Malgré un FCY au pire moment, Cadillac estime que Toyota était imbattable
Cadillac admet que la victoire aux 24 Heures du Mans était improbable mais regrette un Full Course Yellow au timing désastreux.
Photo de : Rainier Ehrhardt
Cadillac n'a même pas terminé sur le podium des 24 Heures du Mans 2026, la n°38 ayant abandonné dans la nuit, tandis que la n°12 a été piégée par un Full Course Yellow en fin d'épreuve.
Norman Nato a regretté le timing du Full Course Yellow intervenu tardivement lors des 24 Heures du Mans, tout en estimant que Cadillac n'aurait de toute façon pas été en mesure de battre Toyota pour la victoire. La Cadillac V-Series.R n°12 partagée par le pilote français, Will Stevens et Louis Delétraz a terminé quatrième, à 32"8 de la Toyota n°7 victorieuse.
Norman Nato évoluait virtuellement en troisième position, derrière les deux Toyota, lorsque le Full Course Yellow a été déclenché à un peu plus de trois heures de l'arrivée. Cette neutralisation faisait suite à l'immobilisation en piste d'une Aston Martin Vantage LMGT3.
Avec peu de carburant à bord de la Cadillac n°12, le Français a dû rentrer aux stands pour un ravitaillement d'urgence. Mais la course est repassée sous régime de drapeau vert peu après son entrée dans la pitlane, ce qui lui a coûté un temps précieux par rapport à ses adversaires.
À l'inverse, la Toyota n°7, entrée dans les stands dans le même tour, a pu effectuer son arrêt sous régime de FCY, tandis que la Toyota n°8 et la BMW n°20 s'étaient arrêtées avant la neutralisation.
Cadillac a joué de malchance avec la neutralisation de la course.
Photo de: Rainier Ehrhardt
De plus, en raison du règlement, Norman Nato a dû repasser par les stands au tour suivant pour effectuer un arrêt complet, où il a cédé le volant à son équipier Will Stevens. Le Britannique est revenu en piste en quatrième position et a réduit de moitié un déficit de 25 secondes sur la Toyota n°8 dans les dernières heures, mais le trio de la Cadillac n°12 a finalement échoué au pied du podium.
"Nous nous sommes battus du début à la fin pour gagner la course", a insisté Norman Nato auprès de Motorsport.com. "Cela montre clairement que nous avons bien progressé par rapport à l'an dernier. C'est décevant de ne pas être sur le podium. Évidemment, nous avons été très malchanceux avec le dernier Full Course Yellow, où nous perdons environ 40 secondes. Nous avons dû faire un arrêt d'urgence."
"À trois heures de l'arrivée, c'était le pire moment possible pour avoir ce FCY. Quand je suis entré dans les stands, la course est repassée au vert, donc nous avons perdu environ 40 secondes, ce qui a vraiment compromis notre course ensuite, car il n'y a plus eu de Full Course Yellow ni de Safety Car après ça. À partir de ce moment-là, c'était uniquement une course d'attaque pour revenir, mais nous étions environ 20 secondes derrière."
"Nous savions que Toyota était un peu meilleure que nous sur la dégradation des pneus, surtout quand les conditions de piste étaient chaudes. C'est frustrant parce que j'ai le sentiment que nous méritions le podium et que nous ne l'avons pas eu. Mais c'est comme ça. Nous avons montré que jusqu'à la fin, nous étions en position de gagner la course, donc c'est clairement un pas en avant par rapport à l'an dernier et nous allons réessayer l'an prochain."
Cadillac s'est imposé comme un sérieux prétendant à la victoire cette année, mais après l'abandon de la n°38 dans la nuit en raison d'un problème de direction assistée, il ne lui restait plus qu'une voiture dans le groupe de tête. Malgré une n°12 encore performante dans les dernières heures, Norman Nato estime toutefois qu'aller chercher Toyota pour la victoire aurait été difficile.
Interrogé sur sa position finale potentielle sans ce FCY mal tombé, il a répondu : "Je pense que nous aurions fini deuxièmes. Je ne pense pas que nous étions en mesure de jouer la victoire, mais la deuxième place était possible. Je ne connais pas exactement les chiffres, mais nous perdons entre 25 et 35 secondes, voire 40 secondes, et il suffit de regarder les écarts à l'arrivée."
"Cela nous a mis dans une situation où nous devions attaquer à fond jusqu'au bout, mais l'écart était trop important. Donc je pense que cela se serait joué entre la deuxième et la troisième place. Pour la victoire, je ne pense pas. Mais on ne saura jamais. Peut-être que nous aurions aussi poussé Toyota à la faute. Au final, la n°7 a eu un peu de chance en se retrouvant seule en tête dans l'air libre."
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