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Les pilotes face à l'étrange défi de Colin's Crest

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Les pilotes face à l'étrange défi de Colin's Crest
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9 févr. 2017 à 17:00

Ce saut à l'intérêt sportif anecdotique mais qui pourrait coûter cher, sur une bosse nommée ainsi en hommage à Colin McRae, est devenu depuis quelques années un des hauts lieux du Rallye de Suède.

Andreas Mikkelsen et Ola Floene, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Jari-Matti Latvala et Miikka Anttila, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Valeriy Gorban, Volodymyr Korsia, Mini John Cooper Works WRC
Daniel Sordo, Marc Marti, Hyundai i20 WRC, Hyundai Motorsport
Khalid Al-Qassimi, Chris Patterson, Citroën DS3 WRC, Abu Dhabi Total World Rally Team
Yazeed Al-Rajhi, Michael Orr, Ford Fiesta WRC
Thierry Neuville, Nicolas Gilsoul, Hyundai i20 WRC, Hyundai Motorsport
Pontus Tidemand, Jonas Andersson, Skoda Motorsport, Skoda Fabia R5
Jari-Matti Latvala, Miikka Anttila, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Kris Meeke, Paul Nagle, Citroën DS3 WRC, Abu Dhabi Total World Rally Team
Andreas Mikkelsen, Anders Jæger, Volkswagen Polo WRC, Volkswagen Motorsport
Ott Tanak, Raigo Molder, M-Sport Ford Fiesta WRC

Située dans la spéciale de Vargåsen, longue de 14,27 km et qui sera disputée à deux reprises samedi (ES11 et ES14), la "bosse de Colin" fait le bonheur des spectateurs qui se massent au bord de cette route forestière. Au point qu'un officieux concours de saut y a été instauré.

"C'est un haut lieu du calendrier, avec une ambiance incroyable", dit Sébastien Ogier au site officiel du WRC. "C'est quelque chose de spécial et même si on reste concentré sur la route, c'est un des endroits dans la saison où vous sentez qu'il y a beaucoup de monde autour de vous."

Dans le secteur de Colin's Crest, l'ambiance est en effet typique de celle que l'on peut connaître sur les spéciales historiques du WRC, que Kris Meeke a les bons mots pour décrire.

"C'est un endroit spécial où se trouver pour les spectateurs, les fans, pour passer toute la journée au cœur de la forêt, par des températures glaciales, mais en se réchauffant un peu à l'aide de quelque breuvage et d'un feu de camp", décrit le pilote Citroën, ancien protégé de la star écossaise qui donne son nom à Colin's Crest. "Bien sûr, il y a un degré supplémentaire d'attente quand on arrive sur cette bosse."

Et Hayden Paddon de poursuivre : "On est saisi par l'ambiance, on peut voir les gens, la fumée des feux sur lesquels ils sont en train de préparer à manger, et, en particulier quand on arrive pour le second passage, avec la lumière qui descend, on peut voir les flashs de photographes."

Un saut plutôt technique

Il serait toutefois erroné de penser que tout est simple à cet endroit. La bosse est en effet précédée d'un long virage à droite rapide dans lequel les pilotes entrent avec beaucoup de vitesse, celle en sortie étant primordiale pour la ligne droite qui suit. Puis, la route tourne légèrement à gauche avant la bosse, et encore après... alors qu'un virage à droite survient juste après que les roues se soient reposées sur le sol.

"C'est un très beau saut, et piégeux", dit même le pilote privé Lorenzo Bertelli, "parce que ce n'est pas en ligne droite et il y a beaucoup de monde à l'atterrissage, donc on prend le saut puis on voit les gens et on se dit : 'Wahou, c'est fantastique'. C'est vraiment un beau 'spot', Colin's Crest."

Détenteur du plus long saut au départ de l'édition 2016, Thierry Neuville avait vu son record battu par la Ford Fiesta R5 d'Elvind Brynildsen l'année dernière – et une surprise de ce genre n'est pas à exclure cette année. Parce que sauter le plus loin n'est clairement pas la priorité pour les pilotes, mais aussi, peut-être, pour des raisons techniques.

"C'est juste une énorme explosion de sentiments, de saucisses, de drapeaux et d'émotions, ça se passe en un claquement de doigt, puis c'est fini et on poursuit notre travail, mais c'est un feeling fabuleux", dit Mads Østberg, qui précise en effet : "On va essayer de sauter loin mais il est difficile de dire ce que feront les nouvelles voitures. Tout le monde sait que l'aéro joue un grand rôle sur ces nouvelles voitures et je ne sais pas si elles sauteront plus loin [que les anciennes], je ne sais même pas si elles seront tellement plus rapides. Il pourrait se passer ce qu'on a vu dans le passé, avec des voitures du Groupe N et maintenant des R5 qui ont moins d'aérodynamique et, même si elles sont moins rapides, sautent plus loin. J'irai absolument à fond, et nous verrons !"

L'envie et la raison

Ce ne sera pas le cas de tout le monde, même si Ogier explique essayer de "passer aussi rapidement que possible, et rapidement signifie prendre de la vitesse, signifie sauter. Il y a toujours une limite, alors il faut voir, mais je pense que vous verrez quelques beaux sauts cette année."

Neuville, pour sa part, avance l'argument de la maturité : "Je dirais qu'il y a une paire d'années, quand j'étais encore jeune, j'essayais juste de faire un énorme show et un saut spectaculaire, mais maintenant, comme on se concentre sur l'obtention d'un bon résultat pour l'équipe et des points importants au championnat des constructeurs, le principal est de bien passer la bosse."

Si trouver le juste milieu entre l'envie et la raison n'est pas forcément facile, Meeke résume assez bien les deux points de vue : "Bien sûr, on ne veut pas sacrifier un bon résultat pour un court moment de bravoure, mais tout le monde aime donner un peu plus sur Colin's Crest..."

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Séries WRC
Événement Rallye de Suède
Auteur Jean-Philippe Vennin