ES19 à 21 - Mikkelsen monte en grade, Paddon rétrograde

Le pilote Volkswagen a accru son avance au terme de la boucle inaugurale de la dernière étape, alors qu'il avait semblé risquer de perdre le commandement dans la seconde de trois spéciales toujours aussi poussiéreuses.

Après avoir devancé Sébastien Ogier, son dauphin au classement général, de 0”6 pour remporter le premier secteur chronométré, Settles Reverse (ES19 - 6,20 km), Andreas Mikkelsen avait porté son avance sur le Français à 2”6. Puis, dans ce qui risquait bien d'être le juge de paix de cette dernière journée, voire du rallye, Bucca16 (ES20 - 31,90 km) - la plus longue spéciale derrière celle de Nambucca disputée à deux reprises la veille -, il est parvenu à se maintenir à 2”3 au maximum de son poursuivant aux quatre intermédiaires.

Le coup de pouce est survenu sous la forme d'un tête-à-queue d'Ogier dans la dernière partie de la spéciale, qui lui a fait perdre ce que celui-ci estimait être une quinzaine de secondes. “Ça fait partie du jeu”, a réagi au point stop le champion du monde, qui voyait en réalité son retard passer à 22”2.

Mikkelsen, qui concédait que sa spéciale n'avait pas été parfaite mais qu'il avait attaqué fort, signait pourtant le scratch en étant pas moins de 18”8 plus rapide que l'auteur du deuxième chrono, Jari-Matti Latvala qui précédait Ogier. Il disait aussi savoir que son avance n'était pas si confortable et qu'il lui faudrait rester pleinement concentré. Une façon de maintenir la pression sur lui-même alors qu'il avait manifestement pris une option sur la victoire ?

Sortie de Camilli

Remportée elle aussi par Mikkelsen devant Latvala et Ogier pour un nouveau triplé Volkswagen, Wedding Bells (ES21 - 6,44 km), qui a pris du retard après une sortie de route d'Éric Camilli sans gravité mais éliminatoire, n'a pas apporté de bouleversement. Derrière non plus, où celui-ci s'était également produit précédemment.

Solide troisième du classement général à seulement dix et 12 secondes des deux Polo au départ de cette dernière journée, Hayden Paddon a en effet perdu près d'une minute et 15 secondes sur le leader dans cette même longue spéciale de Bucca16 - et rétrogradé de deux places au profit de ses équipiers chez Hyundai, Thierry Neuville et Daniel Sordo.

On est allés au large, on a touché un talus et poussé le pneu en dehors de la jante”, a expliqué le Néo-Zélandais, furieux, qui ne comptait, de plus, que 6”7 d'avance sur Mads Østberg.

Les deux autres pilotes Hyundai n'avaient pourtant pas eu un début de journée facile. Déplorant un manque de grip dans le rapide, Sordo avait concédé la cinquième place à Østberg à l'arrivée de la première spéciale du jour, avant de reprendre son bien dans la seconde. Neuville, quant à lui, disait manquer de traction car il avait monté un mix de pneus durs et tendres afin d'économiser ce dernier type de gommes pour la Power Stage - au cas où il aurait besoin des points de bonus offerts par celle-ci pour préserver sa deuxième place au championnat des griffes de Mikkelsen.

Lappi file vers le titre

L'abandon de Camilli a permis à Latvala d'intégrer le top dix derrière Lorenzo Bertelli. Ayant dépassé ce dernier victime d'un différentiel arrière cassé pour la huitième place, Esapekka Lappi n'a jamais été aussi près de remporter le WRC2 et le titre de la catégorie, alors que Michel Fabre, seul engagé en WRC3, est en passe de rallier l'arrivée de l'épreuve la plus lointaine de la saison.

La dernière boucle du rallye reprendra les deux spéciales les plus courtes de la matinée à 2h15 et 3h08 du matin heure de Paris, normalement, la seconde faisant bien sûr office de Power Stage.  

À noter qu'en raison d'un problème informatique, le classement ci-dessous n'est pas exact concernant Østberg, qui est toujours sixième à 1’39”3 de Mikkelsen et neuf secondes de Paddon. 

 
Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries WRC
Événement Rallye d'Australie
Pilotes Andreas Mikkelsen , Sébastien Ogier , Hayden Paddon
Type d'article Résumé de spéciale
Tags résumé