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Et si Lorenzo était resté ou retourné chez Ducati ?

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Et si Lorenzo était resté ou retourné chez Ducati ?
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14 janv. 2020 à 17:20

Leur union n'aura duré que deux ans et, ironiquement, c'est une fois leur séparation actée qu'elle a apporté de premiers résultats tangibles. Cette histoire aurait peut-être pu se poursuivre, ou reprendre quelques mois plus tard, mais c'est finalement sur un échec auprès d'un autre constructeur que Lorenzo a terminé sa carrière.

Jorge Lorenzo a mis fin à sa carrière de pilote MotoGP en novembre, au terme d'une seule saison avec Honda. Troisième constructeur avec lequel il se liait en catégorie reine, il ne sera pas parvenu à enrichir avec lui la liste de ses victoires, alors que quelques mois plus tôt il réussissait au contraire à mener au succès une autre machine lui ayant posé bien des difficultés, la Ducati.

Étrange collaboration que celle qu'a eue le #99 avec le constructeur italien, entre des performances en-deçà de celles escomptées et des retrouvailles touchantes avec Gigi Dall'Igna. L'ingénieur a en effet partagé d'importantes tranches de carrière du champion espagnol, et après avoir été associés lors des deux titres 250cc de celui qui était alors un adolescent impétueux, ils ont à nouveau fait équipe lorsque Lorenzo, désormais triple Champion du monde MotoGP, a quitté Yamaha pour Ducati. "Il a clairement un vrai grand talent. Dans la télémétrie, je ne voyais parfois aucun autre pilote comme lui, surtout en 125cc et en 250cc. Son talent est vraiment énorme", assure le directeur de Ducati Corse auprès du site officiel du MotoGP, très touché à l'annonce de cette retraite en fin de saison dernière.

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Prendre le guidon de la Desmosedici a confronté Lorenzo à un challenge ardu, qu'il a mis un peu plus d'une saison à relever. L'Histoire retiendra toutefois que c'est au moment où son remplacement a été acté par la direction de l'équipe qu'il a connu le dernier tournant nécessaire pour retrouver le chemin de la victoire. "Il faut parfois prendre une décision sans avoir toutes les données à disposition, alors il peut arriver que l'on prenne la mauvaise décision. Mais en tout cas on ne peut pas changer le fait que je suis vraiment content de l'évolution qu'a eue son style de pilotage avec nous. Nous avons vécu un moment très difficile, surtout au début, mais nous avons fini par résoudre ce problème et obtenir les résultats que nous voulions", retient Dall'Igna.

La victoire espérée est en effet arrivée, en revanche l'ambition de remporter un premier titre depuis celui conquis avec Casey Stoner n'a pas abouti. Pour Paolo Ciabatti toutefois, cela n'enlève rien à l'apport précieux du pilote espagnol dans le programme de Borgo Panigale. "L'objectif était d'essayer de rivaliser avec les autres constructeurs et d'essayer de remporter le titre avec lui en 2017. Cela n'est pas arrivé, et c'est en fait l'inverse qui s'est produit : nous avons réussi à remporter six courses avec Andrea Dovizioso et à nous battre avec Marc Márquez jusqu'à la dernière manche à Valence, alors que Jorge vivait un moment très difficile", rappelle le directeur sportif. "Mais le fait est qu'il n'a jamais perdu la confiance et la foi de pouvoir y arriver. Nous n'avons pas non plus perdu notre confiance en lui, parce que nous avons continué à travailler et essayé de faire des changements, ce qui au final a permis d'améliorer la moto aussi pour les autres pilotes."

"Nous en sommes arrivés au stade où la moto est devenue un petit peu plus facile pour son style de pilotage. Mais il est très précis, très exigeant, et nos ingénieurs ont travaillé jour et nuit, pour essayer de concevoir une moto qui convienne à son style de pilotage. Et puis, ironiquement, quand cela est arrivé, au Mugello, c'est le moment où nous avons décidé de nous séparer pour l'année suivante, mais à partir de ce moment-là il a été l'un des pilotes les plus rapides. Il a gagné au Mugello d'une manière fantastique, il a gagné à nouveau à Barcelone deux semaines plus tard, puis en Autriche. Je pense qu'il aurait gagné encore, mais il a malheureusement eu son accident en Aragón et un autre, pire encore, en Thaïlande."

Après le challenge Ducati et sa fin précipitée, Lorenzo s'est donc lancé dans celui de Honda, où la difficulté de s'adapter à la RC213V s'est mêlée à des blessures à répétition. Une autre surprise nous attendait dans ce contexte, celle d'un contact ravivé avec Borgo Panigale pour envisager une nouvelle collaboration dès 2020. Cependant, malgré toute l'affection et l'admiration qu'il a pour son ancien pilote, Gigi Dall'Igna ne pense pas qu'un retour cette année aurait pu changer la donne pour Lorenzo, désormais en fin de carrière : "Je ne pense pas. Je crois qu'il a perdu la motivation [en 2019], surtout après deux gros accidents, et je ne pense pas que s'il était revenu chez Ducati cela aurait changé quoi que ce soit à cette décision."

Un coéquipier stimulant pour Dovizioso

Et si Jorge Lorenzo était au contraire resté chez les Rouges pour y prolonger une cohabitation qui, durant deux ans, s'était avérée parfois houleuse avec Andrea Dovizioso ? "À mon avis, on aurait été forts", estime le pilote italien, qui en fin de saison 2019 peinait à masquer sa déception malgré un bilan pourtant objectivement positif : "On n'a pas été aussi compétitifs cette année qu'on ne l'a été l'année dernière [2018]. J'ai marqué plus de points parce qu'on a particulièrement bien géré. Mais on n'a pas réussi à progresser autant que nos adversaires et on n'a pas été aussi forts qu'on avait réussi à l'être Jorge et moi pendant une moitié de la saison [2018] où l'on avait gagné des courses. [En 2019] ça n'a pas été le cas, car il y a une évolution technique importante et donc les choses changent."

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Bien qu'il forme avec son nouveau coéquipier, Danilo Petrucci, un binôme très uni et qui fait cette fois la part belle à la coopération plus qu'à la concurrence interne, Dovizioso concède qu'avoir perdu un coéquipier de la trempe de Lorenzo l'a privé d'un élément de comparaison susceptible de l'inspirer.

"Ce qui manque quand on n'a pas [à ses côtés] un champion qui a gagné des titres, c'est quelque chose de spécial, quelque chose dans la manière de piloter", explique-t-il. "Jorge a trouvé une manière particulière de piloter la Ducati et il y a toujours quelque chose à en tirer. Il pilotait en freinant beaucoup plus avec l'arrière, en sortant un peu plus large, ce qui n'est pas exactement la manière dont moi je pilotais. Je ne pilote pas comme ça, mais il y a quelque chose à en tirer, à étudier. Ce sont de petits détails qui peuvent manquer, mais en termes de stimulation, franchement, quand on est à ce niveau-là ce n'est pas l'aspect qui fait faire la différence."

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Auteur Léna Buffa