WEC 6 Heures de Spa-Francorchamps

La pluie torrentielle à Spa, comme "un film d'horreur"

José María López ne cache pas avoir ressenti un certain stress lors des 6 Heures de Spa-Francorchamps, quand ses équipiers étaient au volant de la Toyota #7.

#7 Toyota Gazoo Racing Toyota GR010 Hybrid Hypercar de Mike Conway, Kamui Kobayashi, Jose Maria Lopez

Les 6 Heures de Spa-Francorchamps 2022 resteront à n'en pas douter dans les mémoires, perturbées par de fortes pluies qui ont entraîné des sorties de piste en pagaille ainsi que cinq Full Course Yellows, six Safety Cars et même trois drapeaux rouges.

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Si la Toyota #7 du trio Conway-Kobayashi-López s'est imposée, elle n'a pas eu la tâche facile lors d'une épreuve qui a eu cinq leaders différents, dont deux LMP2. Les quatre roues motrices ont favorisé le prototype japonais avec cette adhérence précaire, mais les conditions n'en étaient pas moins effrayantes, y compris pour José María López, qui a passé les trois premiers quarts de la course dans le garage à observer la progression de ses partenaires.

"Regarder les caméras embarquées et entendre la radio depuis le garage était vraiment dur", déclare López. "Il y a eu des moments dans la course où Mike et Kamui semblaient être passagers dans la voiture. Il y avait tant d'aquaplaning, c'était parfois extrême. Vu de l'extérieur, ça ressemblait à un film d'horreur. C'était dur à regarder, mais ça a dû être encore plus dur dans la voiture."

L'Argentin estime avoir eu la tâche facile en comparaison, lui qui a franchi la ligne d'arrivée avec 27 secondes d'avance sur l'Alpine #36. Mike Conway, qui était au volant quand la pluie est arrivée dans la deuxième heure de course, confirme ces propos et évoque son expérience : "Le roulage sous la pluie était parfois vraiment périlleux, il y avait beaucoup d'eau stagnante et c'était difficile de maintenir la voiture sur la route. C'était vraiment dur, mais nous avons tenu bon, nous n'avons commis aucune erreur, et c'était la clé de la victoire."

Quant à Pascal Vasselon, directeur technique de Toyota Gazoo Racing, il a salué les décisions prises par la direction de course, à une exception près. "Il y a eu un moment où nous avons été très surpris que la course ait repris après un Full Course Yellow : il y avait une forte pluie", explique le Français. "C'était limite : la course a dû être arrêtée aussitôt car il y avait de l'aquaplaning partout. C'était une décision un peu surprenante ; sinon, c'était bien, globalement."

Avec l'abandon de la Toyota #8 à cause d'un problème technique en début d'épreuve, les deux prototypes japonais ont connu un retrait lors des deux premières courses de l'année, désormais nettement devancés par les pilotes Alpine et Glickenhaus au championnat.

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Propos recueillis par Gary Watkins

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