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Comment la carrière de Loeb a été façonnée par des débuts difficiles

Avant de conquérir neuf titres en WRC, Sébastien Loeb a dû faire face à plusieurs coups durs qui ont failli le priver d'une carrière au plus haut niveau. Dans une interview exclusive, l'Alsacien se remémore les étapes qui ont mené à sa domination sur les routes.

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Alors qu'il a quitté Hyundai et le WRC pour se lancer dans de nouvelles aventures au Dakar et en Extreme E, il est temps de faire le point avec le plus grand pilote de rallye de tous les temps. Et même celui que l'on pourrait classer parmi les meilleurs pilotes de l'Histoire du sport automobile, quelle que soit la discipline.

"Plutôt satisfait" de pouvoir se replonger dans une carrière qui l'a vu dominer le monde du rallye depuis le début du siècle, Sébastien Loeb, 47 ans dans quelques jours, n'a absolument pas l'intention de rejoindre le club des vétérans aux côtés de Stig Blomqvist, Ari Vatanen et les autres. L'idée de le voir se plonger dans les réminiscences de sa jeunesse au Festival de Goodwood est aussi improbable que voir McFly et Carlito sur le canapé de Michel Drucker.

Durant l'intégralité de sa carrière, Loeb a été accompagné de son copilote de toujours, Daniel Elena. Comment ont-ils pu rester liés si longtemps ? "Il a toujours voulu continuer et il veut toujours continuer", explique l'Alsacien. "Je continuerai avec lui tant que je penserai qu'il peut m'aider à gagner."

L'an dernier, le Rallye de Turquie a vu Loeb remporter sa 921e spéciale et décrocher son 119e podium en WRC. C'est la partie de l'Histoire sur laquelle il est le plus enclin à s'exprimer : aujourd'hui. Et peut-être demain. Mais il y aurait beaucoup à dire sur ses records, 79 victoires et neuf titres, et sur son histoire, qui semble sortie d'un film en noir et blanc de la Nouvelle Vague : un col bleu qui travaillait comme électricien en rêvant de vitesse et de gloire...

"Je ne sais pas vraiment pourquoi mais quand j'étais jeune, je voulais toujours faire la course avec ma mobylette", se souvient Loeb. "J'étais toujours plus rapide que mes copains et j'avais toujours cette envie de prendre les virages le plus vite possible. Quand j'ai eu mon permis, ça a un peu été la même chose : j'allais toujours sur des petites routes, même des chemins en terre dans les champs, et je roulais, je glissais, j'adorais contrôler le freinage pour prendre le virage aussi bien que possible. Je ne sais pas d'où ça vient, mais c'est comme ça."

Sébastien Loeb, Hyundai Motorsport

Loeb faisait ces escapades dans la campagne entourant sa ville natale, Haguenau. Le problème était que dans l'Hexagone, le rallye était surtout un sport pratiqué entre la Méditerranée et les Alpes-Maritimes. Pour un jeune Alsacien sans budget, cet objectif était hors de portée. Mais il a ensuite entendu parler de l'opération de détection de talents lancée par la Fédération française du sport automobile, Rallye Jeunes.

"Il fallait se rendre à un endroit, rouler entre quelques plots et passer par différentes phases de qualifications, et je me suis dit : 'OK, je peux le faire... c'est la seule course dans mes moyens !'" précise Loeb. "Donc je m'y suis rendu, et il y avait environ 15'000 personnes... J'ai fini premier de ces qualifications et j'ai remporté la finale."

Si cette histoire avait été adaptée à Hollywood, ce serait le début de l'épopée de notre héros vers la gloire. Mais les films de la Nouvelle Vague intègrent souvent les absurdités du monde réel... "Les juges ont sélectionné le deuxième parce qu'il avait plus de relations [dans le monde du rallye] que moi", se remémore Loeb. "Je n'avais pas de relations donc ce n'était pas très juste mais OK, je devais l'accepter."

Loeb est retourné sur les chantiers pendant 12 mois supplémentaires, avant son retour à Rallye Jeunes. À nouveau, il a tout gagné jusqu'à la finale, mais il a pris trop de risques et une erreur l'a fait chuter à la deuxième place. Les juges l'ont encore écarté. À 23 ans, ses ambitions semblaient en bout de course. Signe de son fort caractère, durant l'année qui a séparé ces deux participations à Rallye Jeunes, il n'a pas souhaité nouer de relations semblables à celles dont bénéficiaient ses rivaux. Cette aversion pour les mondanités et les sourires forcés ne doit en aucun cas être prise pour de l'arrogance, c'est plutôt l'exact opposé, mais aujourd'hui encore, Sébastien Loeb donne l'impression d'être plus à l'aise quand ce sont ses performances au volant qui parlent. Heureusement, une personne était prête à les écouter à l'époque. Dominique Heintz, lui aussi électricien alsacien passionné par le rallye, est entré en contact avec lui. "Il m'a dit : 'Si tu bats 15'000 personnes deux années de suite, je suis sûr que tu as quelque chose de spécial. J'ai une petite association : je peux peut-être t'aider."

Sébastien Loeb

Heintz a engagé Loeb dans une Peugeot 106 de la classe N1, avec des voitures limitées à 1300cc. Pour s'assurer d'évaluer comme il se devait le talent de son jeune pilote, le patron a joué le rôle du copilote lors de la première épreuve, le Rallye régional du Florival. Ils se sont imposés dans leur catégorie mais Loeb en rit encore : "Il n'a jamais voulu remonter dans la voiture pour une course ! Maintenant, s'il monte à mes côtés pour un roulage dans une WRC, il vient. Mais pour un rallye, je pense qu'il aurait très peur ! Il ne savait pas si j'étais fou ou vraiment rapide !"

Loeb s'est encore imposé à trois reprises en N1 au cours de l'année 1997, mais une fois la saison terminée, un second copilote, Christophe Schneider, a posé sa démission avec fracas. "Parce que nous avons percuté quelque chose et que l'essieu arrière était tordu, donc la voiture roulait un peu de travers", explique Loeb. "Et je me battais pour la victoire de la catégorie avec cette voiture tordue, et il voulait arrêter en plein rallye ! Donc, OK..."

Heureusement pour Loeb, le temps passé dans le championnat lui a permis de mettre un peu de côté sa méfiance naturelle et parmi les personnes qu'il avait rencontrées figurait un jeune homme courageux, nommé Daniel Elena. "On a commencé à se fréquenter parce qu'on partageait des lieux pour dormir, pour partager les coûts", indique Loeb. "Après le dernier rallye de la saison 1997, il y avait une fête et on s'est dit : 'Pourquoi ne pas travailler ensemble ?' Et ça a tout simplement commencé comme ça."

Le binôme Loeb-Elena est né

Le duo Loeb-Elena a rejoint le championnat monomarque de Citroën en 1998, avec la Saxo Kit Car, dans lequel ils ont décroché trois succès. Ils ont remporté le championnat en 1999 et la FFSA les a récompensés avec trois participations en WRC Junior : ils sont sortis de la route en Catalogne, mais se sont imposés dans la catégorie au Tour de Corse et au Sanremo.

C'était un avant-goût de ce qui les attendait mais la saison 2000 était encore bien loin, la faute à un budget trop faible pour continuer. "On discutait avec Dominique et il a dit que ce serait mieux de faire des rallyes sur terre", explique Loeb. "Louer une voiture pour faire le Championnat de France des rallyes terre. J'ai fait le premier rallye, je l'ai gagné. J'ai fait le deuxième rallye, je l'ai gagné. Et à partir de là, Citroën a dit : 'OK, on va commencer à vous aider sur terre et on paiera le reste'... Donc j'ai gagné le Championnat de France des Rallyes terre."

En bonus, Loeb a reçu les clés d'une voiture venant du WRC. Il s'agissait d'une ancienne Toyota Corolla d'usine que la FFSA a sortie du garage pour que Loeb prenne part au Tour de Corse et au Sanremo en 2000. Cette vieille voiture lui a offert une belle découverte de la catégorie reine. "Elle était incroyable à piloter, avec ces quatre roues motrices, je pouvais glisser en courbe et jouer avec la voiture", s'enthousiasme-t-il. "C'était tout simplement une sensation incroyable." Une neuvième et une dixième places donneraient peut-être une impression mitigée selon les standards actuels, mais n'oubliez pas la quantité de voitures engagées en WRC à l'époque : il a devancé quatre voitures d'usine en Corse et sept au Sanremo !

Pour la saison 2021, Citroën a financé l'engagement d'une Saxo en WRC Junior et d'une Xsara Kit Car dans le Championnat de France. Il a remporté les deux titres mais Guy Fréquelin, alors patron de Citroën en compétition, semblait réticent à discuter du programme de l'équipe en WRC. Sans autre alternative que le Championnat du monde, Loeb a pris les choses en main. "J'ai essayé d'entrer en contact avec toutes les équipes internationales : Subaru, Mitsubishi, etc", se souvient-il. "À l'époque, je crois que j'envoyais des fax pour dire : 'Je suis là si vous avez besoin d'un pilote d'essais ou autre chose, je serai votre homme.' Mais je n'ai jamais eu de réponse positive. Et parfois pas de réponse du tout."

Sebastien Loeb, Citroen Xsara WRC

Finalement, une troisième Xsara WRC a été engagée pour Loeb en 2001, aux côtés des leaders de l'équipe, Jesús Puras et Philippe Bugalski. Après un départ tranquille, l'Alsacien était surpris d'être dans le top six dès le premier jour, à la suite d'abandons pour de nombreux leaders, Richard Burns, Markko Martin, ainsi que ses équipiers Bugalski puis Puras. Dans une deuxième journée perturbée par le brouillard, Loeb a pris l'avantage sur Didier Auriol, alors seul Français titré en WRC, qui pilotait la Peugeot 206, et il est remonté au deuxième rang. "Il vient du nord, je pense qu'il aime le brouillard et la pluie", commentait le Montpelliérain, perplexe, dans le parc d'assistance.

Le dernier jour, Loeb a repris énormément de temps au roi de l'asphalte chez Peugeot, Gilles Panizzi, dont l'avance était confortable. Dans l'avant-dernier chrono, Panizzi perdait 22 secondes sur Loeb mais il a conservé 11"4 d'avance au général. "Ce jeune pilote est peut-être le plus rapide", concédait alors son aîné. Un souvenir qui fait encore sourire Loeb aujourd'hui : "C'était le tournant parce qu'après ça, toutes les équipes ont répondu à mes fax et voulaient m'engager."

Citroën a également proposé à Loeb de participer à son programme partiel en WRC en 2002, et il est donc resté. La saison a débuté avec un succès sur le Monte Carlo, même si Tommi Mäkinen en a finalement hérité après un changement de pneus interdit. La première victoire officielle de Loeb est arrivée au Rallye d'Allemagne. Ses autres résultats ont été la 17e place pour sa première visite en Suède, la septième à l'Acropole et en Australie, la cinquième pour son premier Safari et la dixième en Finlande. Ces prestations peuvent une nouvelle fois sembler modestes mais en 2002, six autres constructeurs étaient impliqués et faisait rouler sept anciens champions.

Puis Citroën a décidé de passer au niveau supérieur en recrutant Carlos Sainz et Colin McRae pour sa première saison complète en 2003, ce qui a semé le doute chez la jeune star. "Je pense que c'est en 2003 que j'ai subi la plus forte pression", reconnaît-il. "Colin et Carlos arrivaient dans l'équipe et je me disais : 'Maintenant, je vais vraiment savoir qui je suis.'"

Sébastien Loeb

Loeb a fini premier d'un triplé historique pour Citroën au Monte Carlo mais il craignait encore l'affrontement avec ses coéquipiers sur terre : "En 2002, Colin m'a devancé d'une minute dans certaines spéciales en Grèce", rappelle-t-il.

McRae a été le pilote Citroën le plus rapide en Suède et Sainz a remporté la troisième manche en Turquie, mais aucun des deux anciens champions n'était véritablement dans son élément en ce début de siècle, période à laquelle l'électronique prenait de plus en plus d'importance. Au cours de ces saisons, la force de Loeb était d'accepter l'opinion des spécialistes de l'électronique, plutôt que de se battre avec sa voiture. Dans les spéciales rapides de Nouvelle-Zélande, il a été le meilleur pilote Citroën. "Alors je me suis dit : 'OK, je suis devant deux Champions du monde avec la même voiture, c'est une bonne nouvelle !'" s'amuse Loeb, quasiment 20 ans et neuf titres plus tard.

Le seul pilote capable de vraiment s'adapter à cette nouvelle génération de voitures était celui que Loeb désigna comme son plus grand rival : Marcus Grönholm, titré à deux reprises. "J'ai eu beaucoup de grosses bagarres avec lui et c'était souvent intense jusqu'à la toute fin. Parfois, il faisait une erreur avant la fin, donc ça allait, mais parfois il y avait de grosses, grosses luttes."

"Il fallait aussi faire attention à ne pas trop écouter ce qu'il disait avant la dernière spéciale !" soupire Loeb. "Je me souviens qu'en Allemagne [en 2003], il m'a dit 'OK, tu as gagné maintenant, ça va, je vais assurer dans la dernière spéciale'. J'avais environ 11 secondes d'avance, quelque chose comme ça, et au temps intermédiaire il était déjà sept secondes devant ! Donc j'ai dû changer de rythme jusqu'à la fin de la spéciale. Oui, il était marrant !"

Sébastien Loeb and Daniel Elena

Après avoir perdu le titre pour un point face à Petter Solberg en 2003, Loeb a entamé sa domination sur le championnat en 2004, décrochant six victoires avec sa Xsara, l'année de son premier titre.

C'est en 2006 que Grönholm a été le plus proche de le faire vaciller. Les voitures avaient été privées de leur électronique pour diminuer les coûts et Citroën s'était retiré du WRC, laissant Loeb chez Kronos Racing, une structure privée qui engageait la Xsara avec le soutien de l'usine. Grönholm disputait sa première saison avec Ford au volant de la nouvelle Focus WRC "Mk2" mais Loeb s'était forgé une avance de 35 points, avec encore 40 unités à prendre, grâce à huit victoires et quatre deuxièmes places. C'est à ce moment-là qu'une chute à vélo a mis fin à sa saison... En son absence, Grönholm a gagné en Turquie, prenant les dix points qu'un succès rapportait à l'époque, mais des tonneaux en Australie lui ont fait perdre dix minutes. "C'était le [titre] le plus particulier à gagner, je dirais, mais pas le plus passionnant [à vivre] ! Quand on se lève, qu'on prend son café et qu'on se dit : 'OK, je suis Champion du monde'", admet Loeb.

#17 Pescarolo Sport Pescarolo C60 Judd: Éric Hélary, Franck Montagny, Sébastien Loeb

C'est également à cette période qu'ila commencé à se pencher sur d'autres catégories, et en 2005, Henri Pescarolo l'a invité dans son équipe pour disputer les 24 Heures du Mans. "J'ai juste fait deux séances d'essais et ensuite je suis monté dans la voiture, et je me suis battu pour la victoire", résume Loeb. "On était en tête et mon équipier a eu un accident, et l'année suivante, on a pris la deuxième place au général. C'était vraiment une belle expérience de rouler de nuit... vraiment cool. Et de rouler avec cette aérodynamique, c'était une chose que je ne connaissais pas, donc il y avait une superbe sensation de vitesse en courbe."

Encore plus de vitesse et d'appui aérodynamique attendaient Loeb en 2007, quand il a brièvement échangé sa place avec Heikki Kovalainen, alors pilote Renault en Formule 1. Ceux qui étaient au Paul Ricard ce jour-là ont vu que ce n'était pas qu'un coup marketing : le gars venu du rallye était réellement impressionnant !

En 2008, Loeb a fait son apparition sur une séance d'essais privés en F1, en cours de saison sur le circuit de Barcelone, réalisant le huitième temps au volant de la Red Bull RB4. Au cœur de la saison suivante, Toro Rosso souhaitait se séparer de Sébastien Bourdais et Loeb est devenu une véritable option. Des débuts en F1 à 35 ans, vraiment ? Tous ceux qui étaient impliqués à l'époque savent que la possibilité était réelle. Sauf que son employeur "à plein temps", Citroën, a bloqué l'accord.

Sébastien Loeb tests the Renault F1

Mi-2009, Citroën était en pleine tourmente. Mikko Hirvonen est resté dans la lutte pour le titre avec sa Ford jusqu'au dernier rallye de la saison, en Grande-Bretagne. La FIA a de son côté annoncé que le WRC basculerait sur les règlements Super 2000 à partir de 2011. Le but était d'attirer Fiat, Proton, Opel, Peugeot, Volkswagen et Skoda, alors présents dans en IRC, une catégorie disputée avec des S2000, alors que Citroën et Ford restaient les seules marques impliquées en WRC.

Loeb estimait que les S2000 nuiraient tant au spectacle du WRC qu'au plaisir qu'il prendrait au volant. Craignant son départ, Citroën a commencé à se concentrer sur son jeune pilote prometteur, un certain Sébastien Ogier, en lui confiant le développement de la DS3 en 2010, pendant que Loeb décrochait son septième titre consécutif, le quatrième avec la C4. Finalement, Loeb est resté pour 2011 et s'est rendu compte que les nouvelles voitures lui plaisaient.

"Sur asphalte, c'était encore mieux d'avoir la 2 litres", concède-t-il. "Un peu plus technique à cause du couple dans les virages lents ; il fallait mieux gérer l'accélérateur pour garder le contrôle et éviter de trop glisser. La 1600 était meilleure sur terre. Je préférais la DS3 à la C4 [2 litres] pour le pilotage, parce qu'elle était plus agile et qu'on pouvait jouer un peu plus avec la voiture. Donc au final, elle était plus fun."

Le pilotage était peut-être fun, cependant avec deux coqs dans le poulailler, des frictions sont vite apparues chez Citroën. Les deux pilotes ont gagné cinq fois mais Loeb a pu conquérir son huitième titre tandis qu'Ogier est parti développer la Volkswagen, laissant à l'Alsacien la voie libre pour son dernier titre en 2012. Ce qui est parlant, c'est que la seule référence à Ogier dans notre discussion est venue d'une question sans lien avec leur duel...

Le nonuple Champion dirige maintenant le Sébastien Loeb Racing, avec Dominique Heintz au poste de manager. Et lorsque Motorsport.com a demandé à Loeb qui il choisirait pour composer la meilleure équipe, à la fois pour gagner mais aussi pour créer la meilleure ambiance dans le parc d'assistance, voici quelle a été sa réponse : "Comme patron d'équipe, [pour gagner] je choisirais Guy Fréquelin. Il dirigeait l'équipe d'une main de fer. Pour les pilotes, c'est difficile... disons Ogier et Thierry Neuville, avec Fréquelin comme patron."

Et de qui voudrait-il être entouré ? "Ceux avec qui j'ai le plus fait la fête. J'ai passé de bons moments avec [Yves] Matton [ancien patron de Citroën Racing], non ? Le patron ? Je prendrais aussi Daniel. Je le mettrais dans une voiture pour qu'il puisse prendre du plaisir et faire la fête après. Et Colin McRae, c'est sûr. Team Fun !"

Partout à travers le monde, des millions de personnes raconteront à leurs petits-enfants l'époque où Sébastien Loeb pilotait, mais pour le principal intéressé, un moment sort du lot : le rallye au cours duquel s'est joué le titre 2010 : "Quand j'ai gagné chez moi, le Rallye de France en Alsace. Dans ma ville natale avec mes amis. C'était tout bonnement incroyable." Et nous revoilà plongés dans la Nouvelle Vague, avec le jeune col bleu de retour sur les routes qui l'ont vu grandir, mais cette fois paré de son nouveau statut. La fête avec ses proches a dû être particulière. "Je crois que c'était une bonne soirée. Je ne m'en souviens pas !"

Après tout, le meilleur est donc véritablement humain.

Sébastien Loeb and Daniel Elena, Citroën DS3 WRC, Citroën Total World Rally Team
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