Zarco : "Je ne peux pas espérer de très bonnes choses" pour Aragón

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Par : Léna Buffa
20 sept. 2018 à 15:07

Le pilote Tech3 sait qu'il va devoir composer avec le patinage, sur une des pistes qu'il aimerait réussir à dompter mais qui continue de lui poser des difficultés, d'une catégorie à l'autre.

Johann Zarco a beau apprécier le MotorLand Aragón, c'est l'une des pistes qui peinent à figurer en bonne place dans son palmarès, pourtant fourni. Avec à son actif huit courses disputées sur place, le Français a obtenu deux podiums : une deuxième place en 2011, année de son titre de vice-Champion du monde 125cc, et une troisième place en 2014, cette fois en Moto2. L'an dernier, pour sa première participation en MotoGP, il n'avait pu faire que neuvième.

"C'est une piste sur laquelle j'ai eu beaucoup de mal en Moto2 et aussi en MotoGP l'année dernière", concède-t-il. "Je ne sais pas pourquoi, c'est une belle piste, mais dans les virages 10 et 16-17 j'ai toujours eu le même problème en Moto2 et en MotoGP. J'espère cette année pouvoir trouver une solution. J'ai déjà parlé avec mon team pour trouver d'autres solutions et me donner cette sensation de facilité en entrée de virage."

Le pilote Tech3 en est convaincu, il débutera le week-end avec du patinage qu'il va lui falloir endiguer durant les essais qui mèneront à la course. "C'est toujours le même problème de grip arrière ici. On entend dire qu'on patine beaucoup et je suis peut-être un de ceux qui patinent le plus, parce que j'ai le plus de problèmes", observe-t-il, réaliste quant à ses chances alors que le week-end s'annonce ensoleillé et chaud. "On sait que ça n'est qu'en conditions compliquées qu'on pourra sauver un très bon résultat. On n'a pas fait le test ici et, en comparaison de Misano, ça n'est pas une piste sur laquelle je sens que je peux faire quelque chose de plus. Je ne pars pas pessimiste, mais pour le moment je ne peux pas espérer de très bonnes choses, alors on verra ce qui se passera."

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Pour Zarco, le patinage arrière revient de circuit en circuit comme la première problématique à résoudre, aussi le pilote et son team ont-ils déjà les idées claires sur l'approche qu'ils doivent en avoir et les solutions à appliquer.

"Si vous avez des difficultés avec le grip et le patinage à l'arrière et que vous essayez de ne régler que cela, alors je crois que vous allez dans la mauvaise direction. Depuis pas mal de courses on glisse beaucoup et, pour régler le problème, on a arrêté de se concentrer dessus mais on a travaillé sur d'autres choses sur la moto", explique le numéro 5. "De cette façon, on a progressé pendant le week-end ; on n'a pas pu le montrer en course mais pendant le week-end on a fait du très bon boulot. Si on commençait la course de la manière dont on commence le week-end, on terminerait en 20e position, alors quand on termine dixième, cela signifie qu'on a grandi comme les autres mais avec cette différence de dix places."

"Je m'attends donc immédiatement à ce qu'on ait du patinage et je sais déjà qu'on ne va pas totalement se fixer là-dessus. On va trouver d'autres solutions, qui nous aident beaucoup depuis plusieurs courses déjà – mais je veux le garder pour moi et ne pas trop en dire", sourit le Français.

Le titre de meilleur indépendant en ligne de mire

Comme c'est désormais le cas depuis plusieurs semaines, Johann Zarco ne peut que constater que la courbe de progression de ses résultats stagne, notamment face à des motos officielles qui ont continué à être développées en cours d'année.

"Ce que je peux expliquer, c'est que même par rapport à l'année dernière et la façon dont on a commencé la saison, cette année je crois qu'on a utilisé la plupart du temps la moto à 100%, mieux que ce que les autres faisaient, mais maintenant ces 100% ne suffisent pas et je crois que ça fait la plus grande différence", tente d'expliquer le pilote.

Or, et bien qu'il lui faille rester concentré sur son année, avec encore six manches à disputer, on le sent d'ores et déjà curieux de se confronter à une moto différente, dans deux mois, pour affiner un peu plus son jugement et comprendre quelle est la part de technique dans cette équation. "C'est quelque chose que je ne peux découvrir qu'en changeant de moto à la fin de la saison. Je verrai ce que la moto peut apporter ou non, et à partir de là peut-être que je pourrai dire que j'ai besoin de travailler sur certains points sur moi."

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Avant de penser à l'année prochaine, un objectif reste tout de même accessible : celui de la première place au classement des indépendants, qui l'oppose à Cal Crutchlow et Danilo Petrucci. L'Anglais est passé en tête à Misano, tandis que Zarco est revenu à égalité de points de l'Italien, dans une bagarre qui reste des plus serrées.

"Même si on a l'impression qu'on est très en difficulté, on est neuf points derrière Cal, qui a fait un super podium à Misano. Ça signifie que c'est typiquement le bon championnat pour lequel on peut battre et ce serait bien de rééditer ce titre. Je l'ai obtenu l'année dernière. Il reste encore six courses et je me sens frais. Je n'ai pas l'impression d'être à la fin de la saison, alors ça sera peut-être mon avantage."

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À propos de cet article

Séries MotoGP
Événement GP d'Aragón
Lieu Motorland Aragon
Pilotes Johann Zarco
Équipes Tech 3
Auteur Léna Buffa
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