette sérénité sur la volonté de chaque partie engagée, la finalisation du contrat a avancé pendant l'été avec les dernières discussions devant définir la constitution du team technique qui accompagnerait le #46 dans sa nouvelle équipe. Désormais, la place du nonuple Champion du monde est bel et bien scellée sur la grille 2021.

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Séries MotoGP
Pilotes Valentino Rossi
Équipes Yamaha Factory Racing , Petronas SRT
Auteur Léna Buffa
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