Zarco : Difficile de reproduire en tests les conditions d'un GP

partages
commentaires
Zarco : Difficile de reproduire en tests les conditions d'un GP
Par : Léna Buffa
8 déc. 2017 à 11:01

Pour réussir la préparation de la saison prochaine, le Français doit troquer son approche de compétiteur contre celle de pilote essayeur.

Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Une protection de Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3

Après le championnat vient le temps de l'intersaison, période qui impose aux pilotes un changement de rythme doublé d'une approche différente, non plus orientée sur la perspective de la course dominicale mais sur une échéance à la fois plus lointaine et hautement plus importante, celle de la saison suivante.

Johann Zarco a indéniablement réussi sa première saison de titulaire en MotoGP, et son approche n'y a pas été étrangère. Combattif, mais aussi très concentré, le Français abordait les week-ends avec une volonté farouche de construire séance après séance ce qui serait sa performance du dimanche. Au point même que l'on pourrait penser que le format d'un week-end de Grand Prix en était devenu confortable, car parfaitement cadré et routinier.

"C'est un confort sur l'aspect technique", acquiesçait Zarco à l'heure de clore le dernier Grand Prix de la saison, il y a un mois. "On ne se pose pas plein de questions pour savoir si ce châssis est mieux, ci ou ça. C'est pourtant sur les week-ends de Grand Prix qu'on évolue le plus, je pense, parce qu'on est poussés à la limite à cause du résultat qu'il faut faire."

"Je vais donc essayer d'agir comme ça cet hiver", poursuivait le pilote Tech3, qui devait enchaîner avec deux séances de tests après le dernier round. Des séances dont les journées couvrent sept heures et durant lesquelles les pilotes multiplient les tours dans leur volonté d'évaluer pièces et réglages et d'engranger un maximum de données.

"On fait tellement de tours qu'il est difficile de se mettre dans des conditions comme celles dans lesquelles on peut se mettre en course", soulignait Johann Zarco. "[À Valence] j'ai fait 30 tours en course et 13 tours au warm-up, ça fait moins de 50 tours, et sur une journée de tests on est parfois proche des 100 tours. C'est dur physiquement et il faut savoir donner de bonnes informations alors que l'on n'est parfois pas dans les chronos de victoire."

Johann Zarco a réalisé deux jours d'essais privés collectifs à Valence dans la foulée du dernier Grand Prix, avant de s'envoler pour la Malaisie où il a bouclé deux autres journées de tests loin des curieux, aux côtés des pilotes officiels Yamaha. La trêve hivernale est désormais entamée, interdisant aux titulaires de piloter leur MotoGP jusqu'au 28 janvier, date de la reprise pour une séance de trois jours à Sepang. S'en suivront deux autres séances de trois jours, l'une à Buriram, l'autre à Losail.

"Tous les tests que l'on va effectuer jusqu'à la prochaine course au Qatar seront importants et ce sera presque difficile de devenir un pilote de tests, de ne plus être dans la mentalité d'un Grand Prix où l'on a séances libres, séance qualif et course. La situation sera différente et c'est à moi de grandir avec ce que je vais vivre cet hiver", concluait Johann Zarco.

Prochain article MotoGP
Lorenzo a voulu quitter sa "zone de confort" en rejoignant Ducati

Article précédent

Lorenzo a voulu quitter sa "zone de confort" en rejoignant Ducati

Article suivant

Pour Biaggi, Márquez n'est pas encore à son apogée

Pour Biaggi, Márquez n'est pas encore à son apogée

À propos de cet article

Séries MotoGP
Pilotes Johann Zarco
Équipes Tech 3
Auteur Léna Buffa
Type d'article Actualités