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2014-2017 : La saga Porsche en LMP1

Porsche en LMP1 - Earl Bamber, comme un symbole

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Porsche en LMP1 - Earl Bamber, comme un symbole
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29 déc. 2017 à 12:01

Porsche en LMP1, c'est fini. Avant de relever d'autres défis, les dirigeants de l'équipe allemande reviennent sur les moments clés qui ont jalonné le programme à succès du constructeur mythique.

Ils sont dix à avoir piloté une Porsche 919 Hybrid en FIA WEC et aux 24 Heures du Mans. Pendant les quatre années de son programme LMP1, le constructeur allemand peut se vanter d'avoir joué la carte de la stabilité dans ce domaine, s'appuyant sur un savant mélange des ingrédients nécessaires pour constituer ses équipages. Dans une discipline aussi particulière que l'Endurance sur ce point, mieux valait ne pas se tromper ! Partager le baquet de sa voiture, ça n'est initialement pas dans les gênes d'un pilote de course…

À l'heure de tirer un trait sur cette période faste de Porsche en Championnat du monde d'Endurance, on comprend le sens collectif d'une telle aventure. Ceux qui ont entouré ces dix pilotes se risquent difficilement à sortir du lot des performances individuelles, mais certains souvenirs remontent tout de même plus que d'autres.

"Les dix pilotes LMP m'ont tous grandement impressionné, à plusieurs reprises, indépendamment du résultat", assure Fritz Enzinger, vice-président LMP1 de Porsche. "Par exemple à Fuji en 2017, nous n'avons pas gagné. Mais la manière dont Earl Bamber a piloté à l'occasion de son premier départ en WEC, avec une voiture qui menait le Championnat du monde, c'était génial. Sous cette pression, avec de l'adversité et sur une piste trempée, il a réussi à piloter la 919 avec une telle rapidité et un tel contrôle qu'il a réussi à se construire une avance de douze secondes."

#19 Porsche Team Porsche 919 Hybrid : Nico Hulkenberg, Nick Tandy, Earl Bamber

Earl Bamber serait presque la bonne surprise permanente de ces années Porsche. Car en matière de performances de pilotes, le team principal Andreas Seidl ne peut pas passer à côté de celle du Néo-Zélandais aux 24 Heures du Mans 2015, aux côtés de Nick Tandy et de Nico Hülkenberg. Tous les trois constituaient alors un troisième équipage non titulaire en WEC, mais qui allait offrir la victoire au général au constructeur allemand dans la Sarthe !

"Instinctivement, la performance des gars de la troisième voiture au Mans en 2015 m'a beaucoup impressionné, car ils étaient nouveaux, et ils ont gagné", rappelle Andreas Seidl. "Mais d'un autre côté, ce n'était pas surprenant, car nous avions choisi trois professionnels après un processus de sélection difficile, et nous leur avions offert dès le début le même niveau de préparation que les pilotes titulaires. Alors pourquoi auraient-ils été plus lents ? Tout au long de ces années, nous avons toujours eu le luxe d'avoir le meilleur line-up, et le plus équilibré. Le taux d'erreur des pilotes a été extrêmement bas."

Pourtant, envoyer dans le cockpit d'une LMP1 un garçon comme Earl Bamber en 2015 avait tout du pari. Andreas Seidl ne le cache pas, il s'en souvient même comme étant probablement sa "décision la plus courageuse" durant ces quatre années.

"Il venait de la Porsche Supercup et n'avait aucune expérience en prototype", explique-t-il. "Ça impliquait un certain risque. Mais lors de son premier test, il a vraiment impressionné nos ingénieurs cadres, tout comme moi, par la manière dont il s'est vite montré rapide et dont il était capable d'effectuer un relais constant. Nous étions convaincus qu'il pouvait le faire. Cela convenait également à notre projet, prendre des risques quand ils présentent également une grande chance de succès."

"Les décisions les plus difficiles sont toujours liées à l'humain. Dans une équipe de course, on rencontre beaucoup de hauts et de bas qui vous rapprochent ; on construit des relations solides avec les membres de l'équipe. Néanmoins, au cours du projet, j'ai dû prendre plusieurs décisions qui étaient dures pour les individus, mais bonnes pour les performances de l'équipe. Ces décisions étaient ce qu'il y avait de plus dur pour moi. Mais le boulot de directeur d'équipe n'est pas simplement de décrocher des trophées et d'être populaire."

Outre les pilotes alignés en compétition, plusieurs autres ont pris le volant de la 919 Hybrid, que ce soit lors de séances d'essais lors desquelles Porsche pouvait ainsi évaluer les membres de son programme GT, ou bien à l'occasion de tests officiels permettant notamment d'offrir une belle expérience à un profil comme Juan Pablo Montoya. Fritz Enzinger n'aura finalement qu'un seul regret en pensant à ceux qui auraient pu tester ce prototype : "Oui, Patrick Dempsey. Mais il s'est avéré que nous ne pouvions pas lui donner suffisamment de temps pour s'habituer correctement à la voiture."

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Auteur Basile Davoine