Toyota a travaillé un "point faible" avant le Rallye d'Estonie

Malgré une nette domination aux championnats pilotes et constructeurs à mi-saison, l'équipe Toyota n'a pas relâché ses efforts avant d'aborder le Rallye d'Estonie.

Toyota a travaillé un "point faible" avant le Rallye d'Estonie

Au cap de la mi-saison, le Toyota Gazoo Racing caracole provisoirement en tête du championnat constructeurs avec 59 longueurs d'avance sur son rival Hyundai. Auréolé de cinq victoires en six rallyes, le team japonais s'appuie même sur trois succès consécutifs sur terre (au Portugal, en Sardaigne et au Kenya) avant d'arriver en Estonie. Sur les spéciales baltes au profil ultra rapide où le challenge sera nettement différent des épreuves précédentes, Toyota compte toutefois deux succès, grâce à Ott Tänak, sur l'épreuve utilisée en 2018 et 2019 comme événement promotionnel du WRC.

Passé chez Hyundai depuis, le Champion du monde 2019 n'a pour autant pas manqué son rendez-vous à domicile l'an passé en dominant les débats et s'avance même cette semaine comme le grand favori à sa succession en dépit de la période difficile qu'il traverse. Malgré cet avantage sur le papier, Jari-Matti Latvala et ses troupes souhaitent poursuivre leur bonne série et déjouer les pronostics cette semaine. Pour ce faire, ils ont profité des tests effectués avant le rallye pour corriger certains détails en travaillant sur des points spécifiques avant le départ.

"La saison a été très bonne pour nous jusqu'à présent et nous devons maintenant continuer à travailler aussi bien pendant la seconde moitié de l'année. Le Rallye d'Estonie est un défi très différent de celui du Kenya : Il s'agit d'une question de vitesse," a rappelé le Finlandais avant d'évoquer certaines pistes d'améliorations. "Nous savons qu'il ne sera pas facile de gagner là-bas, mais j'espère bien que nous pourrons nous battre pour les premières places une fois de plus. Lors de nos essais, nous nous sommes concentrés sur les routes plus petites et plus techniques, qui étaient un peu notre point faible l'année dernière, et je pense que nous nous améliorons dans ce domaine." 

Solide leader au championnat pilotes, Sébastien Ogier survole les débats et enchaîne les succès cette année. Avec 133 points déjà empochés, soit une moyenne supérieure à 22 unités par rallye, le Gapençais n'avait pas affiché une telle domination depuis l'ère Volkswagen, où il marchait littéralement sur la concurrence. "Gagner des rallyes en ce moment en WRC est difficile parce que la compétition est très dure, donc je suis très heureux de notre saison jusqu'à présent," s'est-il félicité.

Vainqueur en Sardaigne et au Kenya, où il a pourtant balayé lors de la première étape, le septuple Champion du monde va devoir composer une fois de plus avec ce désavantage ce vendredi, mais se sent prêt à affronter les spéciales estoniennes sur lesquelles il avait d'ailleurs décroché la troisième place l'an passé.

"Le rallye d'Estonie est un défi à relever, surtout si l'on ouvre la route, mais je ferai de mon mieux pour continuer à marquer de gros points. Le terrain sera certainement beaucoup plus lisse qu'au Kenya, donc nous pouvons vraiment nous concentrer sur le pilotage et essayer de trouver les limites," a précisé le Français qui avait aussi terminé meilleur performer en 2020 avec cinq meilleurs temps (à égalité avec Rovanperä)."C'est toujours un défi difficile d'être à la limite sur des routes aussi rapides que celles que nous avons dans le nord de l'Europe, mais je pense que c'est un défi que chaque pilote apprécie."

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Relégué à 34 unités du Gapençais, Elfyn Evans a connu quant à lui un vrai coup d'arrêt au Kenya après un début de saison pourtant très régulier. "Le Kenya n'a pas été un grand rallye pour moi en terme de points au championnat, mais nous devons mettre cela de côté et nous concentrer pour faire de notre mieux en Estonie." 

À l'image de son patron, le Gallois a le sentiment que le travail abattu lors des derniers tests ne peut être que bénéfique à la Yaris WRC, pourtant déjà performante sur ce type d'épreuve.

"Même s'il y avait des sections à très grande vitesse au Kenya, le Rallye d'Estonie a un caractère très différent. Le type de spéciales que nous avons là-bas [en Estonie] fait vraiment ressortir le meilleur de cette génération de voitures, et piloter la Yaris WRC est toujours un plaisir fantastique sur des routes comme celles-ci," a-t-il mentionné. "Nous savons que la base de notre voiture est généralement très bonne dans les sections à grande vitesse, mais il y a quelques éléments que nous n'avons pas corrigés à100 % pour l'Estonie l'année dernière, donc lors des essais, nous avons essayé d'améliorer la voiture autant que possible et de nous préparer au mieux."

De son côté, Kalle Rovanperä peine à retrouver son rythme depuis sa sortie de route en Croatie, sans pour autant être épargné à l'image de ses récents abandons. Cette semaine, le jeune Finlandais espère bien inverser la tendance en mettant à profit son expérience acquise notamment lors de ses saisons en Lettonie, pour jouer à nouveau les premiers rôles.

"J'ai toujours aimé les rallyes rapides comme celui de l'Estonie. J'ai beaucoup piloté dans les pays baltes et ils ont le même type de routes rapides et fluides qu'en Finlande. Cela me convient vraiment bien. Il est important d'avoir confiance en sa voiture et en soi-même sur un rallye comme celui-ci, sinon on peut perdre beaucoup de temps," a souligné le vainqueur du Shakedown disputé ce jeudi. "Je suis vraiment impatient de faire évoluer les choses dans une meilleure direction pour nous dans la seconde moitié de la saison, et je pense que l'Estonie peut être un bon événement pour cela. J'espère que nous aurons un bon feeling et un rallye propre, et que nous pourrons recommencer à avoir de bons résultats."

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