H+3 - À Spa, Toyota prend la main mais de peu

Après trois heures de compétition, la course spadoise tourne pour l'instant en faveur de Toyota, mais Porsche n'est pas loin. En P2, G-Drive prend le large tandis que Ford et Ferrari s'écharpent en GTE.

Il est une chose que l'on ne peut renier en WEC, c'est le rythme de Grand Prix désormais imposé par les LMP1. Et qui dit rythme de Grand Prix dit départ à la Grand Prix, avec ses prises de risques et ses risques à payer. Nicolas Lapierre, pour sa première au volant d'une Toyota depuis 2014 ne pourra pas en dire autant. Au lancement de ces 6 Heures de Spa, le pilote de Thonon-les-Bains a voulu tenter sa chance face à André Lotterer, parti en pole. Toutefois, si la Porsche a su virer du bon côté, la Toyota a tiré tout droit, grillant probablement son train de pneus précieux, et glissant en fond de peloton LMP1. 

 

Qu'importe, deux autres Toyota prenaient la main derrière André Lotterer. Vite fait, les prototypes nippons s'emparaient la tête de la course avec au bout du 10e tour, Mike Conway prenant l'avantage sur le pilote de la Porsche #1, qui se faisait passer deux tours plus tard par Sébastien Buemi. Un Lotterer qui perdait du terrain face à son propre équipier, Hartley prenait à son tour l'avantage sur la #1 au 21e tour. 

Devant, Conway et Buemi prenaient le large jusqu'à la première valse des ravitaillements. Lotterer et Conway s’arrêtaient les premiers, le premier cité laissant son volant à Tandy. "On fait un bon départ, les pneus ont chuté à la moitié du relais, mais se sont améliorés à nouveau. Nous avons changé les pneus et le pilote pour la stratégie." Une valse qui ne changeait en rien au classement sur le podium, Conway devançant Buemi et Hartley. Derrière, Lapierre prenait l'avantage sur Tandy, qui glissait en cinquième position, juste devant la ByKolles, pas ridicule du tout en ce début de course. 

La situation n'évoluait guère lors de relais suivant, la Toyota #7 de Kobayashi-Conway prenant le large devant Davidson-Nakajima-Buemi sur la Toyota #8, Tandy-Lotterer-Jani sur une stratégie décalée, ainsi que l'autre Porsche de Bamber-Bernhard-Hartley. Plus en retrait, la Toyota #9 de Kunimoto-Sarrazin-Lapierre.

Vaillante prend l'avantage

Là encore, il fallait compter sur une opposition agressive avec un trio remarquable en bagarre derrière un Rusinov survolté avec l'ORECA du G-Drive. Après un début de course rugueux entre Senna, Vergne et Dumas, la situation évoluait en faveur de Bruno Senna sur la Vaillante Rebellion, qui prenait même l'avantage sur la G-Drive au 26e tour. 

Derrière, Dumas sombrait un peu dans la bagarre, suite à une friction avec Bruno Senna, tandis que Jean-Éric Vergne et Gommendy s'écharpaient sans faire semblant, à l'image du dépassement de Tristan Gommendy sur l'ancien pilote F1 au 24e tour. Un peu en retrait, Panciatici et Jarvis s'accrochaient à la Source. 

 

Rapidement, la Vaillante de Senna-Canal-Prost prenait le large avec, dans son sillage, l'ORECA de TDS Racing, les deux voitures s'échangeant régulièrement leurs positions au grès du trafic et des ravitaillements. Au cours de la troisième heure, la situation évoluait cependant : le G-Drive reprenait le large, laissant l'ORECA #37 du Jackie Chan DC Racing se battre la Vaillante de Canal, légèrement distancée.

Ferrari confirme

Pour Ford et Ferrari, le duel se lançait dès les premiers tours, avec un peloton groupé pendant une vingtaine de tours comprenant les deux Ford #66 et #67 entourées par les Ferrari AF Corse #71 et #51. Opportuniste, Calado flouait les deux Ford lors d'une tentative de dépassement de la #67 sur la #66 et prenait la deuxième place. 

 

À la fin de la première heure néanmoins, Tincknell rencontrait des difficultés à ressortir des stands, la GT #67 s'immobilisant de longues secondes dans le Raidillon, avant de repartir. Un jeu des stands qui profitait à Ford, Pla passant devant Pier Guidi et Bird, sur les Ferrari, ces dernière ayant changé de pilotes et de pneus. Pourtant, en rythme de course, ce sont bien les Ferrari les meilleures, s'offrant même un duel au moment de revenir sur Pla. 

Ainsi, Pier Guidi dépassait Pla au Raidillon après une heure et demie de course. Opportuniste, Bird se glissait dans les échappement du Français et profitait d'une erreur de son italien d'équipier pour le reprendre aux Combes. Ce dernier ne se laissait pas faire, fermait la porte, mais Bird prenait définitivement l'avantage sur ce dernier au virage de Bruxelles, non sans que Pla le reprenne.

Peine perdue pour le Français, Pier Guidi reprenait l'avantage quelques tours plus tard. Chose qu'il faisait sur Bird également, à l'aube de la troisième heure de course. Son Britannique d'équipier restait dans ses échappements, et, finalement, reprenait la tête de la catégorie pour un mouchoir de poche, à l'aube de la quatrième heure.

Derrière Porsche devance assez largement Aston Martin, mais reste en retrait par rapport aux cadors du GTE Am, Estre et Makowiecki se suivant dans l'ordre.

Aston Martin domine

Côté GTE Am, sans surprise, c'est l'Aston Martin de Dalla Lana-Lamy-Lauda qui s'installait en tête, profitant de sa pole position. L'équipe britannique prenait cependant une pénalité sans conséquence de dix secondes, mais l'avance étant telle sur la Porsche #77 du Dempsey Proton que cela ne changeait en rien une hiérarchie disparate. 

Reste désormais à attendre l'évolution de la piste et des pneumatiques en cette fin de course. Le temps se couvre, ici, à Spa-Francorchamps, tandis que la pluie est évoquée en fin de course. 

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Séries WEC
Type d'article Résumé de course