Les pilotes militent pour la disparition de sauts artificiels violents

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Les pilotes militent pour la disparition de sauts artificiels violents
Par : Emmanuel Touzot
16 juin 2018 à 14:45

L'abandon d'Ott Tänak en Sardaigne a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase : les pilotes demandent d'une seule voix la suppression des sauts artificiels trop courts.

Ott Tänak, Martin Järveoja, Toyota Gazoo Racing WRT Toyota Yaris WRC
Mads Ostberg, Torstein Eriksen, Citroën World Rally Team Citroën C3 WRC
Ott Tänak, Martin Järveoja, Toyota Gazoo Racing WRT Toyota Yaris WRC
Sébastien Ogier, Julien Ingrassia, M-Sport Ford WRT Ford Fiesta WRC
Ott Tänak, Martin Järveoja, Toyota Gazoo Racing WRT Toyota Yaris WRC
Elfyn Evans, Daniel Barritt, M-Sport Ford WRT Ford Fiesta WRC
Esapekka Lappi, Janne Ferm, Toyota Gazoo Racing WRT Toyota Yaris WRC
Teemu Suninen, Mikko Markkula, M-Sport Ford WRT Ford Fiesta WRC
Esapekka Lappi, Janne Ferm, Toyota Gazoo Racing WRT Toyota Yaris WRC

Les pilotes du Championnat du monde de rallye ont commencé à élever la voix contre les sauts artificiels placés sur les spéciales pour créer plus de spectacle. Les abandons consécutifs à des mauvaises réceptions se font de plus en plus nombreux, à l'image de celui d'Ott Tänakvictime d'une casse mécanique après un saut le week-end dernier en Sardaigne. Pour Sébastien Ogier, aucun pilote n'est favorable à ces sauts artificiels, qui ne sont pas plus amusants que d'autres sauts et mettent en danger l'intégrité des voitures.

"Nous étions tous d'accord, en tant que pilotes, sur le fait que ce n'est pas intelligent de construire ces sauts artificiels, courts et violents, au milieu des spéciales", a expliqué Ogier à Motorsport.com. "Je n'ai rien contre les sauts, j'aime ça et ils peuvent mettre autant de sauts qu'ils le veulent, mais il faut qu'ils soient progressifs, et non qu'il s'agisse de rampes aussi raides et courtes. Nous arrivons en sixième vitesse et c'est stupide. C'est mauvais pour une World Rally Car, mais je ne voudrais pas non plus faire ce genre de sauts dans une voiture [du règlement] R5."

Un avis partagé par son directeur, Malcolm Wilson, dont l'un des pilotes du week-end en WRC2, Gaurav Gill, a abîmé l'avant de sa Fiesta R5 à la réception d'un saut : "Ce serait une bonne idée de proposer quelques lignes directrices pour la construction de ces sauts. Gaurav a détruit l'avant de sa voiture sur ce saut. Ce n'est pas très raisonnable."

Tommi Mäkinen, le directeur de Toyota Gazoo Racing, possède un avis très clair : il n'est pas possible de continuer à placer des sauts tels que ceux qui ont causé l'abandon d'Ott Tänak en Sardaigne. Le Finlandais prend pour exemple un saut dont il a supervisé la création avec sa structure privée, situé dans la spéciale d'Ouninpohja. La plus célèbre des spéciales du rallye de Finlande, qui sera absente pour l'édition 2018, empruntait en effet depuis plusieurs années Tommi's Jump, conçu par l'ancien pilote.

"On peut passer à fond sur ce saut, il est beau et il n'est pas agressif avec la voiture car il n'est pas fait sur une courte distance", analyse le quadruple Champion du monde. "Il n'y a aucun intérêt à faire quelque chose d'artificiel qui ne fait que casser les voitures. En ce qui concerne Ott, sa suspension n'avait aucune chance après ce saut – il n'a pas atterri sur les roues, mais sur le pare-chocs avant."

Propos recueillis par David Evans.

 

 

 

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Séries WRC
Pilotes Tommi Makinen , Sébastien Ogier , Gaurav Gill , Ott Tänak
Équipes Toyota Racing , M-Sport
Auteur Emmanuel Touzot
Type d'article Actualités