La disparition de l'endurance en WRC pas à l'ordre du jour, selon Todt

partages
commentaires
La disparition de l'endurance en WRC pas à l'ordre du jour, selon Todt
Par : David Evans
12 avr. 2018 à 12:45

Le président de la FIA, a démenti que la disparition du facteur d'endurance en WRC puisse être à l'ordre du jour.

Jean Todt dans l'E-Village avec Jose Maria Lopez, Dragon Racing. & Lucas di Grassi, Audi Sport ABT Schaeffler
Sébastien Loeb, Daniel Elena, Citroën World Rally Team Citroën C3 WRC
Sébastien Loeb, Daniel Elena, Citroën World Rally Team Citroën C3 WRC
Elfyn Evans, Phil Mills, M-Sport Ford WRT Ford Fiesta WRC
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, M-Sport Ford WRT Ford Fiesta WRC
Elfyn Evans, Phil Mills, M-Sport Ford WRT Ford Fiesta WRC
Jari-Matti Latvala, Miikka Anttila, Toyota Gazoo Racing WRT Toyota Yaris WRC
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, M-Sport Ford WRT Ford Fiesta WRC
Jari-Matti Latvala, Miikka Anttila, Toyota Gazoo Racing WRT Toyota Yaris WRC
Jean Todt, président de la FIA
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, M-Sport Ford WRT Ford Fiesta WRC
Jari-Matti Latvala, Miikka Anttila, Toyota Gazoo Racing WRT Toyota Yaris WRC
Tommi Mäkinen, Team principal Toyota Gazoo Racing WRT

Présent la semaine dernière au Tour de Corse, Jean Todt a indiqué à Motorsport.com qu'il voyait toujours l'endurance comme un élément-clé de l'attrait et de la difficulté du WRC.

Les organisateurs de rallyes se sont collectivement sentis mis sous pression pour réduire le kilométrage des spéciales. Le Rallye du Mexique, disputé le mois dernier en est un exemple, l'ES la plus longue étant passée de 80 km en 2016 à 54 l'année dernière puis 31 cette année.

La semaine dernière, le Tour de Corse a semblé faire exception en incluant à son itinéraire une spéciale de 55 km lors de la dernière étape.

Lorsqu'il lui a été demandé ce qu'il pensait du format des rallyes, Jean Todt a répondu : "Ce n'est pas une question facile. Pour moi, le rallye n'est pas un sprint, le rallye devrait être de l'endurance, de l'aventure."

"Personnellement, j'adorerais que nous ayons des spéciales nocturnes, j'adorerais que les gens viennent voir les rallyes au beau milieu de la nuit et j'aimerais voir plus d'assistances, mais je comprends que cela fait plus partie de l'histoire du rallye que de son avenir."

"Mais je dois dire que, pour moi, il est formidable de voir la première spéciale en Corse [49 km, ndlr], plus imprévisible. Ils ne reçoivent aucune information pendant la spéciale et le pilote peut faire la différence."

Un organisateur de rallye a indiqué à Motorsport.com : "Les messages que nous recevons sont clairement contradictoires... Certaines équipes poussent fort contre l'endurance et nous avons vraiment eu le sentiment l'année dernière que ces opinions trouvaient écho à Paris et Genève [à la FIA]."

Lorsqu'il lui a été demandé si les organisateurs des rallyes étaient sous pression pour mettre des spéciales plus courtes au programme, Todt a répondu à Motorsport.com : "De la pression de la part de la FIA ? Pas de ma part en tout cas."

La fiabilité en question

Tommi Mäkinen, directeur de l'équipe Toyota, aimerait voir une réduction de la longueur des spéciales, pointant le fait que les voitures actuelles ne sont pas, à ses yeux, conçues pour l'endurance. Or, du point de vue de Jean Todt, l'un des avantages de l'endurance est le caractère imprévisible qu'elle apporte à la compétition.

"Vous savez quel est l'un de mes problèmes avec la compétition actuelle ?" interroge le président de la FIA. "Les voitures sont plus fiables ? Je veux dire, regardez la Formule 1, les choses sont tellement efficaces, il y a tellement de travail de simulation et les voitures sont tellement fiables. C'est une chose que je ne trouve pas très bonne pour la discipline, nous aimons – et j'aime – que les choses soient plus imprévisibles. La course a besoin d'avoir un parfum d'imprévisibilité."

Todt souligne qu'un changement de réglementation destiné à forcer l'utilisation d'éléments clés pour un plus grand nombre de rallyes pourrait décupler l'incertitude. Il ajoute : "Peut-être pourrons-nous réduire l'allocation des moteurs, transmission et boîtes de vitesses pour la saison, cela pourrait faire baisser les coûts. C'est de la responsabilité d'Yves [Matton, directeur des rallyes de la FIA] de discuter de cela avec les équipes et de revenir avec des propositions."

Prochain article WRC
Pour Citroën, le retour de Loeb en WRC n'appartient qu'à lui

Article précédent

Pour Citroën, le retour de Loeb en WRC n'appartient qu'à lui

Article suivant

Latvala : "Ces voitures commencent à être très sûres"

Latvala : "Ces voitures commencent à être très sûres"

À propos de cet article

Séries WRC
Auteur David Evans
Type d'article Actualités