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WRC Rallye de Nouvelle-Zélande

Vidéos et jeux sur consoles, une préparation atypique pour les pilotes

Alors que le WRC fait son retour au Rallye de Nouvelle-Zélande pour la première fois depuis 2012 ce week-end, la majorité des pilotes, en manque de repères, s'est préparée avec les moyens du bord.

Elfyn Evans, Scott Martin, Toyota Gazoo Racing WRT Toyota GR Yaris Rally1

Dix ans après, le WRC est sur le point de faire son retour en Nouvelle-Zélande ce week-end ! Initialement prévue pour 2020, l'épreuve a été reportée ces deux dernières années en raison de la pandémie de Covid. Mais tout vient à point à qui sait attendre, et les pilotes vont pouvoir dans leur grande majorité découvrir de fantastiques routes qui n'ont plus été parcourues par la discipline depuis 2012.

En effet, seuls trois engagés ont déjà eu l'occasion de rouler en WRC en Nouvelle-Zélande : Sébastien Ogier tout d'abord, qui y était passé tout près de sa première victoire en WRC en 2010 mais s'était finalement incliné face à Jari-Matti Latvala. Les pilotes Hyundai Thierry Neuville et Ott Tänak ensuite, qui avaient tous deux pris part à la dernière édition en date, en 2012.

Pour le reste du plateau, il sera donc surtout question de gagner en expérience aux antipodes. Mais après une décennie d'absence au calendrier, et faute d'essais privés organisés en amont de l'épreuve, bien se préparer pour cette onzième manche de la saison a tenu de la gageure. C'est ainsi que plusieurs pilotes ont concédé avoir recouru à des vidéos YouTube ou bien encore à des jeux vidéo pour tenter d'avoir une première appréhension de ce que devrait leur réserver le Rallye de Nouvelle-Zélande.

Elfyn Evans a ainsi déclaré s'être livré à une véritable "chasse sur YouTube" pour dénicher des vidéos en caméra embarquée. "J'ai fait un peu une chasse sur YouTube et sur tout ce que nous ont fourni les organisateurs", a expliqué le Gallois à Motorsport.com. "Ce qu'on voit dans les vidéos paraît toujours un peu différent de la réalité […]. Mais c'est toujours difficile de bien se faire une idée des spéciales."

Evans juge cependant que les routes néo-zélandaises devraient proposer un certain nombre de similitudes par rapport aux routes galloises empruntées jusqu'en 2019 par le Rallye de Grande-Bretagne. "Le décor ne semble pas si éloigné [de ce qu'on peut voir au Pays-de-Galles], avec l'herbe bien verte et tous les moutons à côté. Certaines spéciales du vendredi ressemblent en certains points à celles du Pays-de-Galles, et je pense que c'est la même chose le dimanche […]. Cela reste un beau rallye, et c'est un immense défi. Peu importe où vous allez avec de nouvelles notes, c'est toujours compliqué au début."

Loeb a remporté la dernière édition en date du Rallye de Nouvelle-Zélande, en 2012.

Loeb a remporté la dernière édition en date du Rallye de Nouvelle-Zélande, en 2012.

Entraide familiale chez les Solberg

De son côté, Oliver Solberg se souvient avoir vu son père Petter finir en troisième position en Nouvelle-Zélande en 2012. Le jeune suédois a donc fait appel aux connaissances du Champion du monde 2003, tout en indiquant avoir joué à Dirt Rally pour parfaire sa préparation.

"J'ai bien sûr posé beaucoup de questions à mon père, étant donné qu'il a beaucoup d'expérience, et bien sûr YouTube m'a aussi bien aidé", a indiqué le jeune suédois auprès de Motorsport.com. "Il y a pas mal de vieilles vidéos qui traînent, et beaucoup de caméras embarquées, donc il y a de quoi faire et beaucoup à apprendre. Vous pouvez voir comment les pilotes roulaient et quelles sont les erreurs qu'ils ont pu faire. Je me souviens également de certaines parties du jeu vidéo Dirt Rally sur ordinateur. Quand j'ai fait les reconnaissances cette semaine, je me suis fait la réflexion que je reconnaissais tel ou tel endroit, ce qui est plutôt sympa."

Interrogé sur ses espérances pour ce week-end, Solberg a répondu : "Sur asphalte j'ai plutôt eu de bonnes sensations avec la voiture, mais sur la terre je n'ai tout simplement pas eu de bonnes expériences. La voiture semble aller de mieux en mieux, donc nous allons voir."

Chez M-Sport, Gus Greensmith a quant à lui pu profiter de vidéos en caméra embarquée fournies par un Néo-Zélandais travaillant au sein de son équipe. L'Anglais, qui décrit le rallye comme étant l'un de ceux auxquels il a toujours rêvé de participer, s'est ainsi déjà amouraché des routes qu'il a pu parcourir durant les reconnaissances.

"Grâce à l'un des gars dans l'équipe, qui est un "kiwi", j'ai pu avoir accès à certaines vidéos en caméra embarquée, donc j'ai pu avoir un aperçu des routes et voir à quoi elles ressemblaient", a-t-il expliqué, toujours auprès de Motorsport.com. "Pour moi, c'est un rallye de rêve. Quand j'étais enfant je rêvais de participer au Monte-Carlo ainsi qu'au Rallye de Nouvelle-Zélande. J'ai roulé sur les spéciales cette semaine, et chaque portion a été conforme à ce que je me figurais. L'une des spéciales du vendredi en particulier, longue de 31 km [probablement Te Akau], est l'une des plus belles que je n'ai jamais vue."

Le Rallye de Nouvelle-Zélande débutera jeudi matin à 07h08 heure française avec la Super Spéciale de Pukekawa Auckland Domain, longue de 1,78 km et disputée comme son nom l'indique dans les rues du centre-ville de la ville d'Auckland. L'épreuve rejoindra par la suite les premières spéciales sur terre.

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