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Une GSX-RR peu innovante ? Suzuki défend sa philosophie

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Une GSX-RR peu innovante ? Suzuki défend sa philosophie
Par :
Co-auteur: Léna Buffa
30 juil. 2019 à 07:35

Davide Brivio considère que la qualité du package globale est essentielle pour afficher des performances de haut rang en MotoGP et il se concentre sur les faiblesses identifiées pour perfectionner encore plus une machine qui a déjà su intégrer le premier groupe.

Pour concevoir la GSX-RR en vue de son retour en tant qu'équipe officielle, il y a quatre ans, Suzuki s'est inspiré de Yamaha, en dessinant un moteur quatre cylindres en ligne et un châssis en aluminium classique. Au point même que certains accusent le constructeur de Hamamatsu d'avoir fait de son bolide une imitation de la M1, alors que l'électronique de série, le manufacturier unique et les suspensions Öhlins utilisées par la quasi-totalité des machines – à la seule exception des KTM qui affichent des choix techniques peu conventionnels – sont autant de paramètres donnés avec lesquels il faut concevoir.

S'il est un domaine dans lequel chacun peut tenter de se démarquer, c'est l'aérodynamique, or en ce sens le prototype Suzuki n'est pas aussi novateur que celui de Ducati. "On peut dire que notre moto est plus conventionnelle que les autres", concède Davide Brivio auprès de Motorsport.com, sans toutefois voir cela comme un problème. "Même avec de telles innovations, Ducati n'est pas très loin devant nous. Tout a son avantage, il y a de petits détails partout, nous l'avons vu et constaté."

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"Notre philosophie est de trouver un bon équilibre et un bon compromis entre le châssis et le moteur", poursuit le team manager Suzuki. "Aujourd'hui, en MotoGP tout le monde a des forces et des faiblesses. Certains ont peut-être un moteur puissant, mais ils peuvent avoir des problèmes avec le châssis, ou bien un autre peut avoir un meilleur châssis mais avec un moteur plus faible. Ce qui compte c'est le package général."

Davide Brivio, Team manager Team Suzuki MotoGP

La GSX-RR réussit à jouir d'un bon équilibre dans la globalité de son package et, cette année, elle est parvenue à conserver une bonne maniabilité en progressant sur son moteur, bien qu'il lui manque encore un peu de vitesse de pointe par rapport à Ducati et Honda. Suzuki fait montre de sa progression en occupant à la mi-saison la quatrième place du classement pilotes grâce aux 101 points empochés par Álex Rins, l'un des cinq vainqueurs à ce stade de la saison. Brivio croit donc que la philosophie du constructeur japonais fonctionne. "Au Mugello, il y avait trois motos différentes dans le top 4. Des concepts complètement différents, mais à la fin de la course elles étaient toutes ensemble. C'est donc une question de package général. Nous sommes satisfaits de notre moto et de notre philosophie. Nous pensons néanmoins à améliorer nos faiblesses", prévient-il.

Pas de problème technique expliquant les mauvaises qualifications

L'une des faiblesses identifiées au début de la saison a été la qualification, alors que les deux pilotes de l'équipe ont souvent obtenu des places en milieu de grille, et ont même dû prendre cinq fois le départ au-delà de la cinquième ligne. Álex Rins a dû attendre le Grand Prix de Catalogne avant de pouvoir partir de l'une des deux premières lignes et ce n'est que juste avant la pause estivale que les choses se sont améliorées pour lui, avec une troisième place à Assen et une quatrième au Sachsenring, de quoi lui faciliter grandement la vie et lui permettre de se battre immédiatement aux avant-postes.

Fabio Quartararo, Maverick Vinales, Alex Rins

"Ce n'est pas un problème technique. Ce n'est pas que notre moto est bonne pour la course mais pas pour les qualifications", souligne Brivio, qui peut repenser à des occasions manquées comme par exemple Le Mans où la pluie a coincé Rins en Q1, ou encore le Mugello où il est tombé pendant la troisième séance d'essais libres puis a perdu l'accession à la Q2 en tentant vainement de prendre la roue de Valentino Rossi. "Cela dépend peut-être plus de la manière dont nous abordons les qualifications et de ce qui se passe", poursuit le team manager. "C'est plutôt l'approche, la stratégie pour le week-end ou comment le week-end se déroule. Je ne vois aucune raison qui ferait que nous ne pourrions pas être aussi rapides en qualifications qu'en course. À la fin de la saison dernière, nous nous sommes qualifiés pour de bonnes places, parfois sur la deuxième ligne de la grille. Nous devons travailler sur nos routines du week-end afin d'être mieux préparés pour le dimanche."

Vers une 2e moitié de saison en force ?

En dépit de ses progrès lors des deux dernières qualifications, Álex Rins a connu deux abandons consécutifs avant la pause estivale, sans quoi il pourrait encore mieux figurer au championnat compte tenu du fait qu'il ne se trouve qu'à 26 points de la deuxième position. Davide Brivio continue cependant à croire que son pilote de pointe a tout ce qu'il faut pour se battre pour la place de dauphin en repartant du bon pied dès le Grand Prix de République Tchèque, cette semaine. Le principal intéressé est lui aussi confiant, sachant qu'avant de tomber lors de ces deux épreuves, il affichait le rythme pour monter sur le podium.

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Pour alimenter sa confiance, le pilote espagnol peut notamment s'appuyer sur le calendrier, impatient de se présenter sur des manches qui lui plaisent particulièrement lors de la seconde moitié du championnat. Personne n'a d'ailleurs oublié ses trois podiums en quatre courses à la fin de la saison dernière ! "Il y a beaucoup de courses que j'attends avec impatience. Durant la seconde moitié de la saison, il y aura des pistes que j'aime beaucoup, comme par exemple la Malaisie, l'Australie, Aragón, Misano, Valence… Beaucoup de pistes que j'aime vraiment beaucoup", confirme-t-il auprès de Motorsport.com.

"La saison est encore longue, ce qui signifie que le championnat est loin d'être fini", prévient Rins, qui se voit bien préparé pour affronter aussi bien les Yamaha que les Ducati, et même Marc Márquez. "On peut se battre pour la deuxième place, la première ou la troisième place. Je vais vraiment essayer de les battre."

Propos d'Álex Rins recueillis par Juliane Ziegengeist 

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Auteur Gerald Dirnbeck