Le même problème a touché les deux Peugeot 9X8 à Fuji

Une fuite d'huile a touché les deux Peugeot 9X8 lors des 6 Heures de Fuji, les privant d'une lutte pour le podium à laquelle le constructeur français était convaincu de pouvoir se mêler.

Le même problème a touché les deux Peugeot 9X8 à Fuji
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Peugeot a la conviction qu'un premier podium était à sa portée lors des 6 Heures de Fuji, si une fuite d'huile n'avait pas retardé les deux 9X8 pour leur deuxième apparition en compétition. Le rythme affiché par les lionnes aurait pu leur permettre de rivaliser avec l'Alpine qui a pris la troisième place derrière l'intouchable doublé des Toyota.

Troisième en piste alors qu'il réalisait le deuxième relais de course, James Rossiter n'en doute pas, lui qui partageait le volant de la #94 avec Loïc Duval et Gustavo Menezes. "Je suis sûr que l'on aurait pu se battre [contre Alpine] sans ce problème", assure-t-il auprès de Motorsport.com. "Je suis certain que l'on aurait pu monter sur le podium, ou au moins nous battre jusqu'au bout. André Negrão est revenu un peu sur moi dans le milieu de mon deuxième relais, mais je savais que j'avais encore assez de pneus pour attaquer un peu plus."

Le point de vue du pilote britannique est d'ailleurs partagé par le directeur technique de Peugeot, Olivier Jansonnie : "Je pense que l'on aurait pu avoir une belle bagarre, le rythme avant ce problème était plutôt bon. Le rythme de course a en fait été vraiment bon, mais il nous en manque encore un peu".

La Peugeot la mieux placée était quatrième derrière l'Alpine après la deuxième salve de ravitaillements, James Rossiter s'étant fait une chaleur dans le trafic avec une GTE Am. Passé au volant, Loïc Duval accusait une quinzaine de secondes de retard sur la troisième position lorsqu'il est rentré au stand avec une fumée blanche clairement visible à l'arrière de la 9X8, après 2h30 de course.

Cette fuite a été causée par un problème survenu dans le circuit moteur, décrit par Olivier Jansonnie comme n'étant "rien de dramatique mais avec des conséquences assez importantes". Il a en effet coûté 20 minutes à l'équipage #94, qui s'est finalement classé 20e de l'épreuve à 15 tours des vainqueurs. Ce souci ne s'était jamais présenté durant les séances d'essais ou lors de la première course de Peugeot, en juillet à Monza.

Surtout, le même problème a affecté la Peugeot #93 de Jean-Éric Vergne, Mikkel Jensen et Paul di Resta dans la quatrième heure de course. Les trois hommes n'ont cette fois perdu que sept minutes et ont ainsi pu remonter jusqu'à la quatrième place. "C'était malheureusement le même problème", confirme Olivier Jansonnie. "On s'y attendait un peu sur la deuxième voiture, donc quand c'est arrivé, on a pu réagir [plus vite]."

De nombreux problèmes réglés

La Peugeot #93 dans la voie des stands à Fuji.

La Peugeot #93 dans la voie des stands à Fuji.

Après cette deuxième sortie officielle, Peugeot Sport dresse néanmoins un bilan plutôt positif de sa progression sur plusieurs points. "On a résolu tous les problèmes liés à la fiabilité que l'on avait rencontrés lors de notre première course, et les deux journées d'essais à Fuji, ainsi que les deux premières heures de course, se sont déroulées sans incident", souligne Olivier Jansonnie. "Si l'on continue à progresser à ce rythme d'ici Bahreïn, ce sera extrêmement positif. Durant les premiers relais de course, on démontrait un bon rythme et, désormais, on va pouvoir se concentrer sur les progrès en performance."

Un niveau de performance qui a d'ailleurs un peu étonné Loïc Duval : "Je suis un peu surpris par nos performances en course par rapport à celles des qualifications. On est plus proches de la concurrence. On comprend mieux la fenêtre d’utilisation des pneumatiques même si on a encore à apprendre".

Propos recueillis par Gary Watkins

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