Ce qu'aurait dû être l'Audi R18 2017

L'aperçu des plans d'Audi en LMP1 pour 2017, avant l'arrêt brutal du programme, a de quoi renforcer les regrets et la nostalgie.

Vendredi soir, Audi a baissé le dernier pan de rideau qui restait sur son programme LMP1, lors d'un événement de fin d'année organisé en présence de plusieurs pilotes. Nombreux sont ceux qui, à l'instar de Filipe Albuquerque et Loïc Duval, ont partagé sur les réseaux sociaux quelques clichés d'une maquette qui respirait déjà la nostalgie. En effet, le travail de conception des équipes d'Ingolstadt avait abouti à ce que serait la version 2017 de l'Audi R18. 

Cette version n'a jamais été assemblée ni construite, puisqu'Audi a annoncé en octobre sa décision de mettre un terme à son programme Endurance. Néanmoins, la présence de cette maquette démontre, comme dans de nombreux cas de figure similaires par le passé, la déconnexion entre les décisions parfois brutales prises par le conseil d'administration d'une marque et l'avancement des projets au sein de sa branche sportive. 

Une grosse évolution aéro

On peut noter quelques différences entre la version 2017 et celle de 2016, tout en gardant à l'esprit que plusieurs kits aérodynamiques ont été utilisés cette saison et que la maquette du modèle qui ne verra pas le jour reste un travail de conception.

  1. Les ailettes autour du nez ont disparu.
  2. La grille d'aération à l'extrémité du nez est absente.
  3. La lame avant arbore un profil plus plat, tandis que le modèle 2016 avait une lame incurvée.
  4. Les doubles déflecteurs qui guidaient l'air autour des pontons disparaissent également.
  5. La section aérodynamique au niveau du passage de roue arrière est plus compacte. On peut imaginer que cela a notamment été pensé pour faciliter les changements de pilote.
  6. La dérive de l'aileron arrière est plus inclinée vers l'avant, et apparaît comme un élément qui semble faire partie intégrante de la carrosserie. 
  7. Les feux avant changent de forme.

Ce n'était que le début...

Audi avait lancé cette année une toute nouvelle R18 - au nom de baptême réduit à sa plus simple expression après les appellations e-tron quattro - avec un design radical. La maquette 2017 présente des évolutions aérodynamiques montrant à quel point la marque aux anneaux effectuait un travail poussé dans ce domaine. 

En marge de la dernière édition des 24 Heures du Mans, Loïc Duval expliquait à Motorsport.com le cycle idéal de compétition pour un tel prototype LMP1. 

"Ce que j’explique souvent, c’est qu’il y a trois phases avec une voiture", disait-il. "La première phase, c’est un gros travail de fiabilité à trouver, il faut essayer de fiabiliser la voiture au maximum. C’est le moment le plus important. En règle générale, la deuxième année, on améliore encore énormément la voiture et on est capable d’avoir un gros écart en performance, car on va travailler sur l’optimisation de tout par rapport à ce qu’on aura appris pendant une année complète. Et la troisième année, on peaufine un petit peu, il n’y a logiquement aucun problème de fiabilité et on va chercher les derniers petits dixièmes."

L'histoire de cette R18 se sera arrêtée au terme de la première phase.

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A propos de cet article
Séries WEC , 24 heures du Mans
Équipes Team Joest
Type d'article Actualités
Tags endurance, lmp1, maquette