Bourdais : La Cadillac V-LMDh "donne du fil à retordre"

Cadillac a bouclé quatre journées d'essais et accumulé les kilomètres à Road Atlanta, où Sébastien Bourdais a fait part de ses sensations au volant du prototype américain.

Bourdais : La Cadillac V-LMDh "donne du fil à retordre"
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Après la dernière manche de l'IMSA disputée le week-end dernier, plusieurs équipes sont restées sur le circuit de Road Atlanta cette semaine pour participer à des essais collectifs organisés pour les prototypes LMDh. Cadillac, BMW et Acura ont limé le bitume durant quatre jours et le constructeur américain a franchi la barre des 11 000 km parcourus dans le cadre du développement de la V-LMDh. L'occasion, également, de découvrir la sonorité toute particulière que lui confère son moteur V8.

Cadillac alignera l'an prochain deux prototypes en IMSA et un en WEC, Sébastien Bourdais intégrant l'équipage du Chip Ganassi Racing aux États-Unis aux côtés de Renger van der Zande. Le Français, qui était en piste cette semaine, se réjouit des sensations au volant de la nouvelle machine bien que celles-ci soient plutôt brutales.

"La voiture est puissante", décrit-il. "Elle développe près de 700 chevaux, évidemment, mais quand on combine ça avec un appui aérodynamique un peu moins important – beaucoup moins important, en fait – c'est vraiment une voiture qui donne du fil à retordre. Il faut y travailler. Il y a un bon grip mécanique, mais le poids annule un peu tout ça. Au niveau aérodynamique, on [prend de la vitesse] mais on ne peut pas tant que ça compter dessus. On va vite mais c'est difficile de s'arrêter. Quand on arrive dans le virage, il faut s'arrêter davantage. C'est vraiment une voiture qui vous maintient éveillé."

 

Cadillac est dans les temps par rapport au programme établi pour préparer son prototype LMDh, destiné à entrer en compétition en janvier prochain lors des 24 Heures de Daytona. La possibilité de réaliser ces tests dans la foulée de Petit Le Mans, course à laquelle la majeure partie des pilotes Cadillac ont pris part en DPi, s'est également avérée précieuse.

"Il est important d'être à l'aise avec les systèmes que l'on a développés, d'accumuler les données, de s'habituer aux pneus et à leur longévité", précise Kalvin Parker, directeur adjoint du programme. "On a développé et ajouté de nouveaux composants à mesure que l'on se rapproche de l'homologation, et la question est de savoir à quel point ils sont fiables."

"Pour les pilotes, passer directement du DPi à la V-LMDh sur le même circuit a été très utile pour comprendre quelles seront les limites. Ils ont roulé sur quelques circuits désormais et ils peuvent comparer les différences de poids et de puissance. La progression des équipes entre les premiers essais et aujourd'hui est remarquable concernant le confort, la possibilité de pousser les systèmes et la compréhension de la voiture."

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La Cadillac V-LMDh lors des essais à Road Atlanta.

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