Le nombre de châssis ORECA en LMP2 n'inquiète pas l'ACO

Président de l'ACO, Pierre Fillon ne voit pas de "signification particulière" à la domination d'ORECA sur la grille LMP2 du WEC. Il clarifie également la situation d'Alpine dans la catégorie.

La nouvelle réglementation du LMP2 prend effet cette saison, suite à la sélection de quatre constructeurs - ORECA, Onroak Automotive, Dallara et Riley/Multimatic - et d'une motorisation unique, fournie par Gibson Technology. À ce titre, la révélation des plateaux 2017 était légitimement très attendue la semaine dernière. À la lecture des grilles, la domination des châssis ORECA a été frappante, notamment car ils seront les seuls représentés parmi les dix concurrents de la catégorie en FIA WEC cette année.

Les châssis conçus par la structure de Hugues de Chaunac ne seront cependant pas seuls sur la grille des 24 Heures du Mans, rejoints par des Ligier et des Dallara, tout comme en ELMS, où la variété est plus prononcée. Pour Pierre Fillon, président de l'Automobile Club de l'Ouest, cette situation n'a rien de préoccupant et il faut donner le temps à ce nouveau règlement de "se mettre en place".

"Je crois vraiment que, je ne dirais pas que c'est une coïncidence, ce n'est pas le mot, mais ça ne reflète pas tout à fait la réalité", explique-t-il à Motorsport.com. "Il se trouve que, cette année, il n'y a que des ORECA en WEC, mais si on regarde les 24 Heures du Mans ou l'ELMS, on voit qu'il y a aussi beaucoup de Ligier, il y a des Dallara. Je pense que tout ça va se mettre en place, c'est la première année, mais je ne crois pas qu'il y ait de signification particulière au fait de dire qu'il n'y ait que des ORECA en WEC."

La situation d'Alpine clarifiée… pour 2017

Sur le papier, il n'y aura en fait que huit ORECA 07 en WEC puisque deux châssis ont été renommés au nom d'Alpine A470. Un accord déjà existant ces dernières années, et qui se prolonge malgré la nouvelle réglementation. Néanmoins, la marque française est à nouveau prévenue : le jour où elle construira des voitures de série et redeviendra un constructeur à part entière, la question du respect de la réglementation se posera à nouveau.

"D'abord, Alpine, pour l'instant, ne produit pas de voitures", rappelle Pierre Fillon pour clarifier la situation actuelle. "Donc quand ils sont revenus en P2, ils ne produisaient pas de voitures et on ne pouvait pas les considérer comme un constructeur et c'est pour ça qu'on les avait admis en P2, en sachant que ça reste un châssis soit ORECA soit autre chose. Tant qu'Alpine ne produira pas de voitures, ils pourront rouler en P2. Il est évident que le jour où ils produiront des voitures, il faudra bien appliquer le règlement."

Alpine doit justement présenter son modèle de série au début du mois prochain au Salon de Genève. Celle qui pourrait être baptisée A120 pourrait alors entrer en production à la fin de l'année.

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A propos de cet article
Séries WEC , 24 heures du Mans , ELMS
Équipes Signatech
Type d'article Actualités
Tags endurance, lmp2, oreca, pierre fillon