Selon Ezpeleta, le Superbike doit revenir à son "idée originelle"

Le PDG de la Dorna voit d'un mauvais oeil le resserrement des performances entre les machines du MotoGP et celles du Superbike.

Selon Ezpeleta, le Superbike doit revenir à son "idée originelle"
Carmelo Ezpeleta, PDG Dorna Sports, et Sergio Uñac, Gouverneur de la province de San Juan
Carmelo Ezpeleta, PDG de Dorna Sports
Carmelo Ezpeleta, PDG de la Dorna, et Gigi Dall'Igna, directeur général Ducati Corse
Jonathan Rea, Kawasaki Racing
Jonathan Rea, Kawasaki Racing, Tom Sykes, Kawasaki Racing
Chaz Davies, Ducati Team
Chaz Davies, Ducati Team, Jonathan Rea, Kawasaki Racing
Tom Sykes, Kawasaki Racing
Jonathan Rea, Kawasaki Racing, Tom Sykes, Kawasaki Racing
Podium : le vainqueur Jonathan Rea, Kawasaki Racing, le deuxième Tom Sykes, Kawasaki Racing, le troisième Chaz Davies, Ducati Team
Alex Lowes, Pata Yamaha, Michael van der Mark, Pata Yamaha
Alex Lowes, Pata Yamaha, Michael van der Mark, Pata Yamaha

La répartition des rôles semble claire de prime abord. Alors que le MotoGP est censé aligner des prototypes à la pointe de la technologie, le Superbike doit pour sa part engager des motos améliorées de celles disponibles sur le marché.

Mais avec une plus grande largesse du règlement technique, le niveau de compétitivité du Superbike s'est considérablement accru ces dernières années, jusqu'à venir concurrencer la catégorie reine. Le symbole le plus éclatant de cette tendance a sans doute été aperçu lors des essais post-saison en fin d'année dernière, lorsque Jonathan Rea, sur sa Kawasaki Ninja, avait devancé ses homologues de MotoGP. 

Face à ce qu'il considère comme une dérive, le PDG de la Dorna, Carmelo Ezpeleta, est monté au créneau en marge de la huitième manche de Superbike, qui s'est déroulé le week-end dernier sur le circuit de Laguna Seca.

Et le moins qu'on puisse dire, c'est que l'Espagnol n'y va pas par quatre chemins pour exprimer le fond de sa pensée. "Les règles ont besoin de changer, peut-être dès la saison 2018", a-t-il ainsi asséné, lors d'une interview accordée au site Bikesportnews.com. "Toutes les équipes s'accordent là-dessus. Le Superbike est un championnat pour les motos de série. Les motos doivent être basées sur les modèles de production, mais la situation actuelle n'est pas comme cela." 

Nombreuses dérogations

Il est vrai que de nombreuses dérogations sont venues altérer l'esprit de la discipline, dont les performances se sont nettement rapprochées avec celles du MotoGP. Une plus grande liberté est en effet désormais laissée en ce qui concerne plusieurs points clés des motos, et notamment au niveau de l'échappement, des suspensions, des freins ou bien encore de certaines pièces du moteur.

"En ce moment, les machines de Superbike sont plus des prototypes que des motos de production, et cela n'est pas possible", reprend Ezpeleta. "Par le passé, le Superbike a été conçu en tant que championnat qui souhaitait concurrencer le MotoGP, mais cela ne marche pas. Vous ne pouvez pas rivaliser avec le MotoGP. Il faut revenir à l'idée originelle."

Pour ce faire, une première réunion s'est d'ores et déjà tenue à Imola mi-mai, lors de la cinquième manche du championnat Superbike, pour aborder le sujet de la future introduction d'une unité centrale électronique (ECU) unifiée pour toutes les équipes, à l'image de ce qui se fait en MotoGP depuis 2016.

Une voie qui a pour but de réduire l'écart entre les différentes équipes du championnat, mais aussi de mettre un terme à l'escalade technologique à laquelle se livrent les principales équipes de la discipline, tout en réduisant les coûts.

Mais pour le patron de la Dorna, la priorité est ailleurs, et le Superbike devrait selon lui de s'inspirer de la réglementation en vigueur en Superstock 1000, catégorie qui propose sans doute les machines les plus calquées sur celles de la série. "La proposition n'est pas uniquement liée à l'introduction d'une unité centrale électronique unifiée, c'est plus complexe", poursuit-il. "Tout d'abord, et c'est le plus important, toutes les équipes sont d'accord pour appliquer les règles du Superstock 1000 au Superbike, et ensuite l'introduction d'un ECU standardisé."

Revenir aux fondamentaux serait ainsi une impérieuse nécessité pour Ezpeleta, alors que le Superbike tire l'essentiel de sa popularité de la possibilité pour les spectateurs, souvent connaisseurs, de mieux s'identifier aux pilotes et machines qui évoluent en piste. "Une chose est claire : le Superbike est destiné aux motos dérivées de la série. Point barre. Depuis des années cela n'est pas respecté, et nous voyons les résultats désormais. Un particulier qui achète une Superbike peut pour ainsi dire l'utiliser sur un circuit car ce sont des machines très sophistiquées."

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