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WEC 1000 Miles de Sebring

Peugeot : "On fera ce qu’il faut pour que cela s’améliore"

Pour sa première saison complète en WEC, Peugeot a connu une entame très compliquée du côté de Sebring. Carlos Tavares, le grand patron de Stellantis, était présent mais se veut combatif.

#94 Peugeot Totalenergies Peugeot 9X8: Loic Duval, Gustavo Menezes, Nico Müller

Après avoir utilisé la fin de saison 2022 pour se remettre dans le bain de l'Endurance mondiale, Peugeot était forcément attendu au tournant lors de l'ouverture de la saison 2023 du WEC aux 1000 Miles de Sebring. D'autant plus que la concurrence passait soudainement, avec l'arrivée de nouvelles LMH et des LMDh, de deux à six rivaux au total pour cette manche inaugurale.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que rien n'aura été facile pour la marque française et ses 9X8. Comme un symbole, les problèmes ont commencé dès le début et même avant, quand la #94 a dû passer par les stands avant même le drapeau vert pour un problème technique. Par la suite, c'est une litanie de soucis et de contretemps qui ont marqué la course des hommes de Satory, avec les 31e et 32e places (sur 36 engagés) à 26 et 98 tours de la Toyota #7 comme résultat final, au terme de ce qui a fini par ressembler à une séance d'essais, voire un déverminage, grandeur nature.

Présent dans le paddock floridien, Carlos Tavares, à la tête de Stellantis, a été interrogé par Ouest France alors que la course n'était pas terminée. Il est d'abord revenu sur les soucis techniques qui ont touché les Peugeot en début d'épreuve : "Nous avons rencontré, malheureusement, deux problèmes, qui sont en fait le même problème. La commande de la boîte de vitesses, qui est un actionneur électrique a cassé. Nous avons perdu beaucoup de temps à réparer. C'est un truc très basique. C'est un actionneur électrique qui pousse sur le changement de vitesse de la boîte de vitesses. Cet actionneur est tombé en panne. Nous savions que c'était quelque chose qui posait problème."

Un changement était "déjà envisagé avant la course", a ensuite expliqué Tavares, mais n'a pas pu être apporté à Sebring "en raison de la paperasse administrative, du manque de temps…" Cette rectification sera normalement bien présente pour la seconde manche du Championnat du monde d'Endurance 2023, à Portimão à la mi-avril, qui prend déjà des allures de course cruciale alors que le circuit de Sebring et ses bosses ont pu être pointés du doigt pour expliquer une partie des problèmes de la 9X8.

Il n'est pas du tout anormal que, pour accéder au plus haut niveau de ce sport, nous ayons tous à souffrir.

Carlos Tavares

Plus globalement, concernant l'état du projet qui semble très en retard, notamment par rapport à ce qu'a pu réaliser Ferrari avec sa nouvelle 499P LMH introduite cette saison, Tavares refuse de céder à la panique. "Je suis toujours frustré quand on ne gagne pas. Toujours. Mais être un compétiteur ne signifie pas uniquement gagner, n'est-ce pas ? Être un compétiteur, c'est aussi trébucher, puis prendre du recul et essayer plus fort. C'est ça l'état d'esprit de compétiteur. Et à chaque fois que l'on ne gagne pas, on essaye de changer les choses."

"Le sport et le sport de haut niveau dans tous les cas, est cruel", poursuit-il. "Tous les sportifs de haut niveau qui ont obtenu de grands résultats, vous diront que l'entraînement était difficile, que c'était pénible, que c'était douloureux. Pour accéder au sommet, c'est forcément difficile. C'est ce que j'ai dit à l'équipe ce matin, avant le début de la course : nous allons de toute façon rencontrer des difficultés."

"C'est bien normal parce que le niveau est très relevé. Ce qui compte n'est pas tellement le résultat du jour. Ce qui compte, c'est la manière dont nous allons réagir par rapport aux incidents que nous allons rencontrer, la rapidité avec laquelle nous allons comprendre la cause du mal, apporter la solution et l'amener sur la piste. C'est ça qui compte : l'esprit avec lequel on fait la course."

"Après, il y a un moment où, à force d'avoir résolu des problèmes, les choses deviendront évidemment beaucoup plus agréables. Mais il n'est pas du tout anormal que, pour accéder au plus haut niveau de ce sport, nous ayons tous à souffrir. C'est l'essence même du sport et du haut niveau en tout cas."

Il balayait en tout cas tout sentiment d'inquiétude face à la situation : "Dans l'industrie automobile, l'inquiétude est un sentiment que nous n'avons plus. Nous sommes confrontés à tellement de défis et de crises ! Nous ne sommes pas inquiets, juste réalistes. On fera ce qu'il faut pour que cela s'améliore."

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