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MotoGP GP de France

Zarco : "C'est cette base de moto qui nous empêche d'aller vite"

Johann Zarco a terminé 12e du Grand Prix de France MotoGP au Mans ce dimanche. Un résultat modeste et loin des avant-postes mais un "objectif" personnel rempli pour le pilote LCR, qui tenait à voir l'arrivée de cette course.

Johann Zarco, Team LCR Honda

Johann Zarco espérait la pluie pour saisir la moindre opportunité mais il a dû se contenter d'une course sur une piste sèche, dans des conditions plus fraîches, ce dimanche au GP de France. Pas de miracle, donc depuis la 15e position sur la grille, mais une 12e place finale qui a au moins le mérite de lui rapporter quelques points et de lui faire cocher la case d'une course dont il a vu l'arrivée.

"Le petit step de quelques dixièmes en rythme que je souhaitais avoir, je n'ai pas réussi à l'avoir", a-t-il expliqué à la presse après l'épreuve. "Peut-être même un petit step en dessous, et ça a été difficile. [Joan] Mir était bien concentré, et plutôt bien parti. J'étais prudent en début de course mais je n'avais pas le feeling sur la moto pour tenter d'attaquer, j'ai glissé plusieurs fois. Je sentais que ça accrochait un peu moins qu'hier et que ça allait être dur de faire ce rythme dans les petits 1'32 et même un petit peu en dessous."

"J'ai essayé de tenir, et je me suis dit : 'Peut-être qu'avec moins d'essence, j'arriverai à remonter ensuite', j'essaie de me placer mieux sur la moto... Mais la moto est restée à peu près la même tout le long de la course. Du coup, course plutôt difficile, longue, mais satisfait de rester concentré, de voir le drapeau à damier, parce que c'est presque le premier des objectifs. À chaque fois, j'ai trop les boules quand je ne peux pas terminer un dimanche. Petite récompense de quelques points, on les prend."

Pour tenter de surmonter les difficultés de sa machine, Zarco s'est, comme lors du sprint, employé physiquement. Il s'est de nouveau plaint de douleurs à l'avant-bras, même s'il écarte tout risque de syndrome des loges. "Du coup, petite compensation, l'avant-bras droit, un peu comme hier, m'a fait mal", a-t-il déclaré sur Canal+. "Pourtant, il est opéré, tout va bien, c'est pas un syndrome des loges, mais à force de forcer il est dans le dur. Comme ça devient long, on se dit 'bon allez, tiens bon, tiens bon, peut-être que ça va s'améliorer en fin de course avec un peu moins d'essence' - parce qu'un équilibre de moto, ça se joue à pas grand-chose. Mais là, on avait comme une enclume qui ne veut pas bouger du début à la fin, j'avais un peu moins d'adhérence qu'hier et c'est ce qui m'a empêché de vraiment rester avec Mir, Oliveira, Fernandez qui étaient là, juste devant moi."

En dépit d'un GP de France globalement difficile, Zarco veut surtout insister sur sa performance personnelle, au-delà des limites de la Honda : "Quand j'essaie de séparer la perf de la moto de ma perf personnelle, je suis plutôt content parce que je me suis senti assez bien, plutôt vaillant, combattant, et ça c'est plutôt sympa. La pire des courses, jusqu'à présent cette année, ça a été Austin. Et pour moi, même si ce n'est que sur un Grand Prix où je n'ai pas réussi à bien faire et où je n'ai même pas pu terminer la course à cause d'un petit problème mécanique, en fait après je tire la sonnette d'alarme et je me dis 'ça, ça ne doit pas arriver'."

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"Et depuis, les réactions sont plutôt bonnes. Moi, sur ce week-end, ça a été plutôt bon aussi. On se sent un peu plus proches, donc ça permet de se sentir compétitif et on essaie de se motiver avec ça, parce que sinon c'est compliqué à gérer le fait d'être en retrait comme ça. Mais j'y crois, parce que, je le répète, il y a eu tellement de changements qu'il faut se dire que ça peut prendre un peu de temps mais que ça peut fonctionner parce que c'est loin sans être loin. Et j'espère que pendant l'année, au moins, on fera un pas en avant pour mieux avancer encore sur l'avenir."

"Mais là, c'est cette base de moto qui nous empêche d'aller vite, qui nous empêche de tourner dans les virages, qui nous empêche de pencher dans les virages...", a-t-il expliqué sur Canal+. "Ça semble absurde de se dire ça, mais c'est la réalité. Après, il y a peut-être eu une erreur sur de l'aéro... Ça bosse, ça bosse."

VIDÉO - Le résumé du Grand Prix de France

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