Sixième, Márquez a fait preuve de prudence pour voir l'arrivée

Le pilote espagnol ne pouvait guère viser mieux que son résultat final au Mugello, sauf à prendre des risques inconsidérés qui auraient pu aboutir à une issue similaire à celle du Grand Prix de France.

Marc Márquez avait prévenu : sur un circuit favorisant la vitesse tel que le Mugello, lui et sa Honda s'attendaient à connaître une course longue et difficile en Toscane. Après une qualification honorable mais qui n'a cependant pas pu cacher le déficit de performance séparant la RC213V des Yamaha sur ce tracé spécifique, le pilote espagnol a tenté le tout pour le tout en début de course pour rapporter de gros points à la marque à l'aile dorée. 

Le triple Champion du monde a donc réalisé un départ tout en attaque depuis le sixième emplacement sur la grille, parvenant de façon très temporaire à prendre le dessus sur le poleman, Maverick Viñales, ainsi que sur le futur vainqueur de l'épreuve, Andrea Dovizioso.

Las, le pilote du HRC n'a pas pu soutenir la comparaison bien longtemps, et a dû rétrograder dans le peloton à mesure que la course s'approchait de son terme. "Aujourd'hui, j'ai essayé [de finir devant Viñales]", explique le numéro 93, qui s'est démené comme un beau diable lors des premiers tours. "J'ai vraiment pris un bon départ, et j'ai essayé d'attaquer lors des premiers tours, d'être agressif et compétitif."

Passés les problèmes récurrents de transmission de puissance qui affectent sa machine, l'Ibère a surtout souffert ce dimanche de l'usure de ses pneumatiques, qui lui avait déjà occasionné des maux de tête la veille, au moment de trancher au sujet de sa stratégie. "J'avais mis le pneu medium, car les flancs étaient plus durs que le hard", analyse-t-il, expliquant que le recours à des mélanges plus rigides aurait été encore plus néfaste à sa performance. "J'étais obligé de faire ce choix, car avec les pneus durs je n'aurais été capable que de faire une douzaine de tours avant que le pneu ne soit détruit."

Difficultés avec le pneu avant

Márquez n'a donc pas longtemps été en mesure de résister à Viñales et Dovizioso, et a même dû faire profil bas à l'entame du troisième tour face à la vélocité de la GP17 du futur troisième, Danilo Petrucci. "Quand je me suis retrouvé au milieu du groupe, j'ai pris beaucoup de risques dans les virages. Deux motos me dépassaient en même temps dans la ligne droite. C'était assez difficile de maîtriser la situation, et ensuite j'ai eu des problèmes avec le pneu avant."

En manque de puissance, le Champion du monde en titre a même dû rendre les armes en fin de course face à une autre Ducati, une GP16 cette fois, celle d'Álvaro Bautista, pour boucler ce Grand Prix d'Italie là où il l'avait débuté, à la sixième place.

Un résultat loin des attentes d'un pilote de son statut, mais dont il se satisfait après son abandon au Mans. "Parfois, la prudence t'amène à faire ce genre de courses. Il est clair qu'une arrivée hors du top 5 n'est pas un bon résultat pour un pilote qui vise le titre", concède-t-il. "Mais au Mans j'ai fait du zèle et je me suis retrouvé par terre. Ici j'ai simplement fait le maximum, bien que j'aie pris des risques pour finir sixième. J'espère que nous allons améliorer les choses, au final nous sommes à 37 points, ce n'est pas près, mais pas loin non plus."

Malgré son important retard sur le leader du championnat, Marc Márquez demeure ce soir à la quatrième place du général, dans le sillage de Valentino Rossi. Mais il faudra rapidement redresser la barre pour ne plus céder un nouveau pouce de terrain face au leader du classement, Maverick Viñales, qui fait le trou en haut de la hiérarchie. Il aura l'occasion de se refaire une santé, dès le week-end prochain, sur ses terres, à l'occasion du Grand Prix de Catalogne.

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Séries MotoGP
Événement GP d'Italie
Sous-évènement Course
Circuit Mugello
Pilotes Marc Márquez
Équipes Repsol Honda Team
Type d'article Résumé de course