Ce qui change en WEC et au Mans pour la Super Saison

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Ce qui change en WEC et au Mans pour la Super Saison
Par : Basile Davoine
10 févr. 2018 à 09:15

Les engagés pour la saison 2018-2019 désormais connus, Motorsport.com dresse la liste des changements majeurs qui entreront en vigueur cette année.

#7 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050-Hybrid: Mike Conway, Kamui Kobayashi, Jose Maria Lopez, #8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050-Hybrid: Sébastien Buemi, Anthony Davidson, Kazuki Nakajima
Avant la course
Ginetta G60-LT-P1
Jackie Chan DC Racing
Toyota Racing Toyota TS050 Hybrid
#24 CEFC Manor TRS Team China ORECA 07-Gibson: Matt Rao , Ben Hanley, Jean-Eric Vergne
#7 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050 Hybrid: Mike Conway, Kamui Kobayashi
#4 ByKolles Racing CLM P1/01: Oliver Webb, Dominik Kraihamer, Marco Bonanomi
#8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050 Hybrid: Anthony Davidson, Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima
Départ de la course : #1 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Neel Jani, Andre Lotterer, Nick Tandy devant #7 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050-Hybrid: Mike Conway, Kamui Kobayashi, Jose Maria Lopez
Travaux d'aménagement des virages Porsche
La Dallara BR1 LMP1 du SMP Racing lors d'une séance d'essais
Modifications et travaux au niveau des virages Porsche
Modifications et travaux au niveau des virages Porsche

Outre le basculement vers un calendrier étalé sur deux saisons afin de permettre, à terme, à chaque saison de se terminer par les 24 Heures du Mans, plusieurs modifications ont été confirmées en marge de la conférence de presse annonçant les engagés pour 2018-2019. Retour sur quelques points clé à bien avoir en tête avant le début des hostilités !

Prologue

Après un interlude à Monza l'an dernier, le Prologue du WEC va réintégrer son berceau puisqu'il se déroulera à nouveau sur le Circuit Paul Ricard. Programmé les 6 et 7 avril, il offrira la possibilité à tous les concurrents du plateau de rouler ensemble pour la première fois de l'année, trente heures durant, ce qui permettra d'effectuer des simulations longue durée.

Barème de points

Le barème de points demeure inchangé pour les épreuves de six heures mais évolue pour les 24 Heures du Mans et les 1500 miles de Sebring. En effet, c'en est fini des points doublés dans la Sarthe. "En accord avec les teams, nous avons décidé de rabaisser l'allocation de points au Mans", explique Vincent Beaumesnil, directeur sports de l'ACO.

Pour les 24 Heures du Mans, 50% de points supplémentaires seront attribués par rapport au barème des épreuves de 6 heures. À Sebring, 25% de points supplémentaires seront attribués.

Championnat LMP1

Le LMP1 forme à nouveau une seule et même catégorie, sans distinction pour les équipes privées. Il ne s'agit plus d'un Championnat du monde des constructeurs mais d'un Championnat du monde des équipes LMP1, où une seule voiture par team inscrira des points à chaque course.

"Le LMP1 est cette année clairement un championnat équipes, où les privés et Toyota vont tous se battre pour le même titre", insiste Vincent Beaumesnil. "Nous prendrons chaque week-end la meilleure voiture de chaque équipe pour marquer des points. Cela permet d’avoir un format un peu resserré."

Arrêts au stand

Désormais, il sera possible d'intervenir mécaniquement sur une voiture pendant le ravitaillement en essence. Il s'agissait d'une interdiction de longue date, mais les organisateurs ont choisi de la supprimer pour rendre cette séquence importante de l'Endurance plus spectaculaire, tout en ajoutant une nouvelle donnée stratégique.

"Jusqu’à présent, on n’autorisait pas que les opérations mécaniques soient faites pendant les ravitaillements en essence. La technologie et la sécurité ont beaucoup évolué, ce qui nous permet d’autoriser à nouveau de tout avoir en même temps", justifie Vincent Beaumesnil. "C’est une nouveauté majeure qui va impacter la stratégie." 

Licence à points

À l'image de ce qui se fait en Formule 1 depuis 2014, les pilotes auront désormais une licence à points. Ce système permettra de sanctionner des infractions de manière plus personnelle, sans forcément affecter les chances de tout un équipage, en fonction bien entendu d'une échelle de gravité. 

"La licence à points est l’équivalent du permis à points", résume Vincent Beaumesnil. "Le but est de ne pas sanctionner l’équipage mais un pilote en particulier. Quand il n’aura plus de points il ne pourra plus participer à la suite du championnat."

Aménagement des virages Porsche

Sur le Circuit des 24 Heures du Mans, pas une année n'échappe à des travaux d'amélioration et de sécurisation de la piste. Depuis plusieurs mois, les virages Porsche font l'objet d'un vaste chantier pour installer une zone de dégagement à droite de la dernière courbe.

"Le Président de l’ACO [Pierre Fillon] nous avait aussi fixé une autre priorité : ne pas toucher au tracé des 24 Heures du Mans", précise Vincent Beaumesnil. "Il y a eu un programme de travaux étalé sur plusieurs années. Cette année, c’était la dernière tranche : le dernier virage Porsche, sur la partie droite, aura un grand dégagement. C’est un chantier d’une grande ampleur. Nous avons refait une mesure après ces travaux, ce qui nous a donné trois mètres de moins." Le Circuit des 24 Heures du Mans mesure donc désormais 13,626 kilomètres.

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Auteur Basile Davoine