Chicherit : "Emmagasiner de l'expérience pour 2018"

Guerlain Chicherit va faire ce week-end à Barcelone la première de ses six apparitions prévues en Championnat du monde de Rallycross cette saison, sans se fixer aucun objectif en termes de résultats.

Avant de piloter l'année prochaine la nouvelle Megane RX développée par Prodrive pour sa structure GCK, et qui sera présentée lors de la manche française du World RX à Lohéac, début septembre, Guerlain Chicherit va connaître en 2017 une saison de transition, certes, mais une saison bien chargée. En effet, l'ancien Champion du monde de freeride prendra part à six manches du calendrier mondial, ainsi qu'aux neuf du Championnat de France, au volant d'une Clio.

Cette voiture, utilisée précédemment par Fabien Chanoine en Championnat de France, avait été montée il y a quelques années sous la supervision de l'ingénieur Stéphane Orré, qui a notamment travaillé en World RX avec Peugeot-Hansen en 2014, et c'est tout naturellement à la structure FORS Performance de ce dernier que Chicherit en a confié la préparation.

"En fait, je connais Stéphane depuis un petit moment maintenant, on a discuté plusieurs fois quand j'ai commencé à réfléchir à ce projet de la Megane", explique Chicherit à Motorsport.com. "Il avait été consulté. Finalement, j'ai choisi Prodrive pour d'autres raisons, parce que c'est Prodrive. J'ai donc décidé de ne pas poursuivre avec lui sur le projet Megane, mais par contre, on a trouvé ça vraiment intéressant de travailler ensemble cette année sur celui de la Clio parce qu'il avait la possibilité de la récupérer. Et puis, je trouve que Stéphane a vraiment de très très bonnes compétences, je le trouve très professionnel, et c'est ce que je cherche."

"Je cherche vraiment à m'entourer de gens professionnels qui vont m'aider à progresser, me faire gagner du temps dans le développement de mon projet. Et du coup, l'idée qu'on a avec Stéphane, c'est que ce n'est pas un one-shot de travailler avec lui cette année, il y a des chances qu'on aille plus loin que ça, qu'il travaille avec moi d'une manière ou d'une autre l'année prochaine."

En attendant, il y a cette saison qui commence ce week-end à Barcelone, à l'occasion de la manche d'ouverture du Championnat du monde, avec une voiture que Chicherit vient de découvrir seulement récemment et qu'il n'a eu que très peu le temps de prendre en main.

"J'ai roulé avec la Clio mercredi de la semaine dernière et j'ai été plutôt satisfait car je me suis vite mis 'dedans', j'ai été vite en confiance", précise le pilote. "Je n'avais pas roulé depuis longtemps, mais je l'ai trouvée facile à conduire, elle est très saine, avec un moteur qui a l'air intéressant. Le truc, c'est que ça fait longtemps que je ne suis pas monté dans une voiture comme celle-là, et à chaque fois que c'est le cas, forcément, on est très, très impressionné – donc ce n'est pas facile d'avoir un vrai avis objectif. En tout cas, le feeling au premier contact a été très bon."

Une voiture plus très jeune

La seule voiture de rallycross que Chicherit avait déjà pilotée était la Mini, en essais dans sa version développée par Prodrive puis lors de quelques manches ces deux dernières saisons au sein du team britannique JRM. Une expérience qui avait bien débuté mais est ensuite partie de travers. Car si la voiture était compétitive et dotée d'un fort châssis quand elle était équipée d'un moteur 1,6 litre, le passage au 2 litres, qui aurait dû la replacer à égalité avec ses rivales, l'avait rendue inexploitable en raison de sa puissance arrivant d'un seul coup et d'un châssis ayant perdu toute son efficacité. Raison de plus de se réjouir d'une disposer d'une nouvelle monture, même si elle n'est plus de première jeunesse.

"Le châssis n'a rien à voir. Après, la Clio, c'est quand même une 'vieille' voiture, même si elle a été revue un petit peu par FORS", admet Chicherit. "Ça reste une auto qui est dépassée, donc on n'a aucune ambition de faire des résultats avec. En Championnat de France, peut-être, mais en Championnat du monde, on ne s'est fixé aucun objectif en matière de résultats parce que c'est, clairement, presque mission impossible. Donc, l'objectif en roulant dans cette auto, c'est de faire des kilomètres, de rouler, de prendre un maximum de départs, d'emmagasiner de l'expérience afin d'être prêt pour 2018."

L'objectif en roulant dans cette auto, c'est de faire des kilomètres, de rouler, de prendre un maximum de départs, d'emmagasiner de l'expérience afin d'être prêt pour 2018.

Guerlain Chicherit

Dans cette optique, on pourrait penser que participer à l'intégralité de la saison mondiale aurait été plus indiqué, mais Chicherit justifie ce choix par deux raisons principales et pragmatiques.

"La première, c'est une question de coût. Investir beaucoup d'argent dans une voiture qui n'est pas au niveau des autres n'aurait pas forcément été le plus intelligent. Mais la vraie, grosse raison, c'est qu'aujourd'hui, j'ai besoin de rouler", insiste-t-il. "En Championnat de France, je vais faire neuf manches et j'ai quand même de fortes chances d'aller en demi-finale et en finale, si tout se passe bien, donc je vais pouvoir faire beaucoup plus de kilomètres. Et les épreuves qui ont été choisies en Championnat du monde sont celles dont on est sûr qu'elles vont y rester l'année prochaine."

Ce sera forcément le cas de Barcelone, en passe de devenir un rendez-vous incontournable du calendrier. Les deux premières manches qualificatives auront lieu samedi à partir de 12h et 14h30, les deux dernières s'enchaîneront dimanche dès 10h avant les demi-finales et la finale en milieu d'après-midi.  

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Séries World Rallycross
Événement Barcelone
Circuit Circuit de Barcelona-Catalunya
Pilotes Guerlain Chicherit
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Tags clio, presentation, world rx