Viñales étonnamment serein malgré sa 10e place en France

Le bilan mathématique du Grand Prix de France 2020 dans l'image générale du championnat n'est pas dramatique pour Maverick Viñales, finalement philosophe après être arrivé en dixième position.

Viñales étonnamment serein malgré sa 10e place en France
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Certes, Maverick Viñales a franchi l'arrivée du Grand Prix de France à une lointaine dixième position. Certes, un Grand Prix de plus est désormais passé dans cette courte saison, qui ne comprend plus que cinq manches avant que son terme ne soit atteint. Certes, le retard de l'Espagnol sur le leader du championnat Fabio Quartararo a encore un petit peu augmenté dimanche, passant de 18 à 19 points.

Pour autant, c'est un pilote très détendu que l'on retrouvait après la course mancelle, relativement philosophe sur l'issue d'une course qui aurait pu selon lui tourner d'une manière bien plus contrariante et avoir bien plus sérieusement raison de ses chances au championnat.

Viñales aurait souhaité une course sur le sec pour tenter d'exploiter les qualités de sa M1, qu'il avait positionnée en cinquième place sur la grille de départ. Néanmoins, avec Quartararo placé en pole position et plusieurs Ducati devant lui, le pilote Yamaha factory savait aussi que cela n'aurait pas été une mince affaire. Dès lors, on peut comprendre pourquoi l'Espagnol se montre finalement relativement satisfait de l'issue mathématique de ce Grand Prix de France.

"Je crois que rien n'a changé sur cette course parce qu'on n'a perdu qu'un point sur le leader du championnat du monde, mais c'était aussi une bonne opportunité d'en reprendre une dizaine", préfère penser Viñales. "On ne perd qu'un point et l'on arrive maintenant en Aragón sur un circuit totalement différent, que j'aime beaucoup, qui me convient bien et où je me sentais très bien l'année dernière. Je pense que nous pouvons y faire du très bon travail et je vais essayer de conserver une mentalité très positive."

"Il faut essayer de continuer à pousser. Je ne suis pas vraiment inquiet de la vitesse [de pointe] de la moto car il y a aussi beaucoup de virages [là-bas] qui nécessitent de la traction et où nous sommes rapides. Il faudra essayer d'être parfaits sur chaque tour pendant tout le week-end et d'être rapides d'emblée en travaillant de manière organisée, en nous concentrant sur mon style."

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Un petit sursaut d'orgueil similaire à celui qui a frappé Quartararo en fin de course a traversé Viñales lorsque que Joan Mir est parvenu à prendre le meilleur sur lui. Clairement identifié par le clan Yamaha comme un candidat au titre, le pilote Suzuki a représenté un électrochoc pour Viñales. "Ce qui m'a fait continuer [dimanche], c'est quand j'ai vu Joan me doubler : je me suis dit que je ne pouvais pas perdre plus de points et j'ai eu le feu en moi, ce qui m'a permis d'aller une seconde plus vite au tour. Il est dommage d'avoir perdu autant de temps avec Aleix [Espargaró] et Fabio. Cette course aurait pu être bien meilleure mais aussi bien pire si j'avais chuté comme ça a été le cas de Vale."

Viñales dévoile aussi avoir quelque peu manqué son départ en raison d'une approche différente de celle empruntée habituellement. En effet, satisfait de tests qu'il avait réalisés pendant les séances d'essais libres, le #12 avait décidé de s'élancer de la grille sans activer d'assistances électroniques.

"Ce week-end, j'ai essayé une manière totalement différente de prendre le départ, sans électronique : ça avait très bien fonctionné en essai car je pouvais prendre un départ vraiment précis avec la moto. Mais sur la grille c'est assez compliqué de le faire", reconnaît-il, tout en ajoutant qu'il a encore l'intention de tester cette méthode de départ. "Finalement ça a été pire, les tentatives que j'ai faites en essai étaient vraiment très rapides sans électronique : il faut que j'essaie de refaire ça le week-end prochain."

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