Présentations WSBK 2017

Bradl - "C'est un beau projet, et nous allons en faire une réussite"

Après une expérience difficile en MotoGP, le pilote allemand est revenu sur son adaptation dans sa nouvelle discipline, le Superbike, et sur ses objectifs pour 2017 au guidon de la nouvelle Fireblade.

Honda a dévoilé lundi la nouvelle monture qui défendra ses couleurs en Superbike pour 2017. L’événement, qui a eu lieu à Salzbourg, a aussi été l’occasion de présenter le nouveau line-up de la marque japonaise pour la nouvelle saison.

Et avec l’arrivée de Stefan Bradl, il fleure comme un parfum de MotoGP au sein du team Ten Kate, en charge du programme de la marque nippone. L’Allemand, après une année 2016 décevante au sein du team Gresini (16e au général), a donc décidé de plier les gaules et de voguer vers d’autres cieux, ceux du Superbike. Et le pilote ne cache pas son enthousiasme : "Je suis vraiment impatient de débuter cette nouvelle saison ! C’est une toute nouvelle expérience pour moi, et un nouveau championnat où je n’ai jamais couru auparavant."

Un projet enthousiasmant

Il est vrai qu’avec une toute nouvelle moto et l’arrivée d’un sponsor de premier plan déjà très engagé en sports mécaniques, Red Bull, l’optimisme règne chez Honda, après un dernier exercice où le constructeur japonais a eu du mal à suivre le rythme imprimé par Kawasaki et Ducati. "Nous avons la toute nouvelle Fireblade cette saison, il va donc falloir un peu de temps pour l’appréhender mais nous allons faire de notre mieux pour l’emmener au sommet le plus rapidement possible. Tout bien considéré, c’est un beau projet, et pas à pas nous allons en faire une réussite", poursuit Bradl.

Mais il reste encore du travail chez Honda pour espérer franchir un nouveau cap cette saison, après avoir renoué avec la victoire en 2015 par l’intermédiaire de Nicky Hayden, lors de la manche de Sepang. "[La nouvelle moto a] plus de puissance. Le châssis n’est pas si différent de celui que j’ai pu essayer en novembre. Malheureusement l’électronique était un peu trop prononcée sur l’ancien moteur, nous avons donc eu des problèmes de grip arrière à Jerez et Portimão car la puissance délivrée n’était pas parfaite", reprend Bradl.

Objectif podium pour Bradl

Après cinq saisons passées en MotoGP, avec en point d’orgue une septième place au championnat en 2013 avec LCR Honda, l’Allemand était progressivement rentré dans le rang lors de ses dernières apparitions dans la catégorie reine. Des alternatives existaient bel et bien pour subsister en MotoGP aux dires du pilote allemand, mais pas pour lui permettre de faire autre chose que de la figuration.

"Mes options pour rester en MotoGP n’étaient pas très bonnes. Mais mon objectif est de viser le podium, et j’ai réalisé que rejoindre Honda et piloter la nouvelle Fireblade était une formidable opportunité. Tous ces petits détails m’ont incité à aller en Superbike avec l’objectif de réussir, sans pour autant prétendre que ce sera facile. J’ai beaucoup de travail en vue avec mon équipe pour rendre la Honda Fireblade forte et compétitive. Je n’ai pas choisi la solution de facilité", assure-t-il.

En dépit du retard de livraison de la CBR1000RR Fireblade SP2, Stefan Bradl espère que cette nouvelle machine sera à même de lui permettre de viser le podium cette saison. "Ce ne sera pas facile de monter sur le podium, car avec Kawasaki ou Ducati ou encore Aprilia, nous avons beaucoup d’adversaires qui seront très forts. Mais je suis aussi sûr qu’avec le package que nous avons, avec Red Bull, avec Honda et la nouvelle Fireblade, nous avons tous les outils pour réussir. Et je suis également impatient de remonter sur le podium, c’est mon objectif."

Mais avant de viser de tels résultats, l’Allemand devra poursuivre son adaptation au Superbike, qui selon lui diffère en certains aspects du MotoGP, notamment au niveau de l’ambiance dans le paddock. "J’aime bien [le Superbike], c’est un peu plus tranquille qu’en MotoGP. L’atmosphère est plus familiale", explique le pilote Honda, qui s’empresse de défendre le niveau du plateau de sa nouvelle discipline. "C’est très similaire au MotoGP. Il n’y a bien sûr pas de Valentino Rossi, mais il y a Jonathan Rea, Tom Sykes et Chaz Davies."

Une approche de la course différente

La difficulté résidera sans doute dans l’approche du format des week-ends de course, qui comprennent deux manches en Superbike. "Cela va être une toute nouvelle expérience pour moi, avec deux courses par week-end, mais celles-ci seront plus courtes, donc l'un dans l'autre c'est similaire. Il n’y aura aussi pas beaucoup de temps pour se préparer à la course, car le vendredi il n’y a que deux séances d’essais, puis on passe directement aux qualifications, le samedi, puis à la première course."

"La différence en revanche, c’est qu’il n’y a qu’une seule et unique moto par pilote dans le garage, donc le travail avec l’équipe et les réglages seront très importants, car si vous avez un crash ou un problème technique, votre week-end sera très difficile."

Stefan Bradl devra aussi découvrir trois nouveaux tracés, celui de Buriram, de Magny-Cours et d'Imola, sachant qu'il a déjà découvert Portimão lors des essais de présaison. Mais pour l’heure, toute sa concentration se porte sur la première manche de la saison, à Phillip Island, qui se déroulera dans un peu plus de deux semaines.

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