Lappi confirmé pour le reste de la saison

Véritable révélation du Rallye de Sardaigne, lors duquel il a remporté six spéciales dont la Power Stage, le jeune pilote Toyota en est déjà récompensé par son employeur.

Le patron de l'équipe du constructeur japonais, Tommi Mäkinen, a en effet confirmé qu'Esapekka Lappi, qui n'était pas censé disputer toutes les manches restantes de la saison et devait manquer au moins le seul rendez-vous lointain encore à courir, en Australie, pilotera une Yaris WRC jusqu'au terme du championnat 2017.

Lappi, âgé de 26 ans, s'est classé quatrième en Sardaigne et aurait pu viser mieux sans la perte du deuxième rapport le vendredi, une situation dans laquelle il ne s'est pas privé de signer deux meilleurs temps dans des spéciales rapides où cela n'était pas un trop gros handicap.

"Je suis satisfait de ce rallye, nous avons appris beaucoup, surtout dans la Power Stage car c'est une spéciale où beaucoup de pilotes attaquent très fort", a-t-il expliqué avec calme.

Force est de reconnaître que nombreux sont ceux, parmi ses adversaires, qui ont eu leur lot de problèmes, et que les Toyota étaient à l'aise sur ce terrain puisque toutes trois ont terminé dans le top 6. Cela, le premier point notamment, ne remet pas du tout en cause sa performance ni son résultat, mais relativise un peu l'idée selon laquelle il aurait dû obtenir un podium.

Il faut normalement un an ou deux pour apprendre une World Rally Car, mais il a sauté dedans et s'est senti à l'aise directement.

Tommi Mäkinen, directeur de l'équipe Toyota en WRC

Quoi qu'il en soit, Mäkinen a déclaré à Motorsport.com, juste après l'arrivée de la Power Stage, que laisser le jeune Finlandais sur le banc de touche lors du moindre rallye n'était plus une option.

"Je suis surpris de la vitesse à laquelle il a été en mesure d'être dans le coup", a réagi le quadruple Champion du monde. "Il faut normalement un an ou deux pour apprendre une World Rally Car, mais il a sauté dedans et s'est senti à l'aise directement. Il a un potentiel assez énorme maintenant, et je ne pense pas qu'il faudra attendre longtemps pour le voir sur le podium. Il sera tout le temps dans la voiture désormais, il fera chaque rallye – il le faut."

Trop tôt pour une victoire

Le Rallye de Sardaigne ne marquait que la seconde apparition de Lappi sur une WRC, après celui du Portugal qui présente un profil comparable car disputé lui aussi sur un terrain cassant et un parcours assez sinueux. Un argument avancé par l'intéressé pour tempérer les attentes d'un éventuel podium, voire une victoire, en Pologne ou à domicile, en Finlande.

"J'ai appris la voiture pour les rallyes à vitesse lente, mais maintenant, j'ai besoin de l'apprendre à vitesse élevée", dit le Champion WRC2 en titre. "Oui, la Finlande est mon habitat naturel, mais une victoire n'est pas possible. Je suis surpris de ce que j'ai fait ici [en Italie], mais cela vient d'une bonne motivation et de beaucoup de travail avec les notes."

Lappi avait déjà pris le volant de la Yaris en tests sur tous les types de terrain avant de courir au Portugal, mais c'est bien connu, rien ne remplace la compétition pour avoir la confirmation du potentiel d'un pilote. On sait désormais ce qu'il en est.

Propos recueillis par David Evans

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries WRC
Événement Rallye de Sardaigne
Pilotes Esapekka Lappi
Équipes Toyota Racing
Type d'article Actualités
Tags makinen, yaris wrc