Suzuki prend acte du verdict, mais voudrait "clarifier le règlement"

partages
commentaires
Suzuki prend acte du verdict, mais voudrait "clarifier le règlement"
Par :
Co-auteur: Léna Buffa
27 mars 2019 à 17:15

Après la décision de la Cour d'appel de la FIM, qui a rejeté la réclamation portée par quatre constructeurs à l'encontre de Ducati, le responsable de Suzuki en appelle à un règlement plus cadré.

En Argentine, où se disputera cette semaine le deuxième Grand Prix de la saison, les responsables des équipes Suzuki, Honda, Aprilia et KTM se retrouveront à nouveau, eux qui formaient le groupe de plaignants qui, il y a un peu plus de deux semaines, a déposé une réclamation à l'encontre de Ducati. Ensemble, ils évalueront la décision rendue mardi par la Cour d'appel de la FIM, qui les a déboutés de leur requête au même titre que l'avaient fait les commissaires MotoGP lors du Grand Prix du Qatar.

Lire aussi :

Alors qu'ils ont cinq jours à compter de ce verdict pour déposer leur dernier recours possible, auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS), Davide Brivio ne pense pas que Suzuki fera une nouvelle fois appel. Pour autant, le responsable italien n'est pas pleinement convaincu par cette décision, laquelle n'a pas été argumentée dans le communiqué transmis mardi soir à la presse.

"Toutes les parties impliquées ont reconnu que le déflecteur était un appendice ayant une influence aérodynamique. Mais, d'après la manière dont est rédigé le règlement après la clarification du 2 mars, le directeur technique l'a approuvé", souligne Davide Brivio auprès de Motorsport.com.

KTM voulait de la clarté

Le rôle joué par cette ailette, que Ducati a placée sur le bras oscillant de ses GP19, est au cœur des débats depuis deux semaines, le constructeur italien affirmant qu'elle a pour fonction de refroidir le pneu arrière (ce que le règlement, précisé par une note début mars, permet), alors que ses opposants affirment qu'elle joue un rôle aérodynamique (ce qui ne serait pas conforme).

"Quatre constructeurs ont estimé que cette pièce faisait une différence d'un point de vue aérodynamique", affirme pour sa part Pit Beirer, patron de KTM Motorsport, auprès de Speedweek. "Nous voulions obtenir de la clarté pour l'avenir au travers de cette réclamation. Nous nous inquiétions aussi que de tels excès aérodynamiques puissent être contenus à l'avenir."

Jack Miller, Pramac Racing

"Nous n'allons pas faire beaucoup de commentaires sur cette décision maintenant", précise l'Allemand, qui ne se tournera pas non plus vers le TAS et préfère aller de l'avant en prenant acte de ce verdict. "Nous avions une opinion différente, mais nous prenons note du verdict des juges de la FIM. À partir de maintenant, il y a de la clarté, c'est ce que nous voulions, et nous allons courir à nouveau ce week-end."

Lire aussi :

La sentence de la Cour d'appel stipule non seulement que le résultat du Grand Prix du Qatar, remporté par Andrea Dovizioso, est désormais entériné, mais aussi qu'une telle pièce pourra être employée sur de futures courses, ce qui pourrait pousser la concurrence à s'aligner sur Borgo Panigale. Aprilia, qui travaillait sur un concept similaire cet hiver, pourrait se présenter dès le Grand Prix des Amériques avec sa propre solution.

Qu'adviendra-t-il à présent ? Bien qu'il entende se conformer au verdict de la fédération, Davide Brivio précise qu'il souhaiterait que les règles soient reformulées afin d'éviter d'autres conflits tels que celui-ci à l'avenir. "Nous espérons pouvoir clarifier le règlement afin que les limites de ce qui est conforme et de ce qui ne l'est pas soient plus évidentes", souligne le team manager de l'équipe d'Hamamatsu.

Article suivant
Maturité et compétitivité, les clés de Rins et Suzuki cette saison

Article précédent

Maturité et compétitivité, les clés de Rins et Suzuki cette saison

Article suivant

GP d'Argentine : les records à battre

GP d'Argentine : les records à battre
Charger les commentaires
Soyez le premier à recevoir
toute l'actu