Yamaha perdu face au souci sur son V4
À l'arrêt en raison d'un mystérieux problème sur son V4, Yamaha a "des idées" quant à son origine mais attend d'avoir des certitudes avant de reprendre la piste au test de Sepang. Le constructeur a encore l'espoir de pouvoir rouler jeudi.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Le projet V4 est-il en train de tourner à la catastrophe chez Yamaha ? La marque japonaise n'a fait aucun tour ce mercredi au test de Sepang, en raison de doutes sur son très attendu moteur. L'architecture de ce dernier change totalement cette année, Yamaha ayant fini par suivre le reste de la grille en adoptant un V4 afin de remplacer son quatre cylindres en ligne.
Mais mardi, Fabio Quartararo a dû arrêter sa machine en bord de piste en fin de journée. Le Français a évoqué un problème électronique, toutefois Yamaha peine trouver la cause exacte et a préféré ne faire rouler aucun de ses pilotes ce mercredi, en attendant de comprendre l'origine du problème.
Yamaha a bien insisté sur le fait qu'il n'y avait aucun lien entre ce souci de fiabilité et la chute de Quartararo mardi matin, lors de laquelle il s'est blessé au majeur de la main droite, ce qui l'a contraint à renoncer à reprendre la piste pour la fin de la semaine.
Le souci sur le V4 reste néanmoins sérieux et pour le moment, rien ne garantit que Yamaha sera en mesure de reprendre ses essais jeudi, pour la dernière journée du test. Le site officiel du MotoGP est allé jusqu'à évoquer des doutes sur la présence de la marque au test de Buriram, dans deux semaines, et sur la capacité du constructeur à conserver son V4 pour le GP de Thaïlande, le premier de l'année, programmé du 27 février au 1er mars.
Max Bartolini, le directeur technique de Yamaha, n'a pas évoqué cette question et a même fait part de son espoir de revoir les pilotes en piste jeudi. "En fait, après que Fabio ait dû s'arrêter sur la piste hier, on a analysé le problème et on n'a pas trouvé de solution claire", a reconnu Bartolini au micro du championnat.
La Yamaha n'est pas sortie du garage ce mercredi.
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"On a des idées, mais en prenant en compte la sécurité des pilotes, à la fois les nôtres et les autres, on a décidé qu'avant de revenir en piste, il fallait vraiment comprendre le problème et ce qu'il faut faire pour que ce soit plus sûr. On a décidé de ne pas rouler aujourd'hui et de continuer à faire des analyses et à étudier la situation pour demain. J'espère que l'on trouvera une bonne solution ce soir et que l'on pourra rouler demain."
"J'espère qu'on trouvera une solution et que le test n'est pas terminé", a insisté Bartolini. "Comme je l'ai dit, on doit encore faire des vérifications. Nous sommes en lien avec le Japon, l'Italie vient de se réveiller donc nous allons aussi être en contact avec eux. Il faut que l'on comprenne."
Si on avait une idée de ce qui provoque [le problème], on saurait déjà si on peut continuer à rouler ou pas.
Max Bartolini n'a pas précisé pourquoi Yamaha s'inquiète au point de ne pas renvoyer en piste Álex Rins, Jack Miller, Toprak Razgatlioglu et les deux essayeurs, Augusto Fernández et Andrea Dovizioso. Mais puisqu'il a évoqué la sécurité de ses pilotes et de ceux de la concurrence, on peut imaginer la crainte que la machine laisse échapper de l'huile en cas de problème sur le moteur.
Yamaha a-t-il au moins compris quel est le souci ? "Quel est le problème, oui ; ce qui le provoque, c'est ce que l'on essaie de comprendre, parce que si on avait une idée de ce qui le provoque, on saurait déjà si on peut continuer à rouler ou pas", a répondu Bartolini. "C'est ce que l'on essaie de comprendre. On a a des idées sur ce qui le provoque mais on attend une confirmation de l'usine."
Yamaha minimise les conséquences de ses soucis
En attendant cette solution, Yamaha est privé de roulage avec une moto totalement nouvelle, ce qui est naturellement un coup dur. Mais selon Bartolini, les pilotes acceptent la situation tant bien que mal et Yamaha peut s'appuyer sur les tours effectués la semaine dernière, lors du Shakedown, où les titulaires étaient présents grâce aux concessions.
"Ils ont assez bien réagi parce qu'on leur a expliqué que l'on sait que l'on peut régler des problèmes sur la moto, mais que l'on ne sait pas comment réparer un pilote en cas de problème, donc on préfère éviter cette situation."
Toprak Razgatlioglu a dû stopper ses stoppies ce mercredi.
Photo de: Hazrin Yeob Men Shah / Icon Sportswire via Getty Images
"Ce serait clairement mieux de ne pas avoir de problèmes et de profiter du temps en piste", a néanmoins concédé Bartolini. "On en a profité lors du Shakedown et de ce test. Malheureusement, notre plan était de mieux régler la moto parce que c'est une machine totalement nouvelle, y compris pour les pilotes."
"On a passé beaucoup de temps à tester de nouvelles pièces et pour les pilotes, c'est toujours très dur d'essayer de faire un chrono. Lors de ces deux jours, le but était d'améliorer le package et de faire rouler les pilotes."
"Malheureusement, ce n'est pas possible mais actuellement, je pense que la majeure partie du travail a été faite, donc c'est un équilibre que l'on peut accepter. Les pilotes l'acceptent parce qu'on le fait dans l'intérêt de tout le monde."
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