Un début de saison difficile pour Meeke et Citroën

Même si plusieurs erreurs de ses pilotes – et notamment Kris Meeke – n'ont pas aidé, en Suède comme au Monte-Carlo, la nouvelle C3 WRC a semblé en retrait par rapport à ses concurrentes sur l'ensemble des deux premières manches de la saison.

Après le Rallye de Suède, Citroën pointe toujours à la quatrième place du Championnat des constructeurs. Plus ennuyeux, tant au Monte-Carlo qu'en Suède, la C3 WRC ne s'est pas montrée en position de vaincre, contrairement à la Hyundai i20 Coupe, qui a abandonné les deux fois sur une erreur de Thierry Neuville alors qu'elle menait largement aux mains du Belge – mais aussi à la Ford Fiesta de M-Sport et la Toyota Yaris du "team Mäkinen" qui étaient là et bien là pour récupérer les lauriers.

Comme au Monte-Carlo, Kris Meeke a occupé la troisième place au début du Rallye de Suède avant de céder devant Ott Tänak le vendredi après-midi, aux prises qu'il était avec une usure importante de ses pneus, puis face à Sébastien Ogier le samedi matin. Une erreur de sa part en fin d'après-midi et huit minutes coincé dans un fossé enneigé allaient, comme au Monte-Carlo, éloigner le Britannique des premières places, et c'est Craig Breen qui sauverait finalement la mise à Citroën avec une nouvelle cinquième place – cette fois au volant d'une C3 (il pilotait une DS3 au Monte-Carlo) et en inscrivant donc des points non seulement pour son compte, mais aussi pour l'équipe.

"Nous pouvons être satisfaits d’avoir eu une fiabilité parfaite ce week-end', préférait souligner Yves Matton, le directeur de Citroën Racing, avant d'insister sur le second point positif à ses yeux. "En atteignant les objectifs que nous leurs avions fixés, Craig et Stéphane [Lefebvre, huitième au volant de la DS3 WRC] contribuent largement au volet positif de notre bilan."

"Craig est arrivé à combiner la performance aux moments où il se sentait le plus à l’aise avec la voiture et un rythme plus mesuré quand c’était nécessaire. En étant confronté à une grande variété de conditions, Stéphane a appris à gérer une telle course. Le résultat est positif en considérant sa faible expérience sur la neige."

Le bilan est plus nuancé pour Kris. Il a éprouvé quelques difficultés à être en osmose avec la voiture sur la variété de terrains rencontrés.

Yves Matton, directeur de Citroën Racing

S'il préférait donc mettre en avant la performance de ses deux jeunes pilotes, Matton ne s'en voilait pas pour autant la face au moment d'évoquer les déboires de son pilote leader, manifestement pas à l'aise au volant de la C3 dont il a déclaré à Autosport qu'il ne "la pilotait pas" – laissant sans doute entendre que c'était elle qui le pilotait...

"Le bilan est plus nuancé pour Kris", admettait donc Matton. "Il a éprouvé quelques difficultés à être en osmose avec la voiture sur la variété de terrains rencontrés. Dans ces conditions, il n’est pas évident de faire grandir sa confiance. Gageons que la situation sera différente au Mexique, sur un terrain plus constant pour l’ensemble du rallye."

"Je ne baisserai pas les bras"

Le principal intéressé, quant à lui, ne faisait pas mystère de son désarroi.

"Nous ne terminons pas où nous aurions voulu être. Nous avons beaucoup de travail et nous devons analyser toutes les informations qui sont en notre possession pour avancer", déclarait en effet Meeke avant de quitter la Suède, s'en remettant lui aussi au Mexique et aux essais qui seront menés en vue de cette troisième manche et des suivantes. "Après deux évènements hivernaux, nous allons passer sur la terre et la prochaine séance d’essais sera évidemment très utile. Il m’est difficile d’être confiant après deux rallyes aussi difficiles, mais je ne baisserai pas les bras."

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A propos de cet article
Séries WRC
Événement Rallye de Suède
Pilotes Kris Meeke , Craig Breen , Stéphane Lefebvre
Type d'article Actualités
Tags citroen, meeke, rallye de suede