Zarco : Quand il a fallu se battre, la moto ne répondait plus

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Zarco : Quand il a fallu se battre, la moto ne répondait plus
Par : Léna Buffa
18 mars 2018 à 19:16

Le pilote Tech3 a longtemps tenu les rênes de la course, avant de rétrograder, en proie à un problème avec son pneu avant.

Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3

Johann Zarco a entamé la saison 2018 comme la précédente, en menant le Grand Prix du Qatar. Mais cette fois le Français a été bien plus loin, puisqu'il est resté aux commandes jusqu'au 17e des 22 tours de la course, avant d'être avalé par le trio qui allait finir par composer le podium. Dans la foulée, Zarco se faisait aussi reprendre par les autres pilotes qui formaient un groupe de tête resté très fourni, jusqu'à rétrograder au huitième rang et passer la ligne d'arrivée à sept secondes du vainqueur.

"Une belle course", résume le pilote Tech3, déplorant "un problème technique – petit ou gros, ça dépend comment on l'interprète". La cause de cette soudaine perte de contact et de cette victoire envolée est identifiée : "Mon pneu avant a eu un problème à droite."

S'il ne regrette pas son choix du composé medium à l'avant – choix également partagé par les autres pilotes Yamaha – Zarco s'en remet au retour d'information de Michelin pour acter que son pneu a bel et bien été à l'origine de ses difficultés.

"Je sens que le pneu medium à l'avant était un bon choix, et en général pendant le week-end je ne suis pas le genre de pilote qui se plaint d'avoir sur le même type de gommes des bons et des mauvais pneus, mais en course, ce n'est pas seulement mon sentiment. Quand on a du mal, il est trop facile de dire que la cause est mécanique, mais quand le technicien de Michelin vous dit que quelque chose n'allait pas, vous pouvez être content de votre course."

S'il a tenu jusqu'au 17e tour, le pilote français a compris bien avant cela que quelque chose n'allait pas. "Après huit ou neuf tours, j'ai senti une sensation bizarre à l'avant. Je me suis un peu inquiété, je me suis dit que mes adversaires auraient peut-être le même problème, et j'ai donc continué à attendre devant", explique-t-il.

"J'étais heureux de mener la course. Je ne pouvais pas aller plus vite, partir et prendre de l'avance, mais tant que j'étais premier, c'était bon. J'attendais que les autres me passent et qu'on puisse se bagarrer, en tout cas en attendant, je contrôlais beaucoup ma motricité avec mon pneu arrière, et je suis content d'avoir eu un bon contrôle sur la moto."

"Finalement, à cinq tours de la fin, j'étais vraiment en difficulté et quand Dovizioso et Marc m'ont passé, j'ai encore plus senti cette difficulté car lorsqu'il a fallu se battre, la moto ne répondait plus du tout bien", poursuit-il. "Je n'ai pas pu me battre car je glissais trop, j'entrais dans le virage et si je voulais faire tourner la moto, ça glissait et je manquais de chuter, donc j'ai dû respirer et essayer de garder ma position, mais mon rythme a trop ralenti. Je termine huitième, avec un problème technique, je pense que je peux en être content."

Hervé Poncharal a salué l'abnégation de son pilote et confirmé qu'il n'avait pas été en mesure d'exprimer tout son potentiel : "Nous pouvions voir qu'il avait du mal. Nous avons pensé que les pneus en étaient la raison et il a confirmé cela. Il ne pouvait rien faire, juste rester sur la moto et tenir jusqu'au drapeau à damier."

Avec Michaël Duforest

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À propos de cet article

Séries MotoGP
Événement GP du Qatar
Catégorie Course
Lieu Losail International Circuit
Pilotes Johann Zarco
Équipes Tech 3
Auteur Léna Buffa
Type d'article Réactions