"Encore beaucoup de travail" pour Quentin Gilbert

Le Vosgien ne pouvait disposer d'un meilleur apprentissage au volant d'une World Rally Car en Mondial qu'en disputant au Pays de Galles, le week-end dernier, un rallye finalement aussi compliqué que d'habitude.

Malgré la date avancée d'une quinzaine de jours et la quasi absence de pluie, les conditions se sont en effet révélées aussi peu évidentes qu'à l'accoutumée entre brouillard, humidité et boue. Engagé avec Renaud Jamoul sur une quatrième DS3 WRC de PH Sport pour le dixième et dernier rallye inscrit au programme d'Abu Dhabi Total World Rally Team en 2016, le Champion du monde Junior et WRC3 en titre a eu du mal à tenir le rythme des meilleurs, mais tel n'était pas l'objectif qu'il s'était fixé.

Nous avons commencé sur un rythme extrêmement prudent. Avec le brouillard et l’absence d’adhérence, la première épreuve chronométrée présentait les pires conditions pour se mettre en confiance ! Nous avons progressé spéciale après spéciale, pour réduire l’écart avec les meilleurs”, déclarait l'ancien pilote M-Sport en WRC2, vendredi soir, après avoir atteint par deux fois le top 10 des World Rally Cars lors des deux dernières spéciales de la première étape.

Assurant que piloter cette voiture - ce qui se fait de mieux en rallye en attendant la nouvelle génération des WRC qui débutera en 2017 - était un régal, et qu'il prenait énormément de plaisir en dépit des difficultés, Quentin Gilbert n'était pourtant pas complètement satisfait de sa prestation au terme de la seconde journée.

Je continue à me rapprocher des pilotes de référence, mais ma progression était un peu en dents de scie aujourd’hui. Plusieurs éléments m’ont déstabilisé ce matin, comme le brouillard dans l’ES10, mes notes qui étaient parfois trop optimistes ou les variations de grip d’un virage à l’autre”, disait-il.

Le second passage s’est mieux passé et je suis satisfait de ne pas avoir fait d’erreur. C’est parfois frustrant de voir les temps des premiers, mais il ne faut pas se tromper d’objectif.”

Après s'être emparé de la 15e place au terme de la dernière spéciale du vendredi (ES8), aidé par les soucis d'Andreas Mikkelsen et les tonneaux de son équipier Craig Breen, puis l'avoir conservée après la première du lendemain, Gilbert s'est fait repasser par Lorenzo Bertelli au terme de la suivante puis par un Mikkelsen en pleine remontée à l'arrivée de la 13e. Il allait conserver ce 17e rang jusqu'à l'arrivée, derrière les WRC engagées à l'année et les quatre Skoda qui avaient dominé le WRC2.

Être à l’arrivée constituait notre premier objectif. Je suis satisfait de notre progression et du travail accompli depuis le départ”, dit-il. “C’est un véritable motif de satisfaction, même s’il y a eu de très bonnes spéciales et d’autres moins bonnes. Le dimanche a été notre meilleure journée en dépit de conditions très compliquées et très glissantes sur le deuxième passage.”

Dans l’ensemble, j’ai le sentiment du devoir accompli. En tant que pilote, on aimerait toujours que les temps soient directement au rendez-vous. Ce week-end confirme néanmoins que cela ne se passe pas ainsi en WRC tant le top niveau est extrêmement relevé.”

Tourné vers 2017

Il faut du temps, des kilomètres et de l’expérience pour l’atteindre. Malgré notre progression constante ce week-end, il nous reste encore beaucoup de travail pour y parvenir en permanence. Je me réjouis aussi d'avoir connu une épreuve sans problème. Tout s’est vraiment bien passé, nous n’avons pas eu à ménager la voiture, ce qui nous a permis de suivre notre ligne de conduite.”

Gilbert, qui a assuré qu'il passerait une excellente fin d'année après cette première expérience, a maintenant le regard tourné vers 2017. Une saison lors de laquelle il espère sans doute retrouver le volant d'une des DS3 WRC version 2016 de PH Sport.

A propos de cet article
Séries WRC
Événement Rallye de Grande-Bretagne
Pilotes Quentin Gilbert
Type d'article Réactions
Tags rac, retour