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Thomas Sénécal - "Aujourd’hui, le rallye est très adaptable au direct"

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Thomas Sénécal - "Aujourd’hui, le rallye est très adaptable au direct"
Par :
1 oct. 2015 à 12:33

Canal+ Sport va diffuser ces trois prochains jours le Tour de Corse, manche française du Championnat du monde des Rallyes, en direct et en intégralité.

La chaîne française relève pour la quatrième année consécutive le défi de diffuser le Rallye de France en direct et en intégralité. La principale différence est que le théâtre de l’événement n’est plus le Rallye Alsace-Vosges, où un certain Sébastien Loeb évoluait en son temps à domicile, mais le Tour de Corse qui fait son retour au calendrier. De quoi... corser encore un petit peu plus les choses, comme l’explique à Motorsport.com Thomas Sénécal, Rédacteur en chef du sport automobile sur Canal+.

 

Quelles sont les moyens techniques mis en œuvre pour “couvrir” un événement tel que le Tour de Corse?

On a un avion, deux hélicos qui survolent les voitures, sept caméras au sol et 12 embarquées dans les voitures. À cela s’ajoutent bien sûr les techniciens qui sont dans un car régie où travaille une quinzaine de personnes pour le son, l’image, la réalisation, les petites vidéos qu’on enregistre et qu’on diffuse en différé, etc.

Ça, c’est tout ce qu’il faut pour produire les images. Il faut y ajouter la partie éditoriale...

La question est : qu’est-ce qu’on en fait, de ces images? Comment les présente-t-on, les met-on en valeur, les commente-t-on?

Pour cela, notre commentateur sera Julien Fébreau, que ceux qui suivent la F1 sur Canal connaissent bien. Il sera accompagné de deux consultants en alternance, Nicolas Bernardi et Yves Loubet. Moi-même je présenterai, c’est-à-dire que je prendrai l’antenne à chaque début de spéciale depuis un endroit différent : soit au départ, soit de quelque part sur le parcours, soit à l’arrivée... Tout cela en fonction des nos envies et des possibilités techniques!

Notre objectif, c’est vraiment de faire vivre le côté historique du Tour. Le côté endurance, épopée à travers la Corse – de haut en bas et de long en large !

Thomas Sénécal

Techniquement, nous serons partout. Quand je prendrai l’antenne pour la première spéciale, vendredi matin, je me trouverai au départ et on aura quelqu’un au parc d’assistance, quelqu’un à l’arrivée et les commentateurs qui superviseront tout et qui verront tout depuis le car régie – lequel, d’ailleurs, sera situé dans un tout petit village un peu “paumé”, à l’écart de tout finalement. Cela pour des raisons techniques, de transmission d’images, etc.

C’est un peu insolite car alors que nous serons disséminés un peu partout, l’endroit où tout converge sera situé un peu au milieu de nulle part, sur la côte orientale. C’est là que seront installés les commentateurs, réalisateurs et autres techniciens, et qu’arriveront toutes les images.

L’idée est de se mettre au diapason d’un rallye très long et endurant. On aura aussi des motards qui nous permettront de traverser l’île pour nous rendre d’un point à un autre, d’une spéciale à l’autre.

Une des caractéristiques des rallyes est que les pilotes peuvent être interviewés dès l’arrivée de la spéciale...

À chaque point-stop, on aura un journaliste reporter qui interviewe les pilotes. Un ou une, d’ailleurs, puisque nous aurons avec nous Stéphane Gentil et Lesly Boitrelle, qui est une nouvelle venue sur Canal+ Sport. À cela, on ajoute un cameraman, un journaliste reporter d’images qui agira un peu plus en électron libre et sera cantonné au parc d’assistance.

Quel est le but d’un tel défi relevé sur trois jours?

Notre objectif, c’est vraiment de faire vivre le côté historique du Tour. Le côté endurance, épopée à travers la Corse – de haut en bas et de long en large! Dans cette optique, on veut aller partout et c’est pourquoi on a choisi de travailler avec Yves Loubet [ancien pilote corse, malheureusement jamais victorieux dans “son” rallye malgré des performances de premier choix, devenu organisateur du Tour de Corse Historique] qui va nous fait partager le côté épique de l’événement.

Nicolas Bernardi a déjà travaillé avec nous sur le rallye, il a notamment commenté les résumés de la saison 2014. C’est un très bon consultant, très pédagogue. Yves, lui, apportera la touche corse, il est capable de s’enflammer et comme il connaît chaque endroit, il pourra être très pertinent sur la topographie des lieux, les grandes heures ou l’âme du Tour de Corse.

On est en 2015, et un événement se diffuse forcément en direct. Il n’y a pas mieux.

Thomas Sénécal

Le fait qu’il y ait moins de spéciales que d’habitude (neuf) mais sur un territoire plus étendu est-il un avantage ou un inconvénient par rapport au Rallye d’Alsace de ces dernières années où il y en avait une vingtaine et beaucoup plus concentrées?

C’est plus compliqué car c’est plus étendu, en effet. En Alsace, on ne quittait pas Strasbourg où le car régie se trouvait. Pour le coup, c’était assez facile. Mais c’est un défi qu’on aime bien relever, même si on a essayé de le simplifier. Bien sûr, s’il y avait 20 spéciales ainsi étendues, ce serait plus compliqué. Mais le fait qu’il y en ait peu compense le grand étalement géographique du rallye.

Le rallye a longtemps été considéré comme une discipline plus facile à faire vivre par de beaux résumés, en sélectionnant les images les plus belles et les plus spectaculaires. Avec les nouveaux moyens techniques, est-ce désormais par le direct qu’il est le mieux servi?

On est en 2015, et un événement se diffuse forcément en direct. Il n’y a pas mieux. Tout ce qu’on peut apporter pour faire vivre un événement de près, en temps réel, va dans le sens d’une meilleure promotion de la discipline.

Les longues séquences de caméra embarquée en direct, c’est fabuleux, les gens restent “scotchés” devant l’image. Surtout en rallye car, pour peu que le copilote parle français, on a le descriptif du parcours en prime. Le sous-titrage en quelque sorte! C’est absolument unique.

C’est la quatrième année que l'on diffuse le Rallye de France. C’est ambitieux, ça demande beaucoup d’énergie et d’organisation mais au final, ça donne de belles choses. En 2012, l’image de Petter Solberg dans les vignes a fait le tour du monde – même des chaînes américaines l’ont reprise. En 2013, il y a eu le premier titre de Sébastien Ogier dès le jeudi soir, félicité par Sébastien Loeb. Une autre image forte. Le rallye est très adaptable au direct aujourd’hui.

 

 

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À propos de cet article

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Auteur Jean-Philippe Vennin