Kris Meeke - "Récolter les fruits de mon travail"

Le Britannique, qui sera un élément de stabilité primordial pour Citroën Racing, a expliqué son choix de rester avec l'équipe française au moins jusqu'en 2018.

Kris Meeke était arrivé chez Citroën Racing le temps de deux rallyes en 2013 avant d'en être un des deux titulaires, aux côtés de Mads Østberg, pour l'intégralité des saisons suivantes (à l'exception du Rallye d'Australie pour le Norvégien suite à un accident en reconnaissance).

Si la rumeur du passage d'Østberg chez M-Sport (confirmé depuis) a filtré dès l'annonce de l'année “sabbatique” décidée par l'équipe française pour 2016, il y a un mois, l'avenir de Kris Meeke en tant que pilote d'usine a semblé un temps compromis.

Au soir du Rallye de Grande-Bretagne, celui-ci assurait n'avoir aucune nouvelle de Citroën, qui lui avait mis la pression en raison d'un nombre trop important de fautes. Quelques semaines plus tôt, le Directeur de Citroën Racing, Yves Matton, avait été jusqu'à affirmer que son pilote avait “détruit” ce qui avait été bâti avec sa victoire en Argentine.

L'horizon s'est éclairci début décembre quand Tommi Mäkinen, Directeur de la nouvelle équipe Toyota qui fera ses débuts dans le WRC en 2017, avait admis être en contact avec l'Irlandais du Nord qu'il disait apprécier grandement. Mais les ponts n'étaient pas coupés avec Citroën, et c'est là que Meeke a choisi de poursuivre sa quête du titre pour les trois années qui viennent – en compagnie toujours de son copilote Paul Nagle.

Parmi les options qui s’offraient à moi pour la suite de ma carrière, j’ai choisi de rester avec Citroën Racing pour récolter les fruits du travail effectué depuis plus de deux ans,” explique-t-il. “C’est aussi une forme de remerciement de la confiance qui m’a été témoignée par l’équipe. Désormais, nous nous connaissons parfaitement et cette osmose sera primordiale pour mener à bien le développement de la nouvelle voiture.”

En effet, l'année 2016 n'aura de sabbatique que le nom pour Citroën – et donc pour Meeke – en raison du développement de la future arme du constructeur français qui doit être lancée en compétition dans à peine plus d'un an. Ce devrait être en effet pour le Monte-Carlo 2017, au mois de janvier, en même temps que la future Yaris WRC.

Désormais, nous nous connaissons parfaitement [avec l'équipe Citroën] et cette osmose sera primordiale pour mener à bien le développement de la nouvelle voiture.

Kris Meeke, après avoir signé pour trois ans

Tout ce qui nous attend au cours des prochains mois me passionne,” poursuit Meeke. “J’ai débuté en sport automobile dans un bureau d’études ; même si j’ai hâte de m’installer au volant, je vais suivre assidûment chaque étape de la conception et le montage de la première voiture.”

C'est d'ailleurs quand il exerçait le métier d'ingénieur que l'aspirant pilote avait été remarqué par Colin McRae avec lequel il travaillait et qui allait devenir son mentor. Une double casquette qui, en plus de la connaissance de l'équipe, sera bien utile à Citroën dans cette phase de développement d'une voiture qui devra répondre au nouveau règlement – lequel entrera en vigueur en 2017. Or, Citroën – comme Toyota – ne semble clairement pas en avance tandis que Volkswagen a déjà fait rouler depuis plusieurs mois une version intermédiaire de sa Polo WRC.

Se battre pour le titre

Je suis aussi très excité par la nouvelle réglementation FIA, qui promet des voitures plus puissantes et plus spectaculaires!,” s'enthousiasme Kris Meeke. “Évidemment, tout ce travail s’effectue avec l’objectif de pouvoir me battre pour de nouvelles victoires et pour le titre mondial.”

Des victoires, il lui sera sans doute difficile d'aller en chercher lors des quelques participations qu'il effectuera en 2016, dans une saison décidément bien chargée. Mais elles lui permettront de ne pas perdre le contact avec la compétition avant le grand rendez-vous de 2017.

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Type d'article Actualités
Tags citroen, meeke, wrc