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Zarco à deux tours du podium, "mais avec des si..."

C'est à une satisfaisante cinquième position que Johann Zarco a conclu le Grand Prix de France, en qualité de premier pilote indépendant.

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Zarco à deux tours du podium, "mais avec des si..."

Parti de la neuvième position de la grille de départ, Johann Zarco a connu deux courses dans la course au Grand Prix de France : le pilote Avintia Ducati a en effet perdu plusieurs rangs et pointé jusqu'à la 14e position pendant la première partie, avant de finalement pouvoir trouver l'efficience requise avec ses pneus medium pour se lancer à la conquête du peloton et remonter progressivement. Le #5 a connu un dernier tiers de course faste, au cours duquel il a recollé avec les commandes et s'est offert le luxe de dépasser successivement de nombreux rivaux et de s'approcher d'une arrivée sur le podium.

Finalement cinquième à l'arrivée, le Français ne regrette pas son choix différent de monte pneumatique, alors qu'il pensait en début de course devoir potentiellement repasser par les stands, et s'est dit conforté dans celui-ci par Gigi Dall'Igna, le patron de Ducati, qui n'a pas perçu les quelques boucles passées à faire monter les pneus en température comme une occasion de podium perdue.

"J'ai perdu des positions, mais quand j'étais 14e, je m'attendais à rattraper les autres et ça a pris cinq ou six tours donc j'ai perdu trop de temps ; mais peu avant la mi-course, je n'étais pas en mesure d'aller plus vite et j'ai dû attendre", décrit lui-même Zarco. "Puis, pas à pas, j'ai pu être à nouveau plus rapide. Je suis resté calme car je savais que je pouvais rattraper. Quand j'étais 14e, je connaissais les conditions et je savais que je pouvais revenir. Et quand j'ai trouvé un meilleur feeling, j'ai vraiment pu attaquer."

Une attaque qui lui a même permis un dépassement sur Nakagami dans l'avant-dernier tour et sur Oliveira dans le dernier, tandis que Dovizioso, avec la machine factory, peinait et devait renoncer à sa propre lutte pour la victoire face à son équipier Petrucci et reculait sur ces deux boucles jusqu'au quatrième rang. Les derniers kilomètres de course ont donné l'impression que Zarco aurait pu à son tour dépasser l'Italien, mais il a manqué un peu de temps pour cela. Le timing de l'arrivée au 26e tour a finalement évité des maux de tête sur la démarche à adopter contre un pilote factory avec lequel il s'était retrouvé impliqué dans une double chute lors du récent épisode de Barcelone. Néanmoins, Zarco précise que Ducati n'a jamais donné d'ordre le limitant dans la bagarre contre les pilotes d'usine à ce stade de la saison.

Lire aussi :

"Ils ne m'ont rien dit sur ce que je dois faire ou pas, mais clairement, je pense que ce n'était pas l'endroit où dépasser Dovi et je suis content comme ça, en ayant juste dépassé Miguel et de ne pas avoir passé Dovi après ce qui s'est passé à Barcelone où nous étions tous les deux à terre", sourit Zarco, qui savoure cette cinquième place et sait que le fait d'être resté derrière ne l'a pas privé d'un podium.

"J'avais deux options : il est clair qu'avec deux tours de plus j'aurais pu attraper le podium mais si j'avais commencé avec le pneu tendre, je n'aurais pas non plus perdu tant de temps en début de course et j'aurais peut-être pu me battre pour le podium ou la victoire. Mais avec des si, on peut refaire le monde alors c'est bien comme ça : c'est une expérience supplémentaire et c'est bon à prendre. J'ai dépassé Miguel, je finis premier indépendant : c'est une bonne position pour le Grand Prix de France et être avec le groupe pour le podium au dernier tour m'a donné de la motivation après les trois dernières courses qui avaient été un peu difficiles pour moi. Il y a beaucoup de choses desquelles se réjouir entre vendredi, samedi et dimanche et l'on verra maintenant à Aragón."

Ce top 5, Zarco le prend comme ce qu'il est et rejette la suggestion selon laquelle il peut avoir la valeur symbolique d'un podium après avoir croisé la ligne en quatorzième position pendant plusieurs tours. Lui-même sait que le choix des pneus était osé et si c'était à refaire, il prendrait "le tendre arrière, pour perdre moins de temps."

"Un podium reste un podium et une victoire une victoire ! Donc clairement, c'est une belle cinquième place et je la prends comme une cinquième place. Dans tous les cas, je suis content de terminer aussi fort une course dans les huit derniers tours, ça a bien marqué les esprits. J'avais vraiment décidé d'avoir le pneu medium à l'arrière et à l'avant ; ça a bien fonctionné à l'avant mais à l'arrière, j'étais sûr que ça allait sécher avant la course et je ne m'attendais pas à ce que ça se remette à pleuvoir pendant. [Dall'Igna] m'a dit : 'ne t'inquiète pas, ça fait de l'expérience, ça reste une belle course donc emmagasine ça".

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P. Pilote Tours Temps Écart Points
1 Italy Danilo Petrucci 26 45'54.736   25
2 Spain Álex Márquez 26 45'56.009 1.273 20
3 Spain Pol Espargaró 26 45'56.447 1.711 16
4 Italy Andrea Dovizioso 26 45'58.647 3.911 13
5 France Johann Zarco 26 45'59.046 4.310 11

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Séries MotoGP
Événement GP de France
Catégorie Course
Lieu Le Mans Circuit Bugatti
Pilotes Johann Zarco
Équipes Avintia Racing
Auteur Guillaume Navarro
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