Stoner : "La Ducati sera toujours particulière"

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Par : Willy Zinck
14 juin 2018 à 08:00

L'Australien fait partie du cercle très fermé des pilotes titrés avec deux constructeurs distincts. De quoi lui permettre de dresser des comparaisons, et d'avoir un avis valable sur les difficultés d'adaptation de Lorenzo avec la Desmosedici.

Casey Stoner, Ducati Team
Casey Stoner, Ducati Team
Casey Stoner, Ducati Team
Casey Stoner, Ducati Team
Casey Stoner, Ducati Team
Casey Stoner, Ducati Team
Casey Stoner, Ducati Team
Casey Stoner, Ducati Team
Casey Stoner, Ducati Team
Casey Stoner, Ducati Team, Michele Pirro, Ducati Team
Casey Stoner, Ducati Team, Michele Pirro, Ducati Team
Jorge Lorenzo, Ducati Team, vainqueur de la course
Jorge Lorenzo, Ducati Team

Sa victoire au Mugello n'y aura rien fait : Jorge Lorenzo quittera bel et bien Ducati à la fin de la présente saison pour rejoindre le HRC l'an prochain pour former un duo détonnant avec Marc Márquez.

Le Majorquin a pourtant semblé avoir trouvé la clé pour déverrouiller la performance de sa Desmosedici, certes après 24 courses, en procédant notamment à des modifications au niveau du réservoir à carburant.

Reste que ce changement de dernière minute ne cache pas les grandes difficultés auxquelles le triple Champion du monde a été confronté pour prendre le pli des GP17 et GP18. Doté d'un pilotage fin auquel les Yamaha qu'il pilotait depuis son arrivée en MotoGP convenait à merveille, Lorenzo a à l'inverse été dérouté par la roublardise que requiert le pilotage de la Ducati.

Changement de méthode de freinage, de position sur la moto : les ajustements ont été nombreux pour l'Espagnol, qui a dépeint les machines de Borgo Panigale comme très physiques à piloter.

Un avis que partage un autre Champion du monde, Casey Stoner, qui officie en tant que pilote d'essais pour les Rouges. L'Australien est lui aussi bien placé pour dresser des comparaisons entre différentes machines, après avoir été titré en 2007 pour le compte de Ducati, et en 2011 avec Honda.

Et il reconnaît que les Desmosedici ne sont pas les motos les plus simples à manœuvrer. "Bien sûr, elle est un peu plus lourde que la normale et clairement plus lourde que la Yamaha", convient l'Aussie. "D'autant plus que toute personne qui vient de Yamaha et prend une autre moto se plaint que ce n'est pas aussi facile qu'avec une Yamaha. C'est un peu plus physique, il vous faut vous entraîner plus dur. C'est ce que vous devez faire si vous voulez gagner : vous devez vous entraîner plus dur que vos concurrents, vous devez travailler et faire tout en conséquence. La moto, c'est un morceau de métal et de gomme avec lequel vous travaillez. Parfois, c'est à vous de vous adapter et d'ajuster votre style [de pilotage]."

Dans le cas de Lorenzo, l'adaptation aura donc été longue, presque un an et demi. Reste qu'à l'inverse d'autres pilotes, et non des moindres comme Valentino Rossi, l'Ibère aura réussi à s'imposer sur la machine italienne.

Une vitesse d'adaptation variable selon les pilotes

Pour d'autres pilotes cependant, l'acclimatation au caractère des Desmosedici a été beaucoup plus rapide. Pour certains, ces dernières ont même permis de connaître un véritable bond en avant en termes de résultats.

C'est le cas par exemple cette saison de Jack Miller chez Pramac et de Tito Rabat chez Avintia, tous deux à l'œuvre au guidon d'une GP17. "Dans un sens c'est un peu plus difficile, mais dans d'autres domaines c'est plus stable et cela vous donne plus de confiance", nuance ainsi Stoner. "Ce n'est donc clairement pas une mauvaise moto à piloter. Vous voyez Jack Miller venir là, Dovi a piloté pour Honda et Yamaha et maintenant il est plus compétitif qu'il ne l'a jamais été. Il y a donc toujours des points faibles et des points forts sur toutes les motos, et il vous faut juste minimiser les faiblesses et rentabiliser au maximum les atouts de la moto. Vous savez, la Ducati sera toujours particulière, mais elle a beaucoup de points forts."

Concernant Lorenzo, il sera donc intéressant de voir si celui-ci est capable lors de la prochaine manche en Catalogne de confirmer suite à son triomphe au Mugello, et prouver ainsi qu'il ne s'agissait pas que d'un feu de paille. La longue ligne droite de 1,2 km devrait l'aider dans cette perspective, alors que l'an dernier celui-ci était parvenu à se mêler à la lutte pour la victoire, remportée finalement par son coéquipier Dovizioso.

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Auteur Willy Zinck
Type d'article Actualités