Une chute à grande vitesse n'entame pas la volonté de Nakagami

Vingt-cinq minutes après avoir subi une grosse chute au bout de l'impressionnante ligne droite de Portimão, Takaaki Nakagami était de retour en piste, vendredi.

Une chute à grande vitesse n'entame pas la volonté de Nakagami

Takaaki Nakagami a connu une première journée pour le moins mouvementée, vendredi à Portimão, marquée par une chute à très grande vitesse dès le début des Essais Libres 2. Le pilote japonais se lançait tout juste dans son premier tour rapide quand il a perdu le contrôle de sa Honda au bout de la ligne droite d'un kilomètre qui passe devant les stands, une portion qui se termine par une grande descente vers un freinage impressionnant pour entrer dans le virage 1.

Il venait d'enregistrer une pointe à 330 km/h dans cette ligne droite et la chute s'est produite, selon Lucio Cecchinello, son patron d'équipe, à 260 km/h. L'impact avec le sol a logiquement été violent et le pilote en a été quitte pour une longue glissade sur le bitume du circuit portugais, dont il s'est relevé cabossé et les cuirs élimés.

"J'ai fait une petite erreur au freinage du virage 1, dans mon premier tour, puis j'ai senti que la moto est devenue instable, je n'ai pas pu la contrôler et j'ai fait une grosse chute", expliquait Nakagami vendredi soir au site officiel du MotoGP. "J'avais mal dans tout le corps. Sur ma jambe droite, la peau a été pratiquement arrachée. J'ai aussi pris un gros coup sur l'épaule droite et j'ai maintenant très mal à la clavicule."

 

"Dans les premiers instants qui ont suivi la chute, je me suis dit que ça allait être difficile, parce que je ne sentais pas très bien mon épaule et j'avais vraiment peur d'avoir quelque chose. Mais au bout de cinq ou six minutes, après être resté assis en bord de piste, j'ai commencé à sentir à nouveau mon épaule et à me sentir de mieux en mieux. Ensuite, j'ai réalisé que je pouvais retourner en piste et j'ai commencé à y penser. Mais quand je suis tombé et que j'ai subi l'impact contre le sol, dans les premiers instants je me suis dit que j'allais être out, parce que c'était un gros impact et j'avais très mal à l'épaule, la clavicule, le pied droit, partout. J'ai de la chance de ne pas être blessé", se félicitait-il.

La Honda accidentée de Takaaki Nakagami, Team LCR

Malgré les douleurs, le pilote LCR a fait son possible pour convaincre les médecins de le laisser reprendre la piste avant la fin de la séance. Une fois que les examens ont écarté toute fracture, il y a été autorisé et a ainsi pu boucler six tours d'un time attack un peu particulier dans ces circonstances, mais qui l'a placé à une dixième place plus qu'honorable.

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"Je suis allé au centre médical et j'ai essayé de les pousser pour retourner en piste avant la fin de la séance. Ils m'ont dit qu'ils n'étaient pas sûrs parce qu'il fallait qu'ils contrôlent tout. J'ai essayé de pousser, en leur expliquant que j'allais bien. J'avais mal, mais je voulais retourner en piste, et ils m'ont finalement dit qu'ils étaient OK pour que j'essaye, donc à 12 minutes de la fin j'y suis retourné. Ça a été dur, c'était très difficile de maintenir un rythme mais j'ai fait de mon mieux pour boucler cinq ou six tours. Je ne m'attendais pas à être dans le top 10 comme ça, alors je suis content. Je veux remercier l'équipe et les médecins qui ont fait du super boulot."

Nakagami est retourné à la Clinica Mobile après la séance et son bras droit a été immobilisé pour le soulager. La question désormais est de savoir comment il se sentira ce matin, en vue de la troisième séance qui doit débuter à 9h55 heure locale (10h55 en France). "J'espère avoir moins mal [samedi]", expliquait-il vendredi soir. "Les EL1 se sont déroulés en conditions mixtes et on n'a pas pu obtenir de feedback de la moto, puis pendant les EL2 j'ai eu cette grosse chute et je n'ai pu faire que six tours, alors c'est dur et il y a beaucoup de choses que l'on doit améliorer."

 

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