Chronique Timo Bernhard - Une solide répétition pour Le Mans

Dans sa chronique pour Motorsport.com, Timo Bernhard raconte son week-end à Spa, où les Porsche 919 Hybrid ont tenu tête à Toyota, un mois avant le grand rendez-vous du Mans.

C'était génial d'être de retour sur le fameux "toboggan des Ardennes" le week-end dernier à Spa. Le circuit est à seulement 200 kilomètres de chez moi, et proche du Nürburgring. C'est presque comme une seconde course à domicile pour moi.

J'ai couru là-bas pour la première fois en 1998, en Championnat d'Europe de Formule Ford, et j'ai terminé sixième. Le circuit est naturel et il a un caractère unique, c'est pourquoi j'en étais tombé amoureux dès 1998. J'ai aussi disputé les célèbres 24 Heures de Spa à trois reprises.

Réussir un très bon tour là-bas dans un prototype est extrêmement gratifiant. Avec des virages rapides et lents qui s'enchaînent, ce n'est pas du tout un circuit facile.

La course à Spa est presque une répétition générale pour les 24 Heures du Mans en juin. Comme l'année dernière, nous avons couru avec un kit aéro à faible appui qui a été développé pour Le Mans.

La course étant le samedi, l'activité en piste débute le jeudi avec les essais libres. C'était une excellente première journée, car j'ai pu battre le meilleur temps de notre 919 Hybrid l'an dernier de plus d'une seconde. C'est un grand résultat, compte tenu des restrictions aérodynamiques en vigueur cette saison.

La météo était aussi une bonne surprise, et nous avons réussi à dérouler notre programme dans des conditions sèches.

Vendredi, les qualifications ne se sont pas si bien passées pour notre voiture. Brendon [Hartley] a réussi un tour rapide, mais a perdu du temps en raison du drapeau rouge. Quand la séance a repris, Brendon a été pris dans le trafic, ce qui a causé des problèmes pour déployer toute la puissance.

Au final, la moyenne de nos deux tours rapides ne nous a donné que la cinquième place, tandis que la voiture sœur a pris la pole position devant les trois Toyota.

Samedi, en course, Brendon a doublé la Toyota #9 après le départ et s'est retrouvé quatrième. Ensuite, Earl [Bamber] a pris le volant de la voiture à la fin du 49e tour, mais il a dû revenir au stand cinq tours plus tard à cause d'une crevaison lente.

À la mi-course, c'était à moi de monter dans la voiture, et il s'agissait de rattraper le retard. Après une bonne bagarre avec Neel [Jani], j'ai réussi à le doubler. Nous avons tiré profit du Full Course Yellow, mais Toyota aussi.

Brendon est de nouveau monté dans la voiture pour le dernier tiers de la course, et il attaquait fort, mais nous ne pouvions pas faire mieux que troisièmes. La crevaison lente nous a coûté du temps, et nous avons aussi rencontré beaucoup de dégradation pneumatique en raison du manque d'appui.

Nous ne pouvions pas battre les deux Toyota qui utilisaient la configuration à fort appui, mais nous avons terminé devant la troisième Toyota, qui utilisait comme nous un package aéro Le Mans. Ça nous donne confiance.

En prenant en compte notre stratégie aéro, deux podiums lors des deux premières courses de la saison, c'est bien. Nous n'aurons le package à fort appui qu'après Le Mans, pour la quatrième course au Nürburgring.

Ça nous donne plus de temps pour le développer, par rapport à Toyota, qui a déjà introduit le sien à Silverstone, et cette année, le règlement n'autorise que deux packages aérodynamiques pour la saison.

Nous avons un test d'endurance de 30 heures en Aragón, puis ce sera Le Mans !

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